‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 34 sur 188 · VOIES VERTICALES · texte numérisé non relu

VOIES VERTICALES

courtes des cbaineUes attachées au-dessous de la traverse. Ces dispositions ont été assez fréquemment appliquées dans la province de Liège.

Les glissières inventées et exécutées à la mine de Guley par M. Rasquinet peuvent être adaptées aux excavations divisées ou non en compartiments. Quatre câbles ronds en fil de fer q, 9, q\ g* (fig. 10 et 12) régnent sur toute la hauteur du puits ; ils sont maintenus en état de tension par des crochets dont les tiges sont boulonnées sur les sommiers / / , encastrés dans la roche ; leur partie su* périeure , se repliant sur des poulies n^n^ vient s'enrouler sur quatre petits treuils p^Pf munis d'une roue d'encliquetage qui prévient tout mouvement accidentel de retour. Ainsi la main seule de l'homme peut tendre ou relâcher les cibles , suivant les circonstances. Les figures 16 et 16^>* indiquent sur une plus grande échelle le procédé employé pour lier l'extrémité inférieure des cordes conductrices et les sommiers.

Les quatre chaînettes des berlaines se rattachent deux & deux à une traverse horizontale r; celle-ci porte è ses deux extrémités des boites en cuivre (fig. 14 et 14^^*) encastrées dans l'épaisseur du bois et percées de trous dans lesquels passent les c&bles en fil de fer formant glissière. M. Rasquinet s'est aussi servi de deux roulettes en cuivre (fig. IS et IK^*) munies d'une gorge ; ces poulies, com* prenant entre elles le câble conducteur, sont fixées dans une entaille pratiquée à l'extrémité et au milieu de rép<iisseur de la traverse. L'appareil , fort simple^ se monte et se démonle avec facilité ; mais on ne saurait prendre trop de précautions dans la confection des câbles , en ce sens^ que tous les bouls de fil de fer doivent être soigneusement reiîtrés à leur intérieur, et qu'aucun d'eux ne doit apparaître A la surface; autrement ces bouts mh

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lantd , attirés peu 6 peu au-^eNors par le contact de \i lrfl*erse , pourraient se replier sur èux-njémes et former ùd bourrelet d*un volume tel que le trou ménagé dans la boite en cuivre, ou celui que formeni les gorges des deux poulies, ne pourrait le contenir; si alors la machine d^extractîoH persévérait dans son mouvement, les glissières serafefrf arrachées ou les chaînes rompues , et les homiries qtié poiirraierit contenir les voitures seraient exposésr aux plu^ grands dangers. Cette circonstance 8*est présentée une Ib2s à la mine de Guley, lorsqu*on comftiénçait à se servir de ce tnode de glissières , et son directeur a failli en devenir la victime. Même accident a eu lieu à là mine de la Nouvelle-Haye, près de Liège, où ce système est actuellement en usage. Enfin , on a reconnu que les cordes en fil dé fer donnent lieu à des oscillations tendant à rapprocher les wagons au moment de leur rencontre dans le puits , e( peuvent, par conséquent, entraîner des chocs fort nuisibles. Les vases d'extraction de la mine de Sicbeischeid (district de la tVurm) circulent dans un puits non divisé ; ils sont guidés partiellement au moyen d*un petit appareil qui , quoique sans rapport avec les voies verticales , trouve néanmoins sa place ici. C'est uii châssis rectangulaire en fer (fig. 19^ et 19 w») màni de huit poulies à gorgé assemblées deux à deux , et qui embrassent lès câbles ronds d'extraction. Supposant qu'un vase vide, sur le point de descendre, se trouve au-dessus de la margelle du puits , chaque câble d'extraction passe à travers lé vide compris entre les gorges des poulies accouplées , et le châssis repose sur le renflement formé par le point de liaison du câble et de la' chaîne qui le termine. Le wagon vide descend; it est nécessairement suivi du cliâssis jusqu'à la rencontre du vase plein , qui le soulève et le raméuç à h surface. Ce petit appareil m parcourt*

CAGES D'EXTRÀGTfON. 123

que hr partie supérieure du putCs, en maintenant le Tase qu'il accompagne à une distance constante du câble d'ex** traction et en empêchant les deux tonnes de se Rapprocher Tune de l'autre à leur point de rértcottlrc.

Le lecteur verra, dans les paragraphes suivants, d'autres ëicmpfe» dé Iroies verticales.

560. Troisième catégorie. Foitures élevées au jour dans des cages.

Les vases dont il est ici question sont les voitures à quatre roues dé toute espèce extraites isolément , ou élevées d'un seut trait par groupes de deux , trois ou quatre , dans des appareils spéciaux appelés cages.

Celles-ci sont de deux espèces. Les cages simples , applicables aux mines dont l'extraction n'est pas fort active ; èfles reçoivent , soit un grand wî)gon isolé ; soit deux wagons de moindre capacité , juxtaposés sur un même plancher horizontal. Les cages à compartiments superposés comprennent deux , trois ou quatre étages , et reçoivent autant de vases que d'étages. Les mines du pays de Galles, du Yorkshire , du Lancashire et du Norlhumberland four- Aîsseht de fréquents exemples de la première disposition; ièi^ ARemands juxtaposent ordinairement les voitures dans les cages; enfin , les cas de superposition deviennent nombreux en Belgique ; ils se rapportent aussi aux mines du nord de l'Angleterre, où les deux systèmes sont alternativement employés, suivant les exigences de la vente.

Les cages allemandes, construites presqu'exclusivement en fer, sont généralement trop pesantes relativement au vohime de la houille cjçlraîic, Celles du bassin de la

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Ruhr ont un poids moyen de 1 ,658 kilog. , ré|)arti comnic suit ;

Cages 770 kilog.

Deux wagons vides • • 188 »

Houille, 6.S hectoh • 700 »

Ainsi 9 la matière inutile représente les six dixièmes du poids total à extraire.

Les Anglais et les Belges , employant pour ces objets le fer ou le bois , ou ces deux substances combinées , obtiennent un poids en rapport avec la quotité d'extraction. Il en est de même dans les mines du département du Nord^ où ces appareils, récemment appliqués, forment divers systèmes très-remarquables.

Les cages sont depuis longtemps en usage en divers districts de TAIlemagne ; mais il semble que la priorité appartienne aux Anglais, qui déjà, en 1830, possédaient des appareils dont l'étal de perfection faisait, dès cette époque, présumer Tancienneté. La province de Li^e, la première, s'est enrichie de cette invention. Déjà, en 1832, des voies verticales fonctionnaient à la mine de Loffeld, et, en 1844, des cages étaient placées sur l'tm des puits de la mine Cockerill , à Seraing. Peu après cette époque , des appareils de ce genre étaient introduits à la mine du Piéton, près de Gharleroi, et M. Bourg, directeur du Bois-du-Luc, établissait les siens dans le courant de 18S0. Les exploitants du Couchant de Mons ne les ont adoptés que dans ces derniers temps.

S70. Cages (TEschîveiler^Pump^ près d'Aix^la^ Chapelle.

Ces cages, représentées dans les figures 7, 8 et 9, pi. XLVI, çQnt composées de barres de kx wéplai, rivées eiUrç elles ,

CAGfiS D*EXTRACTI01f* iH

de manière & former une espèce de caisse^, dans laquelle se placent de front deux voitures en tôle a,a\ analogues aux tubs anglais. La cage reste constamment attachée au câble d'extraction ; lorsqu'elle est au fond du puits, les voitures venant des tailles sont introduites directement , en prenant le soin de faire reposer les roues sur le sol et non sur les traverses qui forment le fond de l'appareil ; le mouvement d'ascension ne se fait sentir, pendant les premiers centi* mètres , que sur ce dernier , et lorsque les voitures » à leur tour, sont enlevées par leur fond , les rôties, ainsi que l'indiquent les Qgures, font saillie au-dessous et empêchent tout mouvement de la voiture pendant son extraction. Lorsque l'appareil a dépassé l'orifice du puits , un ouvrier, saisissant la poignée d'un pont volant, le pousse vers la paroi opposée ; le vase redescend ; le tablier reçoit d'abord le contact des roues , puis celui de la cage , et les voitures , étant alors dégagées , sont attirées suc« cessivement par d'autres ouvriers sur la margelle , dont la surface supérieure se trouve dans le même plan horizontal que le pont volant; puis elles sont conduites à destination , après avoir préalablement installé les chariots vides et retiré le pont pour livrer passage à l'appareil descendant.

Les cages sont guidées par une double ligne de poutrelles verticales x,x* en sapin , fixées deux à deux sur les côtés opposés d'un même compartiment ; elles comprennent entre elles un espace de 0.15 & 0.20 mètre, dans lequel se meuvent librement des galets ou rouleaux en fer mobiles sur des axes horizontaux attachés aux cages. Le système mobile , n'ayant pas un jeu trop grand entre les deux doubles lignes de poutrelles , ne peut recevoir qu'un mouvement vertical ascendant et descendant.

^71. Cages amples ne renfermant qu!^un êêu\ voM d^eoOraetion,

Im cages simples donnée^ ici eerni^^ ai^eipple p^f e4\^$ de la mioe de Henri Gui)|auine , à 3eraing , prè^ 4e Liège. Les figures 9 , 6 ^t 7 de lu planche XLVI) les f^préâentent ayee leurs acç^sppîres en pl^n borjwntM et sftHS deux vues, l'unç de face, Taqtre lai^éralQ, i|u nio* fîient QÙ elles Qtieignept rorifioe dM pnits* Les m^es lettres correspondent aux mêmes orpnes dans les trois figuras.

Deux plateaux en bois aq^a^a^ sont réunis par quatre tiges 6 , 6' en fer rond ; l'ensemble est consoUdé par des traverses et des croix 4e St.-André, Les ^Irémités des liges verticales, forgées en anneaux, reçoivent Içs cfiaines de suspension. Ces cages sont fort légères , leur ppid9 pe Repassant pas 254 kilog. ; elles renferment un wagoq ei\ tOle de fer pesant 3Q0 kilog. et contenait 8 liectpljtres ou 750 kilog. de houille. Le poids totfil à soulever ^\ donc de 1,304 kilog. Lepr vitesse d'psceqpion est de 3.95 mètres par seconde^ et le temps absorbé pour \^ charger et Içs décharger de 20 secondes.

L'appareil est guidé dans le puits par des rails en fer ti; ( fig. 13 et 15 ) disposés diAgopaiement et par 4es griffes s de même métal. Ces rails sont fixés sur Içs cadres ds revêtement au moyen de crochets ; le directeur des niines de Seraing se propose de les insérer ultérieurement dans les bois i| la manière des barres de chetnins de fer indiquée dans le paragraphe 517. Dans la crainte qu'un fnouvement du terrain ne vienne changer accidentellement les relations de position des guides et des griffes ^ cellesci peuvent céder aux impulsions tendantes à les entrainçc au-dedans ou au-dehors de la cage, mais sont toujours

mf^ée^ f%r 4e$ ressoru dans )eqr^ poflkifin pormale. Jjfis figura 8 et 9 îndû|ueot la dispo9itiaQ adoptée pour le liteau supérieur : « et A sont la griffe et son^prolonr S^ioent, i le ressort, k un étrier destiné & conduire U torre h en direction rectiligne, et m l'anneau de suspeq* sion. La figure 11 représente rajustement annexé i la prMe inférieure .de )a tig# 6* Celle-ci est traversée i sa ]t9^ par U V^we c , & laquel}e est fi^é (e ressort 4, tendant ^ r4D9iBi)er Ip griffe dans sa position nornaale.

Pefidani Taspensipi) , les h^rlaines sont maintenues dans les pages par une traverse e ( fig* 8 et 7 ) , coulant vertioalement sur les tiges de haut en bas et de bas en haut» Popr enlever le wagon de la qage , il suffit de soulevef la traverse» qui , dans son mouvement ascensionnel , heurte le crochet 9 ( fig. 10 ) ; celui-ci se retire en arrière, revient en avant, saisit la traverse et la maintient k sa place.

L'appareil, arrivé à rorifice du puits, vient ^'asseoir sur deux coussins ^,2^*(fig. tf,6et7) qu'un manœuvre fait avancer ou reculer i volonté. L'artifice employé dans ee^ circonstances est une imitation d'un procédé d'origine anglaise, ainsi que le lecteur le verra plus loin. Le levier N 9 tournant autour de son axe, peut prendre l'une fies deux positions extrêmes n ou n* ; s'il est en n\ les deux jBOUSsins, disposés verticalement, laissent un libre passade à la cage; rappelé en n, il agit par son extrémité inférieure sur les leviers p,p\ par l'articulation r sur la tige rr^ et sur les leviers 9,9-, mais en sens inverse; les eoussins jé^J^ sont alors rejetés à l'intérieur du puits, fiii ils interceptent le passage de la cage et la maintiennent suspendue au niveau de la margelle ( 1 ).

( 1 ) Ces dispositions sont dues k M. Kamp, directeur de la houillère annexée li IMtablissement de M. Gockerill , à Seraing.

Les culbuteurs, appliqués au déversement des vases in*' diqués ei-dessus sont fondés sur les mêmes principes que les appareils analogues usités en Angleterre ; mais ils en diffèrent en ce qu'ils s'appliquent & des vases fort pesants et doivent s*avaneer sur le tas de houille à mesure que celui-ci s*étend en longueur et en largeur.

Sur un cadre en charpente F^ F ( iig. S et 4 ) , disposé comme un train de voiture, s'élèvent quatre piliers inclinés â^,£r*^ consolidés par des traverses. La partie mobile du culbuteur fonctionne sur deux axes t,t^ ; elle se compose d'un châssis en bois A,A* , de deux bouts de rails à ornières kyk^ y prolongement du chemin de fer venant du puits, et de quatre branches /,/* ; celles-ci sont réunies deux à deux par des contre-poids en fonte de fer m et des plateaux n qui les rattachent aux axes f,i*. Il résulte de cette disposition une espèce de cage, suspendue latéralement, dans laquelle viennent se loger les wagons ; ces vases sont maintenus en place, pendant la culbute, d'un côté par la courbure o des rails, de l'autre par une chaîne et un crochet c. A l'extrémité de Tun des axes est calé un disque circulaire q, sur lequel agit un frein rr\

Le train de voiture , étant appliqué contre le plancher formant le prolongement de la margelle du puits , y est attaché par une pédaler. Le tourniquet ^, placé dans le sens longitudinal , s'oppose à tout mouvement de la partie mobile. Le wagon s'engage dans le culbuteur; les pédales sont soulevées et l'ensemble est conduit sur le point du magasin où doit s'opérer le déchargement. Un manœuvre écarte le tourniquet t et donne une légère impulsion à la partie supérieure de In berlaine ; celle-ci et la cage qui la contient , disposées alors en équilibre sur les axes , tournent sans difficulté; mais comme ces objets, livrés à eux-mêmes , accompliraient un mouvement de rotation

CAGES D*eXTRACTIOX. 499

complet t un ouvrier exercé serre vivement le frein à l'instant précis où il voit le vase assez incliné pour pouvoir laisser échapper son contenu. Alors le frein étant desserré, la partie mobile se relève spontanément , le tourniquet est replacé et le culbuteur ramené à son point de départ.

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