District du Centre ou du Levant de Mans
L'exploitation des mines du Centre n'a pour objet que les plateures des combles du nord , seul gisement reconnu jusqu'à ce jour et dont l'inclinaison varie de 10 à 30 degrés. Cette formation est caractérisée par la nature habituellement tendre et déliteuse des roches encaissantes; les percements, dès lors faciles et peu coûteux, sont multipliés plus que partout ailleurs ; mais les frais d'entretien
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sont considérables et se renouvellent inoessdmment. De nombreuses fissures {coupes) traversent les stratifications et ouvrent la voie à des venues d'eau asse^ considérables. On observe ordinairement que Tabondance des sources intérieures provenant d'une fissure décroit peu it peu, jusqu'au moment où elle ne laisse écouler qu'Une quantité d'eau constante; le mineur désigne cette circonstance en disant : le$ coupes se vident; la mine ne reçoit plus que la nourriture.
Gomme les couches , quelque grasse que soil la qualité du combustible , ne dégagent pas de grisou ^ on ne craint pas d'imprimer au courant d'air une marche fort irrégulière ; cependant la rencontre de gaz nuisibles , entre autres de Tacide carbonique, et les cas d*anémie si fréquents parmi les ouvriers de cette localité, ont attiré Pattention des exploitants sur la nécessité de perfectionner les moyens de ventilation.
Les puits (fosses) foncés à travers ces stratifications peu solides sont soigneusement revêtus, sur toute leur hauteur, de maçonneries suffisantes pour résister i ta pression du terrain. Il est rare qu'une de ces excavations, du resce assez multipliées, soit destinée à plusieurs usages; on creuse des pUits spéciaux pour Textraction, l'épuisement, rentrée et la sortie des ouvriers. Les premiers ont une section elliptique dont le grand axe a une longueur moyenne de 2. 9 S et le petit de 2.40. Gomme une concession en renferme toujours un assez grand nombre, on les met en communication deux à deux , en sorte que le courant ventilateur pénètre par Tun et sort par Tautre, après avoir parcouru les travaux. On se sert généralement de la machine d'extraction pour introduire les ouvriers dans la mine ; il existe cependant des puits munis d'échelles , dont la section circulaire a un diamètre d'environ S mètres«
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Oa le$ utilise pour le retour de Taîr, lorsque le puits d'extraction n*a pas encore été mis en communication avec un autre puits d'extraction. Enfin , Texhaure de tous les travaux d'une même concession se fait, la plupart du temps , au moyen d'une seule machine à yapeur placée dans un puits circulaire de 2.50 à 3 mètres de diamètre.
Les stratifications carbonifères très -fissurées et placées dU-dessous des bancs du terrain tertiaire devraient faciliter dans les mines l'introduction de quantités d'eau considéra** Ues, Cependant il n'en est pas ainsi ; soit que la tète du terrain bouiller , formée de schistes décomposés et réduits & l'état plastique, oppose une barrière à l'infiltration des eaux, soit que les galeries d'écoulement (conduits) bien entretenues, sur lesquelles on dirige soigneusement une partie des eaux provenant de la surface, oontribueni effî** cacement à l'assèchement des travaux. Ces galeries dé^ bouchent généralement dans la Haine et sont situées à une profondeur qui varie entre 40 et 70 mètres.
449. TravatM exéctUés dans le$ mines de tOlive et de Mariemont.
La figure S de la planche XXIX représente les travaux exécutés par le puits de Bellevue, dans la couche dite Veine q\Con hâve au mitant , dont la puissance est d'environ 0.70 mètre et l'inclinaison de 17 degrés. Le premier travail exécuté après le creusement de la chambre d'aecrochage et celui de la galerie à travers bancs a {bouwau) a été d'établir la circulation de l'air en faisant eemmuniquer le puits de Bellevue C par une galerie descendante d, avec l'extrémité des travaux du puits Ste.-Gécite, situé à peu de distance où devait se faire l'appel 4« cooranL Une taille horizontale efy d'environ 10 métrés
de hauteur, est établie^. de façon que la voie de roulage soit placée en amont de celle d'aérage , malgré rexeédant de dépense résultat du relèvement des produits sur la galerie supérieure. Cette disposition a pour but d'éviter le percement ultérieur des remblais lors de l'établissement des tailles ascendantes, et de faire couler les eaux dans la partie la plus basse de l'excavation.
Lorsque la galerie d'allongement ( courteresse ) est arrivée à la limite du champ d'exploitation, on marche en retraite sur le puits d'extraction en relevant des maniements^ c'est-à-dire en prenant une série de tailles ascendantes A, A, A contiguês les unes aux autres; ces tailles, dont la laideur varie de 10 à 15 mètres, sont limitées par la voie horizontale de la tranche supérieure. Comme les difficultés du transport et surtout les frais d'entretien des galeries ne permettent guère de les prolonger au-delà de 80 mètres , et qu'alors des tranches d'une aussi faible hauteur entraînent la multiplication des bouveaux , le mineur s'établit quelquefois sur un champ d'exploitation double; puis il le subdivise en deux parties, l'une d'amont Jf' , l'autre d'aval M, qu'il attaque successivement ou simultanément, suivant les circonstances. Lorsque le premier étage est exploité , il se porte à un niveau inférieur, d'où il fait partir un autre bouveau qui, recoupant la même stratification, détermine une nouvelle tranche, avec laquelle on agit comme ci-dessus.
La nature fréquemment ébouleuse des roches encaissantes ne laisse pas toujours au mineur la facilité d'atuiquer simultanément plusieurs ateliers concentrés sur un même point de la mine ; il se contente d'en préparer un sur la galerie d'allongement, lorsque celui qui précède est sur le point d'arriver à la limite. Malgré cette précaution, quoique les tailles soient ordinairement fort étroites , et
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quelque soin qu*il prenne dans le remblaiement, il arrive que le faite de l'atelier s'affaisse {va dedans). Ce dernier étant alors inaccessible , il entreprend un montement latéral ; lorsqu'il est arrivé à la hauteur de l'écrasée , il se tourne d'équerre à droite ou à gauche et se place sur le prolongement de l'excavation , qu'il reprend en laissant un massif de deux ou trois métrés entre le point de reprise et le front de la taille éboulée.
La création d'un atelier unique oblige le mineur à disperser ses travaux d*arrachement , à entreprendre plusieurs étages d'exploitation , et, par conséquent, à réparer un grand nombre de galeries ; ce grave inconvénient cessera d'être aussi général lorsque le mineur s'efforcera de profiter des couches dont le toit présente quelque solidité , pour y établir simultanément trois ou quatre tailles disposées en échelons ; quelques mines de ce district ont déjà pris l'initiative d'un semblable travail.
Le transport s'effectue h bras d'hommes le long des voies montantes; souvent aussi on établit un plan automoteur formé d'un chemin de fer à double voie ; le treuil , muni d'un frein, s'élève à mesure que la taille s'avance dans la hauteur. On évite un déplacement trop fréquent de cet appareil en l'utilisant successivement pour deux ateliers contigus ; e'cst-2i-dirc qu'après avoir servi à faire descendre les produits de l'un d'eux, il est employé pour le transport des houilles provenant de la taille adjacente.
Les travaux de la couche dite ta Ficelle, exploitée par le puits Sainte-Mélanie de Mariemont (fig. 7) , offrent un exemple de dispositions différentes. Cette couche a 0.66 mètre de puissance; son inclinaison varie entre 15 et 20 degrés ; elle a été recoupée en tête par une galerie à travers bancs k de petite longueur. Après avoir mis en communication le puits Sainte-Métonie et le puits Abel , dont TOVG u. 27
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les Iravaux étaient parvenus à une petite distance du sudr ouest du point d'att0que , le mineur a ehassé une §aleri^ d*aUongemfnt // sur laquelle il a pris une taille aseea? 4ante m , dont la voie principale forme un plan aotomfrt tei^r- Pe là partent une aérie de tailles fin borisontalea et çontiguëSy au iQoyen desquelles est absorbée toute la partie de la çouohe située à l'oi^t de la tranche « jusqu'au dérangement que Ton a jugé peu profitable de franchif* La partie de Test a dû être reprise ultérieurement de la même manière , au moyen d'ateliers de même nature prolongés à une assez grande distance.
(.a direction de Taxe des ateliers d'exploitation , dans la ligne de plus grande pente, suivant une (des diagooaiea ou parallèlement à l'allongement , n'est pas une eireonstaneB livrée à l'arbitraire ; loin de là : le mineur du Centre ^ attentif à découvrir les fisçures naturelles de la houille, a adopté pour règle unique de disposer le front de taille parallèlement au plan de clivage, qui, toujours bien déterminé , facilite singulièrement l'abattage de la houille ; c'est le seul principe sur lequel il se fonde pour donner aux ateliers d'arrachement une direction qui , par consé* quent , varie dans la même mine et quelquefois dans In même couche.
420. Mode d'exploitation en usage à la mine de CourcelleS'Nord.
On ne peut se dispenser de fajre ici la description aeiQ"} ipairedes travaux de cette mine^ qui , quoique appartenant ap bassiq de Charleroi par les circonstances de ^'ser ment , se rattache cependant au Ceptr^ par le syst^m^ d'exploitation.
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. ^ fig, 9 de la pi. XXJX représente les travaqx effectués d«og )a ooucbe ctite PkMure par le puits a"** 5. A est )e puks d'extriKStioo , fi celui d*dérag«; J a ti Bb sont ra^p^Temeot les galeries à travers bapes que Ton se hte de faire eomipuuiquep en chassant vivement unç galerie mûntaote ce. Une taille de faible hauteur «Ici, td^ donn^ naissanoe k une galerie d'allongement protégée par UB cordon de bouille de 10 à 19 mètres de hauteur. La voie ^ niveau, étant suffisamment avancée, permet rétablissemfsiit d^uae taille montante à la limite du massif réservé «iltour d^ puits; cette taille, à laquelle on donne une iars geur de 12 à 13 mètres, doit se prolonger à une distanee de 80 mètres ; mais , dès qu'elle atteint le quart de celte hauteur^ on perce le cordon de bouille, afin de monter un second a(^)ier coptigu ai^ premier j puis, lonque celui-ci s'est élevé de 20 mètres , on en commence .un troisième , un quatrième , et ainsi de suite , de telle sorte que , pendant le cours de Texploitation , il y eu ait constamment en «^cti^ité trois ou quatre , dont les produits sont amenés à bras d'I^omme sur la galerie d'allopgement. Mais , la première voie g h s*est transformée en plan automoteur | son som^aet est l'origine d'une taille borisontale i i destinée è limiter la longueur des voies mpntaptes inférieures, et qui, arrivée à l'extrémité du champ d'exploitation » sert de basa à l'arrachement d'une seconde tranche supérieure. Les tra* vpu]( dont cellfî-pi est l'objet diffèrent des précédents en ae que les chantiers ^e succèdent et marchept en retraite sup le puits, Candis que, dans les premiers, ils s'exécutaient au ftir et à Biesure que |a galerie d^alloqgeraent «^avançait dans la eouebe.
L» partie gauche de la figure indique la disposition des travaux de la tranche inférieure, dd e^t la galerie de niveau; f t le 4)ordoride bouille qui la protège; (,f,f, les ateliers
aseelHlanls; t la taille de niveau supérieure, dont les produits passent par le plan automoteur g h pour arriver au poits. Dans la partie de droite, la première tranehe est eomptètement exploitée , et Ton revient sur le puits a?ec quatre tailles k^k^k^k établies dans la seconde tranche.
L*avantdge de ce système sur celui du Centre, dont il dérive , consiste dans la concentration des chantiers sur un petit nombre de points, et, par conséquent, dans une grande diminution des frais d'entretien des galeries et en œ qu'on peut immédiatement se procurer des produits suffisants, sans attendre que la galerie d'allongement soie parvenue à la limite.