‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 3 sur 188 · Voîei naturettes et voies en bois · texte numérisé non relu

Voîei naturettes et voies en bois

Les Toies naturelles n'exigent pas de frais de eonstrue- {!m^ ^est leur seul ayanCage. Néanmoins le sol des galeries doit être ftplani et fréquemment nettoyé, afin d'éviter h euibute de l'appareil ou tout au moins un excès inutile dans te dévdoppement de la force motriee. Les traîneaux sont ordinairement les seuls vases appliqués aux voies Balufeiles { dans ce cas, les schistes sont bien préférables $m grès, dont les aspérités empêchent le glissement. Le terrain doit être solide, pefi et sec; humide, il attaquerait le tmtnetti , qui, réagissant sur la route , la détruirait promp* lement. Enfin les parties du traîneau ou de la voiture en eontaet avec la voie doivent être d'autant plus larges que eelle-ei est d'une nature à se laisser plus facilement pénétrer. Un fort mauvais sol exige l'emploi de deux lignes parallèles de pkncbes épaisses et peu larges, qui empêchent les vttses de s'enfoncer.

Les voies en bois (flg. I'*, pi. XL ) sont usitées dans les divers disirfets de la Ruhr et principalement en Silésie, où les matériaux de cette nature sont assez abondants et n'ont qu'une valeur minime comparativement à celle du fer. Des traverses a, placées perpendiculairement à l'axe 4le kl galerie et dont l'épaisseur est proportionnée au poids en fardeau, servent I fassem1)lage et k fafl'crmissement

Jt CHAPITRE V. — I**. SECTION,

des solives b,b ou madriers de roulage (Laufbretter). La largeur de la voie , comprise ordinairement entre OM et 0.50 mètre, est déterminée par des lattes c,c (latim ou Leiiungen) clouées sur les solives , en ayant soin de donner aux roues un jeu de 4 à 5 centimètres. Dans les coudes, ce jeu est augmenté; mais, si Tangle est aigu , il vaut mieux interrompre la voie et recouvrir d'un plancher cette partie du sol de la galerie. Souvent les traverses sont supprimées et les solives ou longrines sont appuyées contre des blocs de schiste ou autres remblais entassés au-dehors de la voie.

D'autres routes artificielles (fig. 2) sont construites avec des traverses et des solives seulement ; les rebords dont les roues sont munies les empêchent de tomber sur le sol. Quelquefois, pour prévenir une trop prompte usure des longrines, leur surface supérieure est recouverte de lames de fer m, m fixées au moyen de vis à tète fraisée.

Ces constructions , exigeant de grandes quantités de solives et de planches , ne se déplacent qu'avec de grandes pertes de matériaux, et surtout, se détériorant avec promptitude, ne sont applicables qu'aux localités où les boisy fort abondants, sont à bas prix. L'intensité du frottement des roues force i donner une pente considérable à ces voies. Enfin, sous le rapport de la traction, la différence entre les chemins de bois et de fer est appréciée par les mineurs allemands ; car, payés à tâche pour les transports^ ils réclament et obtiennent un salaire plus élevé pour circuler sur les premiers que sur les seconds.

Kl 5. Des chemins de fer.

Les Anglais ont donné le nom de raUs aux bandes de fer disposée pour recevoir les roqcs des voitures; eetlç

dénominalion a été adoptée sur tout le continent. La division des chemins de fer en trois classes, est basée sur la forme des rails ou sur leur disposition :

1*. Les chemins à ornières creuses (Tramtn roads ou Tramtn way)^ dont les rails ( Plate rails ) sont munis d'un rebord extérieur destiné à prévenir les déraillements.

2*. Les chemins à ornières saillantes (jRai75 toays) formés de bandes de fer (Edge rails) placées de champ. Les roues, à larges jantes, sont maintenues sur la voie au moyen de leur rebord intérieur.

3*. Les chemins dits à la Palmers, ou chemins sus* pendus, formés d'un seul rail fixé au faite des galeries. Sur ce rail unique roule une traverse à laquelle sont suspendus deux vases d'extraction. Des voies de cette espèce ont été employées à Rive-de-Gier, & cause de la mobilité du sol des galeries ; mais le défaut de stabilité et les ballottements des caisses , les réparations fréquentes, et enfin le prix fort élevé de cet appareil , ont engagé les exploitants à l'abandonner. Il en avait été de même antérieurement en Angleterre, où ce mode avait pris nais* sance. Les rails plats sont en fonte de fer ou en fer laminé; quant aux rails saillants , on s'est servi pendant longtemps de la première de ces matières; mais, actuellement, le fer malléable est exclusivement employé dans leur fabrication.

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