‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 117 sur 193 · Inconvénients de l'ancien système Ijiégem · texte numérisé non relu

Inconvénients de l'ancien système Ijiégem

L'abandon, dans les mines, des piliers d^ soutènement^ semble avoir constitué un mode fort rsitionofl, à l'époque où les travaux étaient placés immédiatement audessous de vieilles excavations pleines d'eau; ces massifs prévenaient ainsi les éboulements du toit, dont [^ suites inévitables auraient été l'inondation 4® la aàw. Uw

DISTRICTS Llt^BOlS. S83

depuîa que Texiiloitafcîon s'est éloigné^ des anctens travwXt noii par rappUoatiop da principe de rarracheodent dba couches di» bas eo kj^ , soit en se portant sur des tepraias inexpioités par les aucieus, il est devenu inutile d'abaadoQaer dans le sein de la* terre un yolume ^e houille équivalent à la moitié de la oouetiie^ eomme , d*autre part^ il était impossible d'enlever des piliers, des quaniftéft^ \iolahleB de boi^lle, on dut avoir recours à d'auires pirof^é? PU tout au moins modifier les anciens.

Un autre inconvénient fort grave provient des résistances qu'éprouve le courant d*air parcourant les galeries d'expjbitatipn pratiquées dans la partie d'amont-pendage de bi eo.uctic, car ce fluide, par son mélange avec le gaz inflammable et par sa dilatation, acquiert une densité ^loindre et éprouve de la difficulté à descendre 4aa3 tes yoiea d*aérage, après avoir suivi sans peine les galeries i^scendantes de roulage. Cette difficulté est encore augmentée mir l'usage généralement suivi de donner aux voies de retour uue plus petite section qu'aux voies d'entrée. La marche du courant d'air est au contraire très-convenable dans l'exploitation de la partie de la couche située en ftVftI; mais alors la galerie d'allongement est obstruée 4e portes d'autant plus multipliées que les galeries descendantes sont elles-mêmes en nombre plus considérable ; disposition qui embarrasse la voie et gène la circulation d^ voituiçes. Enfin , les eaux d'infiltration , ne trouvant PAS Içur écoulement naturel sur le puisard, s'accumulent k |a partie inférieure des galeries et doivent être épuisées a^ec des pompes à bras ou des tonnes , travail qui occasionne une grande dépense de main-d'œuvre.

Tels sont les inconvénients inhérents à l'ancienne exploitation liégeoise. Toutefois, ce type n'est plus en usage qMe dans quelcy^es mines de la rive gauche de la Meuse |

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il tend à disparaître peu à peu , soit par suite des nocn^ breux systèmes étrangers introduits récemment dans ces districts , soit par suite des modifications successives dont il a été et dont il est encore l'objet ; modifications tendantes & en faire disparaître les principaux inconvénients et dont les principales vont être exposées.

404. Modifications apportées à la mine de fFandre dans k mode d'exploitation liégeois par niveau et montées ( fig. 18 et i9, pi. XXVI ).

L'exploitation a pour objet la couche dite Petite-Bossette, dont la puissance est de 0.44 mètre et Finclinaison de 15*. Une galerie à travers bancs (bacnure), parlant du puits de retour de l'air By forme , avec la galerie d'allongement qui a son origine au puits d'extraction ji , une zone d'exploitation dont la hauteur , mesurée suivant l'inclinaison de la couche , est d'environ 200 mètres. Pendant l'exécution de cette galerie Bfy on chasse vivement une taille dans la ligne de plus grande pente , et , lorsque ces deux excavations se rencontrent en /*, la circulation de l'air est aussitôt établie; alors on divise la grande zone en deux parties égales par une ligne d'allongement , et l'on procède à l'exploitation de la tranche inférieure.

Les galeries principales (lèvay) sont accompagnées d'ateliers d'arrachement auxquels on donne une hauteur de 20 mètres. D'autres tailles montantes et accolées sont établies sur ces galeries à mesure que la taille de niveau s'avance dans le champ d'exploitation; en sorte que les plus rapprochées du puits ont acquis tout leur développement lorsque commence seulement l'attaque des plus éloignées. L'exploitation de la partie supérieure , dans Inquelle les chantiers sont disposés exactement de la même

manière , n'a lieu qu*au moment où la zone inférieure est épuisée, à Texeeption toutefois de Tatelier d'allongement supérieur , que Ton attaque immédiatement , mais dont on règle le percement de manière qu'il serve de limite aux montées inférieures ; celles-ci , sans cette précaution, risqueraient de s'avancer trop loin ou de rester trop en arrière* On se garantit aussi contre toute éventualité en tenant plusieurs tailles montantes préparées , car on peut craindre qu'une faille ou tout autre obstacle ne vienne suspendre le cours des travaux inférieurs , ou qu'une extraction insuffisante n'exige un plus grand nombre de points d'arrachement. Un plan automoteur ce sert à établir la oonmiunication entre les deux galeries d'allongement et , par conséquent , le dégagement des produits de la tranche supérieure.

La couche dont il est ici question a été l'objet d'un petit artifice qui mérite d'être observé. La construction d'un plan incliné est toujours une cause de grande dépense; aussi la voie de cette espèce qui avait été établie pour le service de la couche supérieure se trouvant encore en bon état , on décida ée s'en servir afin de se dispenser d'en construire une nouvelle. Il suffisait alors, pour atteindre ce but , de mettre en communication les deux extrémités du plan incliné avec la couche en exploitation ; ce résultat fut obtenu par le percement de deux courtes galeries à travers bancs i et e, et de deux voies pratiquées à travers les anciens remblais.

Les produits de l'arrachement de la tranche supérieure parviennent au puits d'extraction après avoir traversé la galerie d'allongement , le plan automoteur et les deux petites bacnures creusées à la tète et à la base de celui-ci. Le courant d'air , arrivé au bas du puits de descente , se divise en deux branches, qui parcourent, l'une les TOME II. 25

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Inilles de Tcsl , Tautre celles de l'ouest , et se réuliissent ensuite à Textrémité de la bacnure de retour de i'&lfi La marche toujours ascensionnelle du courant et la simplicité de son parcours sont un grand avantage dans utie diine sujette au grisou.

On ne conserve que le nombre de galeries strictenient nécessaire pour le transport ; une voie montante est totijours affectée au service de deux tailled , qui ellés-mèmed sont de grande dimension ( 20 mètres ). Ceci est t^ès-ra• tionnel sous le rapport de Téconomie ; car la èouché , étant d*une faible puissance , exige de grandes entailles dans les roches encaissantes , afin de donner aut excavations des dimensions convenables; les remblais, fort abondants , devant être logés dans le vide que ki^e là couche , le seront d'autant plus facilement que le nombre dè^ galeries sera moins considérable; enfiii, ced dernières, n'exigeant que des frais d'entretien proportionnés à leur développement, seront d'autant moins coûteuses qu'elles seront plus rares ( 1 ).

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