‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 11 sur 193 · CAUSES DE LA CIRCULATION DE L*AIR · texte numérisé non relu

CAUSES DE LA CIRCULATION DE L*AIR

1*. Les dépenses dair^ ou les volumes que débite Torifice d'un puits , sont directement proportionnels aux vitesses du courant ;

^. Les vitesses de Fair en un temps donné , sous Tin* fluence des mêmes circonstances , sont directement propor* tionnelles aux racines carrées des différences de température des colonnes d'air ascendantes et descendantes. Si donc |€s températures de Tair entrant et de l'air sortant d'une mine sont exprimées réciproquement par 7 et ^ dans une ciroonstanoe , et dans une autre par 2^ et ^ , les vitesses seront entre elles comme V^ T — t : V^ T — i' ;

3*. Les vitesses du courant ou les dépenses d'air sont entre elles comme la racine carrée de la colonne d'air la plus diaude. Si, par exemple, toutes choses égales d*ailleurs , les hauteurs des deux puits de sortie sont entre elles comme H : E\ la vitesse du courant dans le premier sera à celle du second comme \^1S : V^HK

De la formule ( W)

on déduit les conséquences suivantes :

4**. Dans les puits et les galeries de sections égales , les vitesses des courants d'air , soumis aux mêmes conditions, sont inversement proportionnelles aux racines carrées des longueurs des excavations. Ainsi , pour deux galeries dont l'une a une longueur quadruple de l'autre , les vitesses des courants seront réciproquement comme V^T : \/^ , ou comme 1 : 2, en sorte que le volume d'air qui passera dans la première ne sera que la moitié de celui qui circule dans la seconde ;

5*. Le volume d'air en circulation dans les excavations, si les sections des galeries sont de figures semblables , sera d*«iittnt plus grand que la section sera plus grande ; TOME n. 4

aO CHAMTRS HI. -^ ll^ SECTiOlf.

&. Ce même volame, lorsque les aines des ÉectiODS seront égales de même que toutes les autres données, sem inversement proportionnel à la longueur du |>érimètfe des seottons. Le cercle aéra donc la figure qui fou^hnira le frfns grand ¥olame d*ahr;

7^ Deux galeries de même longueur , dont les «eeiittna 0ont de forme semblable et plaoées d'ailleurs dans tes mémett conditions, déiiîteront des volumes d*air proportîonhds aux aires de leurs sections. En outre, la vitesse des cou- )ranls sera la knème dans les deux cas, paisqu'iette est en raison directe des volumes et en raison inverse des sections^ D*où il résuke (fig. 18, pU XVill) que si deux puits o, p sont unis {»r une seule galerie de grande longueur ou par deux galeries m n parallèles de même forme et de même aeo* ti<Hi , il s*écoulera, dans le second cas^ un volume dWr double à peu près de celui qui circulait dans le premier cas. Chaque galerie sera ventilée par un courant ayant sensiblement une vitesse et un volume égaux à celui qui parcourait la galerie unique -, et les deux seront aussi bien ventilées qu'une seule , si toutefois tes puits adducteurs de l'air ont une section égale à la somme des sections des galeries, ou plus grande qu'elle, et si leur profondeur n^est qu'une fiible fraction du développement total des travaua: d'excavation.

Le lecteur appréciera la grande impoAanee 4e -cMe observation à Foccasioti de la distribulîon de l'iair dans les mines.

3^9. Formules relatives à la densité^ cm voiame «< à la température des fluides férifermes.

Gomme ^ plus tard , on aura fréquemment txssoin de eoto<^ naiire les densitâs ou les volumes 4e IMr ot icte «qwifwa

cAUâM N LA ciftajuTiaK PB l'air. 51

t/u moriififa pur les varialiaos île tempcfiiture <ei de près* «08, on ft eru devoir réunir ici ka diverses forouilei usiiéc» dans ces circonstances:

r. JAéterminer le poida P d'un mèlre «nJb^ d*aîr à une température de i degrés* lonsqu'Âl .esl soumis là une i^r^ssiaA mesurée par une coloone de ii»ercure de A mètres.

On a d'abord ea vtgUà de la loi de Hariotte, relativement aux pressions^ un poids exprimé par 1 .2987 X ttt? i

pab» tenant compte de la diblatioB parla bi de M. Gay- Lussac, on a définitivement:

n suffirait, pour d'autres gaz que Tair, de multiplier l'expression qui précède par la pesanteur spécifique du gaz. Ainsi le poids dHin métré cube dliydregène protocai1)oné serait exprimé par

S*. Cberoher le wgiuaie mch^ |Mr ua «nèune ^euhe d'Air

se dilatant de t degrés «of» wm piressia» «soprinée fttr A.

Le volume étant en raison inverse de la pression^ on a

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