‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 54 sur 188 · Des freins · texte numérisé non relu

Des freins

Les ruptures auxquelles sont exposés les divers organes de la eommunieation du mouvement, interposés entre le cylindre d'une machine rotative et Tarbre des bobines , nécessitent l'emploi d'appareils propres à arrêter subitement la marche des vases d'extraction. Ce sont les freins^ sans lesquels le câble, qui, au moment de la rupture, supporte la plus grande charge, est précipité au fond du puits avec une vitesse accélérée par la gravitation, pendant que le vase suspendu au càble le plus court est entraîné violemment contre les molettes , où il se brise. Il serait possible de citer ici plusieurs accidents de cette espèce dont un grand nombre d'ouvriers ont été les victimes.

Les freins les plus vulgaires consistent en un sabot de bois qui, soulevé par un levier , vient s'appliquer contre la tranche extérieure du volant. Mais leur utilité n'est que partielle ; ils ne peuvent obvier qu'aux dislocations du bouton de la manivelle et laissent en dehors de leur action les dents du pignon et celles de la grande roue , si sujeUes à se briser. L'état d'imperfection de ces appareils dbparait s'ils sont installés dans une position rapprochée du point d'enroulement des câbles, c'est-à-dire sur l'arbre même des bobines ,- car là seulement ils peuvent agir efûcacement et préserver des accidents résultant de la rupture de l'un quelconque des divers organes de la communication du mouvement.

Le frein représenté par la figure 2 de la planche LUI est en usage dans quelques mines de houille, non-seulement en cas d'accident; mais encore pour arrêter les vases d'extraction en un point précis de leur parcours, lorsque des ouvriers doivent travailler à différentes hauteurs dans TOME nu U

le puits. Au milieu de Tarbre entre les deux bobines, ou à Tune de ses deux extrémités , est calé un cylindre en bois C de 0.20 à 0.25 mètre de hauteur , formé de pièces réunies par des cercles en fer et des boulons. Ce disque est embrassé par deux mâchoires À ^J dont les bras de levier inégaux prennent leur point d'appui en c,c'; chacune de leurs extrémités sont réunies , par deux tringles d,d, à un levier /*,/* muni d'une chaîne S appliquée & un treuil G. L'axe de ce dernier (fig. 5 et 4) porte quatre bras sur lesquels le machiniste peut agir avec promptitude en cas de besoin. S'agit-il d'arrêter la marche , il imprime au treuil un mouvement de rotation, et la chaîne soulève le levier qui serre les mâchoires du frein contre le cylindre en bois. Le moment du danger est-i^ passé , une impulsion donnée en sens inverse rend U liberté aux bobines.

Un autre frein (fig. S et 6) a été adjoint à quelques machines à vapeur des environs de Charleroi. Sur l'arbre des bobines FF est calée une roue en fonte 6,6, enveloppée par deux arcs de cercle en fer forgé c^c. Ceux-ci, réunis, d'un côté, par une articulation A, le sont également, de l'autre , par un levier k , destiné à agir sur l'enveloppe en la serrant à volonté contre la roue. Un autre levier t et une tige / / établissent la communication entre l'arbre des bobines et le lieu où se trouve le machiniste. Pour faire fonctionner le frein , il suffit à ce dernier de saisir la poignée P , placée à portée de sa main , et d'attirer le levier à lui. Un mouvement en sens contraire rend la roue indépendante de l'enveloppe.

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