‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 2)Chapitre 99 sur 188 · fVagons cylindriques de M. Colson · texte numérisé non relu

fVagons cylindriques de M. Colson

Cet ingénieur mécanicien a fait essayer tout récemment des wagons de transport extérieur d'une simplicité telle que .leur construction ne réclame le secours d aucune figure pour être facilement comprise.

Le lecteur aura une idée exacte de cet appareil , s'il imagine deux roues d un grand diamètre , installées en face Tune de l'autre sur les deux rails d'un chemin de fer, et s'il les réunit par un cylindre en tôle forte. Il ne lui restera plus qu'à supposer la caisse pourvue d une ouverture rectangulaire destinée à Tintroduclion des matières à transporter et d'une porte qui , serrée sur ces matières , à l'aide de vis de pression , en prévient le ballottage et

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\e9 chocs. Un certain nombre de wagon» sont réunis par d^ pièces de bois ou de fer, à laide de boutons qui, places sur 1^ axes dç rotation , font saillie au-debors d^ cylindres. Le diamètre des roues doit nécessairement ex-* céder celui de la paisse , afin que celle-eî ne soît jaipals en contact avec le sol de la voie ou avec les objets qui peuvent Fencombrer accidentellement.

Ces vases , dans lesquels est supprimée la résisfance si énergique du frottement des roues sur les axes, tournent facilement çur les courbes à petits rayons des voies perfectionnées. Ils se sont fort bien conduits dans les essais effectués si|r le chemin de fer de Mo^s 6 Afanagç (|Iainwt); la houille dont ils étaient chargés , mélange de gros et de menii, n*a subi aucune dé^rioratjoo ; mais on ignore comment se serait comporté un chargement exclusivenieoc composé de gros blocs. Il semble que ce procédé | si avantageux sous le rapport de l'effet utjle et de la grande masse des produits qu'il est possible de faire circuler par un seul convoi , doive produire une véritable révolution dans le transport des matières encombrantes et pondéreuscs, surtout si Ifsur réduction en fragments n'en peut diminuer la valeur.

650. Emploi des toagons à caisses indépendantes pour ^entassement des houilles et leur chargement dans les bateaux.

Ces voitures , qui facilitent singulièrement la mise en tas d^ la houjlle et son chargement sur les bateaux , sont en usage pour transporter à l'extérieur les produits des mines d^ Msuriemont, du Bois-du-Luc et de $art-Longchamps. Elles consistent (fig. 5, 6 et, 7, pt. LXII) en

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un train dont les essieux , invariablement lies avec les moyeux des roues (fig. 9), tournent dans des crapaudînes, cl deux ou trois caisses indépendantes , en bois , dont le fond et les arêtes verticales sont armés de ferrures. Ces caisses F, K, placées sur les trains et retenues par des clavettes en fer , ne peuvent céder aux mouvements latéraux. Elles sont munies , sur deux de leurs côtés opposés, d*une bande de fer verticale portant deux tourillons (,<*; ceux-ci sont fixés, soit aux extrémités d'une ligne horizontale située directement au-dessus du centre de gravité, soit sur une ligne prise au-dessous de ce même centre , mais écartée du milieu de la caisse de 0.02 & 0.03 métré (fig. 8). Dans ce dernier cas, la bande de fer porte en outre , i sa partie supérieure , un bouton de même métal ti,ii, dont Tusage sera expliqué plus loin.

La contenance de ces caisses étant de 10 et quelquefois 12 hectolitres, une seule voiture peut transporter simultanément 20, 24, 30 ou 36 hectolitres.

Dans les localités où , en attendant Tépoque de la vente des produits , ceux-ci doivent être accumulés en quantités considérables sur les rives des canaux , l'exploitant cherche à donner aux tas qu'il en forme une assez grande hauteur, en concentrant, autant que possible, le charbon sur le bord des quais , parce qu'alors il se trouve mieux i portée des points d'embarquement qu'il ne le serait s'il occupait une surface d'une trop grande largeur.

Les caisses ci-dessus décrites se prêtent fort bien â l'emmagasinage des houilles en grande masse ; mais cette opération exige l'emploi de grues semblables k celles dooA on se sert à Denain. Celles-ci (fig. 1 et 2, pi. LXII)». roulant sur un chemin de fer G (r, établi parallèlement aut canal , élèvent la charge k une hauteur de 7 à 8 mètres*. La plate-forme JA qui lui sçr^ de basç ^ e^ dont la figure.

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indique sufOsamment la construction , repose sur quatre roues à bourrelet d,d^ représentées en face et de profil dans la figure 4. L'arbre B^ assujetti par des arcs-boulants d (P , porte deux bras />, Z>* liés par des entretoises EE^ et protégés , contre leur tendance à s*écarter l'un de Tautre, par des tiges /;/> horizontales et inclinées, en fer rond. Des boites à vis et des écrous de rappel 9, g sont ajustés sur les cinq principales tiges , afin de les raccourcir , si aceidentellement elles viennent à se relâcher, et de les rappeler dans leur état normal de tension. Sur chaque face latérale de l'extrémité supérieure des bras sont fixées des poulies de renvoi H^H\ mobiles sur un axe unique ; deux autres poulies de conduite h sont attachées au sommet de la pièce qui forme le prolongement de l'arbre. Les treuils ( fig. 3 ) , composés de deux pignons , deux grandes roues ^ un tambour et un frein , impriment au fardeau une vitesse plus ou moins grande suivant que l'on adapte la manivelle en a ou en 6. Au moyen d'une grue ainsi construite , on peut , en faisant descendre le vase vide suspendu à l'un des bras pendant que l'autre sert à enlever le vase plein , augmenter la somme du travail aux époques où une grande abondance de charbon , provenant des puits d'extraction , nécessite cette double manœuvre. Dans les csis ordinaires , il suffit de mettre en jeu l'un des deux treuils seulement.

L'extrémité de la corde de la grue est armée de quatre tiges en fer ( fig. 8 ) , accouplées deux ii deux et réunies par un anneau ; les deux crochets des liges inférieures servent à saisir les tourillons des caisses. Lorsque ceux-ci sont fixés au milieu des parois et sur une ligne prise au* dessus du centre de gravité , le vase , en état de stabilité , n'a aucune tendance à changer de place. Mais lorsqu'il est suspendu par les points extrêmes d'une droite horizon*

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taie , passant au-dessous et à oàté ie C0 iném^ ^nlfe , il culbuterait spontanément, si les boutons n (fig« 6), &%é^ k sa partie supérieure , ne venaient , en s'appuyftnt conifQ les tiges , l*einpècher de se porter du côté où TentriMne ^ partie la plus pesante. Le premier mode dq 6Mspen$ioi| des caisses est plus stable que le second ; mais il ^jge » de la pari des manœuvres , un effort plus grand pour les faire basculer. Cependant la caisse mise w mouvement par le treuil s*é|ève et arrive bientôt à un |}iv«|i| convenable ; les bras de la grue décrivant uo ar^ de cerelet ramènent au-dessus du point de déversement; ilon un ouvrier , imprimant au vase un mouvement autour d^ «m axe de suspension , en provoque la culbute et le cbliriU^a qu'il contient tombe sur le tas,

Les wagons à caisses indépendantes se prêtent égateraeiK bien au chargement des bateaux. La disposition empkyé^ pour cet objet , à rembarcadère de la mine dq Bois-du-Luc, est d*une grande simplicité. Elle consiste (fig, 7 et 7>^8. pi. LXIII) en une charpente construite sur le quai pour supporter , à une hauteur de 5.50 mètres au-deasus di| sol , un chemin de fer qui s'avance de quelques mètres au-delà du mur de soutènement. Sur cette voie oirçiile ma treuil à double engrenage (fig. 8, S^^'etS^''), dont |a corde est munie d'une couple de tiges semblables h celles dont il vient d*étre parlé. Le transbordement de la bouilli^ est alors une opérntion fort simple : le wagon éi^^l p)aoé sous le hangard , un ouvrier aj uste les crochets des tiff» aux tourillons de Tune des caisses ; cette dernièrç , soulevée par le treuil, s'élève à une hauteur sof6sai|te, pujs est transportée au-dessus du bateau , où d'autres ouvriers la saisissent et lui font faire la culbute. Les e3(cursioi|s du treuil sont d'ailleurs limitées par la courbure de lextromité ries mils du chemin de fer suspendu.

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M. Javal ( 1 ) vient de publier la description d'un chargwr mécanique dont il propose la construction pour le charge^ foenC des bateaux. Cet appareil , reproduction de celui du Bois^u*Luc , en diOere , toutefois , en ce que les bois de la charpente ont été remplacés par la fonte de fer d laction des hommes par celle de la vapeur.

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