V. Celui d'épuisement > bure aux pompes
3"*. bt puits de descente ou bure mux éeheUee.
i*". Le puits d'appel ou bure d'aérage.
Le mattre*bure , dont la section est un parallélogramme rectanguMre de 3, 4 et même 6 mètres de longueur, sur 4. KO, 3 et 2.30 Hiètres de largeur, était autrefois revêtu d'une maçonnerie légèrement arrondie dans les angles ; actueUement il est généralement boisé au mo]fen de pièces de ehène grosinérement équarries ( vemeê )• Ce puits, dans les grandes dimensions, est divisé par des eloisoBS en divers compartiments {parii bure). On a ioujouw le soMi de diriger les longs côtés de l'excavation ( Umguee fmthiret ) prallèlement A la ligne de plus grande pente , afin d'éviter autant que possible la pression du terrain sur les parois qui offrent le moins de lésîstaBce.
Le retour de l'air se faisait autrefois par un petit ooni'partimeot, appelé rayw, , établi en amont dans l'on des angles du graiid bure. Le rc^oa était séparé par une eloisou en briques , quelquefois même par des planches dont les joints étaient rendus imperméables au moyen d'un torchis de paille et de terre glaise ; il régnait du fond du puits jusqu'à une distance de 20 à 38 mètres de la surface du sol , où une courte galerie , désignée sous le nom de pierçure, le mettait en communication avec le burtay , petit
(1) Le mot bure (beur) est employé ici avec le genre que lui attriboent sans exception tous les mineurs ^valions. On ne sait pour quels motifs quelques auteurs en font, contrairement à Pusa^e» un si^stantîf féminin.
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puits déboucbant au jour ; c'était aussi ie diemiii que les ouvriers prenaient pour pénétrer dans la mine el pour en sortir. Cette disposition défectueuse a été remplacée par un puits spécial d'environ 3.S0 mètres de diamètre, surmonté également d'une tour en maçonnerie ( chelteure ) et placée à une distance de 10 à 15 mètres en amont du maitre-bure.
Lorsque le mineur liégeois a recoupé la couche k laquelle il donne le nom de veine ^ son premier soin est de prolonger le puîts de quelques mètres au-dessous du mur, afin de former une cavité {bougnou) destinée & recueillir les eaux qui filtrent le long des parois , pois d'établir latéralement, sur chacune des longues màhlres, une chambre assez vaste par l'arrachement de la eouehe et des roches encaissantes. Cette excavation, solidement boisée, est désignée sous le nom de chargeage ; elle sert à recevoir les produits des tailles et à les expédier i la surface.
Les eaux provenant des différentes parties de la mine sont recueillies dans un réservoir (pahage)^ pratiqué dans l'aval de la couche; il est mis en communication avec le bougnou , se vide en même temps que ce dernier, dans lequel viennent plonger les vases d'épuisement ou l'extrémité inférieure des pompes.
400. ancien mode d'exploitation usité à Liège dans les couches dites plateures (fig. 1, pi. XXVI).
Le mineur, partant du puits principal il , s'avance dans la couche en conduisant, suivant la direction, une petite taille (chambray) de deux mètres de largeur a^a; il la prolonge jusqu'à une distance de 25 à 50 mètres , afin de- conserver autour des puits un massif protecteur qui
les oiaiiHtenne en état de stabilité et fournisse un emplacemeot favorabie à rétablissement d*une digue dans le cas où, pendant rexploiution future, on viendrait à rencontrer d'anciens travaux inondés. Arrivé à une certaine distance^ il change de direetion , conduit le percement suivant Finelinaison jusqu'à la rencontre du puits d'aérage B , et détermine ainsi une circulation provisoire du courant d^air ; alors, reprenant le cbambray au point où il Ta momentaDément abandonné , il le divise , par une cloison , en deux compartiments dont il met les deux extrémités en communication avec les puits d'entrée et de sortie. Les remblais provenant de la taille sont extraits à la surface, puisque, dans le commencement du travail , il n'existe aucun lieu convenable pour les déposer. Lorsque le mineur arrive aux limites du massif réservé, il élargit progressivement la taille, lui donne la hauteur voulue, c'est-à-dire 10, 12 et même 15 mètres, et se trouve alors en pleine exploitation. Mais, avant de s'avancer suivant la direction, il r^ularise la marché du courant d'air en desserrant en arriére sur le bure d'aérage au moyen d'une galerie 6 à petite section , en fermant la communication directe établie entre les deux puits avec deux portes principales p très-solides fermant à elef , et en détruisant enfin la cloison provisoire établie dans le chambray.
Les tailles de niveau CC laissent derrière elles deux galeries séparées par des remblais (staples ou restaples) : l'une est la voie d'aérage; l'autre , Isl galerie d'allongement percée suivant l'allongement ou la direction des couches. Cette dernière voie porte, dans la province de Liège, le nom de léoay ou niveau de bure; elle est légèrement inclinée vers le puits, afin de faciliter le roulage des voitures et l'écoulement des eaux dans le pahage D; la grande hauteur qu'elle exige la rend ordinairement l'objet d'un
bo^eimént , e'eft-à-dir« de rarrHchemenl dt t(Nt e« iM tniir; enfin , lorsque la natui^ ûeè roches le rMëkiè.Wk h revêt d'un boisage côfenposé d'écais {sianfOM on hHseà)j ^Mxpsteh on ajoute quelquefois des ehépeaut.
La galerie d'alloDgement partage ie ehamp d^etpIèStëiioÀ en deux fiarties, Tune d'amont, Faifttre d'àtai^ a<itqtféll«è lé mineur liégeois donne respectivement les nômè ^ ifsdiKk fà iMtrs et veùie d'« vf^ée; les tr&vaux ekriéuiés dafla ^ partie Supérieure ou inférieure de la doiiebè MUt téë mih vrajiei tf'amonr et d'aval-pendàgê. £n'outi^> eùïMht les i^m de la paitie située M amont ont loutè faettivé pour -ste rendre dans le bougnou ^ ^n a appelé cette division aohmffé charbtm, par opposition à h partie itvfélriéuire, H^i, irie pouvant être asséchée que par des moyens artiftdels, cotrtteW le charbon non xhorré ou submergé. Lorsque , par suitfe tic x^irconstanees accidentelles , la galerie d*allongemMt partant du puits forme avec la direction UA anj^ *Sgo« elle prend le nom de borgne ièvùy.
401 . Exploitation de la partie de la couche située en amont du puits.
A mesure que la gakrte d'allao^ement 8*éloigne ^ puits et s'avance dans la couche ^ oa établit aiicoesaîve* ment, k distances égales, des tailles parallèles E ^E dirigées suivant l'inclinaison. On n'a aucun égard, ^ita^t à la direction de ces ateliers ^ à la disposition des fiaaores de la houille, qui sont irrégulières et fort peu prononcées , mais seulement aux facilités du transport des produits. Ainsi-, lorsque l'inclinaisou de ki couche ne dépasse ;pas 6 à 7 degrés , on dirige l'axe des galeries siiivant la ligne de plus grande pente ; ait-delè de eette
iimîte , OD fkâite la circnlation des* voilares dans les voies mo&taivtes , «n conduisant les tailles diagoïKilement et eu rapprochant d'autant plus leur axe de la direction de la couche que rinclinaison de celle-ci est plus omsidémble. Les premières sont appelées mtmêées et les derni^« demi-moHiéM. On les désigne ordinairement par de* numéros d'ordre.
L'épaiss^ir des piliers (serres) qui séparent deux montées leonséeuttves «st toujours en raison directe de la nature ébonleuse deb roches encaissantes et de celle de la couche elle-même. <2uelle que soit la prévoyance du mineur liéfeots è cet égard , leur arrachement est une opération peu fructueuse, parce qu'il attend ordinairemeirt, pour les attaquer ^ d'avoir atteint la limite du champ d'exploitation , et quil expose à l'énorme pression des stratifications supérieures ces massifs, d'ailleurs fort minces et dégagés sur deéx de leurs faces ; alors , écrasés et pour ainsi dire broyés , ils ne donnent que du menu charbon , difficile et dangereux à arracher sous la menace d'un toit disloqué. L'enlèvement complet par tailles contiguês devenant impraticable , on se contente de quelques ateliers d'arrachémeàt é,e aussi voisins que possible, ou simplement dispoisés ci ti là sur tous les points où le charbon semble avoir conservé quelque eonsistanoe ; souvent , enfin , les serres, restant intactes , sont perdues pour toujours.
On choisit ordinairement la galerie d'allongement pour velè ^^tràe de r«ir, dont le retour s'opère par la voie supérieure; le courant est alors ascensionnel dans son passage devant le front de taille ( vif-ihiers ) ; mais alors comme le mineur est séparé du point d'attaque des montées par tonte h largeur des remblais , il évite la perte notable de main-d'œuvre qui résulterait du percement de ces derniers et de leur tranaport sur un autre point de la mine , en
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préparanl , au milieu des matières stériles , de petites galeries, régulièrement espacées, destinées à former Textrémicé inférieure de la voie de roulage ascendante. La partie inférieure de choque montée étant obstruée par des portes obturantes , les diverses galeries ne forment qu'une seule conduite ; le courant d'air, après être descendu par le puits principal , entre dans le chai^eage , suit la galerie de niveau, se plie à la taille, qu'il rase en passant, s'engage dans la dernière montée par la voie de roulage, revient par la voie d'aérage, parcourt ainsi toute l'étendue des travaux, en suivant la marche exprimée par des flèches, et regagne le jour en traversant le puits spécialement consacré au retour de l'air (1).
L'exploitation de la partie d'amont se fait encore d'une autre manière. Après avoir établi sur le niveau et à une petite distance du puits une montée £* ou une demimontée unique, on prend, en divers points de sa hauteur, une série de tailles F, F séparées par des massifs de houille. Ces excavations , conduites suivant la direction et par conséquent parallèles au niveau , portent le nom de cQisU'e88e${^)) on les désigne par des numéros d'ordre, en «ajoutant le point de l'horizon vers lequel elles se dirigent. Comme un trop long entrelien des galeries ou d'autres circonstances locales ne permettent pas ordinairement de
( 1 ) Le lecteur doit être prévenu que les flèches tracées sur la figure expriment la direction du courant d*air, dans la supposltioa de Tarrachement simultané des couches d^aval et d*amont-pendage ; undis qu*en réalité rexploitation s*effectue successivement sur ces deux parties. Celte observalion doit suffire pour rectifier les idées erronées que pourrait faire naître la réunion en un seul dessin des deux opérations successives.
(2) Coislresse vient de concoister ^ qui signifie longer ^ côtoyer ^ parce que ces tailles sont parallèles au niveau principal.
DISTRICTS LIÉCEMJ:. 581
les prolonger jusqu'à la limite du champ d'exploitation , OQ établit une deuxième montée sur le niveau en un point correspondant à ceux où Ton cesse l'exploitation des tailles parallèles , et l'on y ouvre successivement une série de coistresses ; on agit de même pour une troisième , une quatrième, etc. Ici, comme dans l'emploi des voies montantes , on cherche à arracher des piliers tout ce qu'il est possible d'en obtenir sans trop exposer la vie des ouvriers.
402. Eocploitation de la partie de la couche située en aval du niveau.
L*arrachement de la partie du champ d'exploitation située en aval de la galerie d'allongement se fait encore, dans quel* ques mines de la province de Liège , au moyen d'un système de galeries dirigées, suivant la ligne de plus grande pente ou diagonalement. Le mineur liégeois distingue trois espèces de galeries descendantes : les grales ou demigrales , les vallées ou detni-vallées et les torets , qui , toutes , peuvent se combiner avec des tailles coistresses.
Les grales G et demi- grales 6r* ne sont appliquées qu'à l'arrachement des couches peu inclinées, puisque les produits ne sont pas amenés sur le niveau par des moyens mécaniques, mais seulement à bras d'hommes. Tantôt l'exploitation a * lieu par l'emploi exclusif de chantiers de cette espèce , tantôt au moyen d'une grale unique G^ , sur laquelle on prend un nombre indéterminé de coistresses Hf J7, équidistantes et séparées par des serres de même épaisseur. Cette méthode est actuellement tombée en désuétude.
Les vallées /, J^ sont des voies descendant suivant Tinclinaison de la couche , sur lesquelles on prend une série
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<)a eoistresses séparées par des massife plus ou moins épais; souvent les eoistresses sont elles-mèiiies Torigine d'autres tailles, telles que montées, p'aks , etc*; les produits de l'exploitation sont conduits le long dei la vaUée jusqu'au pied du puits d'extraction* Lorsqu'un pendage Irop fort engage le mineur à les diriger dîagpoai^ ment, il leur donne le nom de borgne ou demi-ndEtée^ Autrefois les vallées étaient fort usitée et pouvaient être considérées comme le prolongement des puUs 4'exn traction ; le transport s'y effectuait ordinairement au moyen de chaîna ou de c&bles, que mettaient ea pieuvemçiu les machines à molettes établies à sa surface; en sorte que Tune des deux chaînes extrayait par le puits, et l'autre remontait les produits du fond de la v&l^ jus(|u'à sa partie supérieure. Lorsque l'inclinaison était feible» le traînage avait lieu à bras d'hommes et quelquefois avec des chevaux.
Enfin , les torets ou tourets ne diffèrent des valléeç que par leur pente plus rapide ; le transport de (a houille s y effectue à l'aide d'un treuil (loret) placé à la (été de h galerie. Les tourets et les vallées , ne dérivant pas d'une taille remblayée çt n'offrant q^une simple voie, doivent être accompagnés d'une autre galerie latérale qui facilite la marche du courant ventilateur.