‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 130 sur 193 · Exploitation des couclies droites par vaiês thiemes · texte numérisé non relu

Exploitation des couclies droites par vaiês thiemes

Les figures 4 et S de la planche XXXI représentent trois tranches prises dans la couche dite Grande-Veioe à l'Aune, par le puits Sainte-Placide {J B) de la mine de Rieu-du-Cœur , à Quaregnon. Les deux premières abcd et ode/* sont entièrement exploitées; on s'occupe aetoelle*

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nwnt du dépouillement de la iroisième. Le travail, s*exéeatant en deseendant, exige autant de bouveaux, plus un, que de tranches & exploiter ; la galerie qui a servi au transport des produits de Tune de ces tranches est utilisée pour le retour du courant dans rarrachement de la zone qui lui sue* cède immédiatement ; ainsi, pour la troisième efg h, objet de l'exploitation actuelle, on emploie, pour conduire Tair au puits d'appel, le bouveau t et les galeries if et ie appliquées auparavant au roulage de la houille de la deuxième tranche ^ tandis que le bouveau k détermine de nouvelles galeries d'allongement t:/i et kg.

Les tailles m^m^ sont formées d'un certain nombre de nuiintenages ou gradins auxquels on donne ordinairement deux mètres de hauteur; ils se précèdent les uns les autres de 9 & 4 mètres ; le maintenage inférieur ^r ou ^ , origine de la voie de niveau, porte le nom de coupure. Les houilles sont conduites au bas de la taille à travers les voies thiernesr 51 ménagées au milieu des remblais; ces voies les reçoivent directement ou par l'intermédiaire de petits puits ou cheminéeê q^q^q dans lesquelles on pro* jette des matières stériles lorsqu'ils cessent d'être utiles. Les voies thiernes sont espacées de SO à 100 mètres les unes des autres; à leur origine, sur la voie costresse, elles sont en grande partie entaillées dans les roches eneaissantes , afin de laisser la galerie de niveau entièrement libre. Ce travail s'exécute conformément aux détails que renferment les figures 6, 7, 8, 9, 10 et 13.

Les figures 6 et 19 sont respectivement des sections horizontales et verticales dans lesquelles on observe KL la voie costresse , M N une voie thieme ^ 00 0 les maintenages, C la coupure, Q^Q^Q les cheminées et P remplacement d'une porte destinée & forcer le courant ventilateur A se poilcr vers le front de taille.

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434 CHAPITRE lY. — 11'. SECTION.

Les flgures 7, 8, 9 et 10 sont quatre sections Iransver^ sales prises aux points de jonction des deux galeries et passant par les lignes AB^ CD, EF, G H des figures fiiet IS. En J Bj la costresse est devenue plus large que dans le reste de son parcours; la pente de la voie tbierne ii'esi pas encore sensible. En CD, Texcavation est ex* haussée; un seul boisage revêt simultanément les deui vdieis, et les pièces plus longues k*éclament un équarrîs^ sage plus fort. En EF\ la voie tbierne est déjà par<^ venue ft une assez grande bauteur; les boisages des deuie galeries sont distincts, mais ils se toucbent encore; m {havée de baudet) est un étai qui siipporte la majeure partie do boisage superposé. Lorsque la roche dans la^ quelle on entaille la base de la voie tbierne n*a pas de solidité, on place une pièce de bois (beile iTâizeau)^ suivant la pente de la galerie , qui en maintient le sol en état d'immobilité. Enfin, en GH, les deux galeries entièrement séparées sont comprises entre le mur et le toit. Souvent, pour que cette disjonction se fasse promplement et pour éviter rentaillement des stratifications encaissantes sur une trop grande distance, on donne à la voie tbierne et vers son origine r5(fîg. 4) une pente assez ra-. pide; on Tadoucit ensuite insensiblement dans le reste du parcours st, afin que les voies servent au transport des produits de la taille pendant un espace de temp8> assez prolongé, ce qui ne pourrait avoir lieu si dies s'élevaient trop promptement suivant leur inelinaisoa initiale. La pente la plus forte est ordinairement de 18 à SO degrés et la plus faible de 8 à 10. On établit sur le sol de ces galeries des lalteaux qui permettent aux traineurs de marcher sans glisser.

Les flèches tracées dans la figure 4 indiquent suffisamment la marche du courant ventilateur. On doit toutefois

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