Entretien des chemins de fer
Vn certain nombre de cantonniers sont préposés à la construction et à la réparation des voies de fer d'une mine; leur travail commence dès que le transport intérieur est terminé ; ils relèvent les traverses ; rajustent les coins ou les davetles détachées; les resserrent à coups de marteau; remplacent les rails en mauvais état ; s'occupent^ enfin , des réparations les plus minimes à ce sujet, le résultat de h moindre négligence étant d'empirer le mal, d'oeca* sionner, au bout d'un certain temps, l'interruption du transport et d'entraîner ensuite des travaux considérables de reconstruction. Les cantonniers doivent avoir le soin de prolonger régulièrement les chemins de fer jusqu'au front de taille d'une quantité égale & l'avancement journalier du haveur ; négliger cette opération ferait p^re de grands avantages , car alors les voitures , devant s'arrêter à une certaine distance des ateliers d'arrachement, n'en pourraient recevoir directement les produits sans l'intermédiaire d'un transport accessoire.
Des enfants placés à certaines distances les uns des autres sont appliqués au nettoyage de la route ; ils enlèvent avec soin les débris de houille ou de schiste qui ncombrent les voies et produisent des froUements considérables. Cette fonction se rapporte principalement aux çl>^ jMs de fer à ornières creuses.
S22. Des gares d^èvitemenl.
Si le transport intérieur est fort actif, il convient quelquefois d'éubiir une double voie, afin d'éviter les retards par la rencontre des voitares. Dans les gale-
id CHAPITRE V. — r*. SECTION.
ries mpins fréquentées, où se contente d*une simple voie^ en disposant toutefois les choses de telle .manière que h circulation des vases de transport ne soit pas entravée lors de la rencontre de deux d'entre eux. Si les dimensions et lé poids de ces derniers sont peu considérables , si surtout leur solidité le permet « la voiture vide culbutée au mo* ment de la rencontre abandonne les rails et livre passage à la voiture chargée ; puis la première , étant relevée, con* tinue sa route. G^te opération assez prompte devient impraticable pour des vases pesants, ou d'une eonstruc^ tion délicate. Dans ce cas, les points de rencontre sont l'objet d*une double voie raccordée avec la voie principale ou d'un plancher en bois ou en fonte de fer qui , recouvrant le sol de la galerie , permet aux voitures de s'écarter l'une de l'autre et de se livrer mutuellement passage. Ces diverses dispositions sont des jjrares d'mtement ou des changeages»
La figure 1 6 de Isr planche XL représente l'extrémité d'une gare d'évitement construite avec rails saillants et coussinets, dont la longueur dépend de l'espace occupé par le convoi ; l'autre extrémité est entièrement symétrique à la partie offerte dans le dessin.
La disposition des rails et la manière de les fixer sur les traverses étant les mêmes que ci-dessus , les points d'intersection ^, J?, D seuls doivent attirer l'attention. Les quatre rails formant les deux voies se réunissent deux à deux (en J et en J?) sur la même traverse au moyen de coussinets à double mâchoire disposée de telle façon que le rebord de la roue puisse facilement passer entre les deux rails ; deux aiguilles c,c*, mobiles sur leur axe, ont une de leurs extrémités boulonnée en e (fig. 21 ), tandis que l'autre « taillée en biseau, porte sur deux arcs de cercle en fer plat. Lorsqu'une voiturci pénétrant dans la gare d'évitement, doit se porter sur la voie de gauche, par exemple , les
aiguilles prenneni la position indiquée dans le dessin ; Tune d*eUes c* 8*appuie sur le rail de droite , et l'autre c 8*éearte du rail de gauche. Le contraire a lieu si la voiture doit parvenir sur la voie parallèle de droite. La manceuvre des aiguilles s*exécute par le traineur lui-même ou par le conducteur des chevaux.
En /> se trouve le point d'intersection des deux rails btérieurs, fixés par un coussinet à triple mâchoire. Dana Téchancrure triangulaire du milieu repose l'extrémité des deux rails f^p , réunis ou, mieux, soudés ensemble , et dans les deux mâchoires extrêmes pénètrent les bouts des deux barres qui se recourbent parallèlement è jr 9*, A A* ; 9 et A sont des coussinets doubles destinés à recevoir une bande de fer ou conlre-rail r^r^ qui maintient la voiture sur la voie et prévient toute indécision lorsque la roue de devant passe en D , où le chemin de fer éprouve une solution de continuité.
La portée des traverses doit être assez grande pour recevoir simultanément les quatre rails \ en outre , elles doivent être assez rapprochées pour s'opposer, par la multiplication des points d'attache, à la flexion latérale des rails , si fréquente dans les courbes.
La figure 13 offre l'exemple d'une gare d'évitement construite avec rails saillants et cales en bois. Dans les points d'intersection ^ et £, le rail extérieur est placé contre la face extérieure de Fentaille ; le rail intérieur (fig. 14), échancré & sa partie supérieure, livre un libre passage au rebord de la roue ; il est séparé du précédent par un coin triangulaire en bois cloué sur la traverse ; le tout est maintenu par une cale pyramidale terrée dans la partie de l'entaille restée vide è Tintérieur de la voie.
Au point C où se fait la rencontre des quatre rails , l'en* TOME m. 8
18 CHAPITRE V. — !*•. SÏCJTiÔfl.
taille a ( fig. 15 ) est formée de deux pyrûmidesl Irônquédâ opposées par leur petite base. Les deux rails, étant soudés et forgés en pointe, sont insér&r dans réehancttiré J un eoin est cloué sur la traverse et le tout est sert'é à Taidé de deux cales. Même ajustement en e , où les extrémités des deux rails sont fendues horizontalement et leur partie supérieure recourbée^ tandis qu'ils sont serrés dans l'entaille par leur partie inférieure. Il est presque intltilé d'ajouter qu'en ces dilrel^ points les traverseel doivent être plus larges que partout ailleurs. Les gares d'éviteiAënt étant principalement en usage dans le trànspoi^t k bras d'hommes, il n'y a aucun inconvénient à supprimer féâ aiguilles et les contre*raiIs , parce que rouvriér, en patissant obliquement la voiture vers Vurt deÉ rails extérieurs, l'introduit facilement sur Tune ou l'autre voie. Dii i^té, les gares établies avec rails saillants et calés etl boi^ sont également compatibles avec l'emploi des aiguilles et les autres dispositions nécessitées par l'emploi des chevàtrx. Les divers ajustements décrits ci-dessus se préparent âtl jour, où chaque pièce est numérotée et quélqUeâ-Unfôr d'entre elles assemblées ; on peut ainsi les fndttre immédiatement en place lorsqu'elles arrivent à rintérietlf des travaut.