‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 97 sur 188 · TOME IIK · texte numérisé non relu

TOME IIK

3ÎJ4 CHAWTRE V. — X', SECTION.

gueur de 5 à 6 mètres. La partie supérieure en est réeod- \erte de vieux câbles plats destinés à prévenir le casse de la houille et les parois sont formées de feuilles de fÔle. Lorsqu'un vase plein arrive à la margelle, un enfant le conduit à l'ouvrier {screeneman) chargé du criblage; celui-ci s'en empare et le pousse vers Tune des ouvertures dans laquelle il verse son contenu. Vers le bas se trouvent des jeunes gens occupés à trier les produits des intercalations schisteuses et pyriteuses; ils doivent aussi provoquer la chute de la houille dans les wagons.

646. Procédé de M. Thomas Young-Hall pour le criblage des houilles.

Dans le crible pour lequel M. Thomas Young a obtenu un brevet d'invention , les barreaux sont attachés sur des tringles mobiles, disposées entre elles de manière à offrir la forme de la lettre f^ ou ^ plus ou moins ouverte.

La figure 8 de la planche LXI, projection du crible suivant un plan horizontal , indique simultanément les deux positions extrêmes des barreaux. La figure 6 est une section longitudinale de l'appareil et. les figures 7 et 9 sont deux coupes exprimant ce même objet lorsque les barreaux comprennent des espaces vides de 0.01 mètre et qu'ils sont à leur maximum d'écartement. Les mêmes lettres se rapportent aux mêmes organes.

o,a, cadre de support en bois.

6, 6 y eutretoises d'écartement boulonnées sur les pièces longitudinales de ce cadre.

c,Cy barreau principal portant sur les entrctcMses et ûté invariablement au milieu du cadre par des boulons.

d,d, traverses attachées par leurs extrémités au bat-

rcau ce, et aux pièces ee dont la section a la forme d'une équerre.

g^g^g, barreaux du crible liés aux tringles d,d. Les points d*attaehe consistant en pivots , tous ces organes sont mobiles les uns sur les autres.

f, f^ pièces de tôle disposées verticalement ; elles préviennent le déversement latéral de la houille et la forcent de glisser sur toute l'étendue du crible.

Les traverses d,d sont libres de se mouvoir en tout sens, excepté aux points v,t;,t;, autour desquels elles ne peuvent que tourner ; elles forment entre elles des angles variables suivant le cheminement auquel sont assujettie les (ferons k,k fixés au-dessous des fers en équerre e, e. Ce mouvement résulte d'une manivelle /, appliquée à une tige cylindrique A A , dont les deux extrémités, filetées eii sens contraire, traversent les écrous mobiles A, Ar. D'après cette disposition , il est évident que , suivant le sens donné à la rotation de la manivelle , les barreaux du crible seront écartés ou rapprochés , sans que leur parallélisme soit troublé. Cette manœuvre très-rapide économise le temps perdu par l'arrangement , d'ailleurs peu uniforme , des barres qui composent les grilles ordinaires. L'exploitant peut aussi déterminer le classement des houilles avec exactitude et conformément aux demandes du commerce.

Au-dessous du crible se trouve une claie mm , formée de tringles en fer très-rapprochées ; elle livre passage aux poussiers {dust ou duff) seulement^ et retient tous les morceaux de moyenne grosseur. Les plus gros blocs de houille qui n'ont pas traversé le crible parviennent sur tin plancher en tôle H {fig. 6 et 10), d'où ils sont transportés h bras dans les wngons V. Les fragments moyens et les poussières s'écoulent respectivement par les conduits 7 ^t K dans les wagons qui leur sont aifectés.

386 CHAPITRE V. — X', SECTIOX.

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