COUCHANT DE MONS
observer que , comme retendue des travaux et les diverses circonstances relatives à Taérage ne sont jamais les mémei des deux côtés de la tranche, ceux-ci ne doivent pas avoir un courant de même volume, et qu'on doit le régler en plaçant aux points p, p des portes fégoiatrioei munies de guichets.
Les ateliers sont d'ailleurs conformes en tout aux détails donnés ci-dessus (595). Leurs boisages consistent (fig« 6 et 11) en belles v^v et en boutriaux u^u. Quant aux cheminées, on ajoute au revêtement des boU ridounés y , y^ afin de résister à la pression des remblais. A leur base sont également installées des planches x^x fornuint uae trémie pour la conduite de la houille dans les vases de transport.
Les travaux d'entaillement effectués à la base des voies thiernes et Tentretien de ces galeries , installées au milieu de remblais mobiles , sont fort coûteux. On pourrait aussi craindre que le gaz inflammable ne s'accumulât derrière les portes d'aérage , d'où il ne pourrait être expulsé , la ventilation des voies thiernes ne pouvant avoir lieu que par diffusion de l'air. Aussi l'emploi exclusif des puits de décharge semble-t-il généralement préférable.
427. ancien mode usité pour la conduite de tair dans l'exploitation des droits.
Le but des figures 2 et 5 n'est pas d'exposer un mode d'exploitation différent du précédent , mais d'attirer l'attention du lecteur sur un procédé très-vicieux de conduite de l'air, que les exploitants n'ont abandonné qu'après des efforts nombreux et réitérés de la' part de l'adminis* tration des mines.
436 CHAPITAE ÎV. — II*. SFXTION.
La série des flèches dans le plan et dans la section longitudinale montre le courant ventilateur au sortir du puits A pénétrant dans le compartiment d'un bouveaa ef divisé en deux parties^ parcourant la costresse ce, la taille m et le troussage p, puis descendant par la première voie thierne s s pour gagner le puits de sortie B à travers le second compartiment du même bouveau par lequel il est entré dans la mine. Cette disposition, adoptée par les exploitants, qui cherchaient à la justifler par des motifs d'économie, est fort dangereuse pour peu que les travaux laissent dégager de grisou. En effet , l'air entrant n'étant séparé de celui qui sort que par une cloison, la rupture de celle-ci anéantit la ventilation de toute la mine, ou tout au moins diminue notablement son efficacité; en outre, l'économie préconisée n'existe pas , car, pour exploiter trois tranches , par exemple , en faisant circuler l'air de la manière la plus simple et la plus logique , il faut , il est vrai, percer quatre galeries à travers bancs, tandis que la dernière méthode n'en réclame que trois ; mais chacun de ces derniers renfermant la voie d'entrée et celle de sortie, ils devront^ pour déterminer les mêmes effets ventilateurs , avoir une section double ; par conséquent , trois de ceux-ci coûteront autant que quatre de la première catégorie , abstraction faite des frais d'établissement des cloisons.
4*28. Du personnel employé dans une mine du Couchant de Mons.
Le commandement est exercé par un chef appelé porkm du matin ; il descend le dernier dans les travaux, après avoir visité soigneusement le foyer et tout ce qui concerne l'aérage; il ferme, en descendant , les trappes des éehdles
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ei les portes de oommunication des puits. Arrivé au fond , îi fait une inspection générale des tailles et des galeries , et s'assure si les ordres qu'il a donnés pour la nuit précédente ont été exécutés. Après Textraction d'une certaine quantité de charbon , il revient vers le puits , où il trcuve le porian cCapréê-midi ^ auquel il donne les instructions nécessaires , et remonte au jour. Chaque porion est accompagné d'un marqueur , dont les fonctions consistent à inscrire le nom des ouvriers présents , à mesurer les avancements et généralement tous les ouvrages entrepris à forfait; il exerce, en outre 9 la surveillance sur tout le personnel. Le marqueur du premier poste descend avec les ouvriers et prend le commandement jusqu'à ce que le porion du matin arrive au fond des travaux.
Le nombre des haveurs (ouvriers à veine) est déterminé par la hauteur de la taille; chacun d'eux occupe une largeur d'environ 2 mètres et avance de 2 à 3. Ils sont désignés d'une manière différente , selon la position qu'ils occupent dans le chantier (fig. 4, pi. XXX). Celui qui travaille en r , extrémité de la galerie de roulage , est Vouvrier de devant la voie ou le vaillant bouteur, parce qu'il doit bouter le charbon de toute la taille ; Youvrier du parel ou coupeur est installé en 0; les ouvriers sur bois se placent en amont du point où la voie thierne débouche sur le front de taille. La largeur de havage attribuée à chacun d'eux est en raison inverse de la quotité de houille qu'ils sont appelés à bouter. Dans l'exploitation des droits , les ouvriers placés au-dessus de la coupure mai lés ouvriers sur bois^ ceux qui occupent un gradin aitué au devant de la voie thierne portent également le nom d'ouvriers de devant la voie.
Les ouvriers à veine sont chargés du bavage , de l'abat-
438 CHAPITRE IV. — It*. SECTION.
tag^ 4^ la bauille et du boisage de la iaiUe ; ib ont Imk JQurs UD grand intérêt à bien ^écuter ce dernier , aoit {wur aaBurer leur propre séourité , soie pour ne pas avoir à iwecoiraeneer le lendemain, les mêmes travailleurs âaot eons^amment affectés au même atelier; ils doivent aw séparer avec soin la houille des schistes intercalés qu'ils rejettent confusément en arrière. A chaque taille est attaché un bauteiur; il aide les haveurs à déblayer le chantier, c'est-à-dire à faire passer la houille abattue du point où elle est tombée à la voie de roulage » en ta poussant sur le sol à Taide d'une eseoape.
Le chargeur à la taille remplit les voitures que les ^çlauneure ou es^tatmeurs roulent à la chambre d'aesrocbagei ceux-ci sont divisés en deux catégories : les sclaii* neurs de la première conduisent la houille dans les voies ihieroes; ceux de la seconde opèrent le roulage sur les voies de niveau ; souvent ce dernier travail est exéoulé par des chevaux, dont chacun traîne on convoi de dix i douze voitures (ramie$.)l]n palefrenier-eonducteur, assis sur le premier vragon , dirige le cheval ; un jeune garçon , installé sur le dernier , surveille la marche du convoi et s'assure qu'aueune voiture ne déraille ou ne se détaehe des autres. C'est le êuitfeur de rames.
Les chargeurs au cu/fai remplissent les vases d'extraotion (cuffais) et en retirent les bois expédiés du jour. On choisit , pour remplir celte fonction » des ouvrière vigoureux, eapables de porter sur leurs bras les grosses houilles et de les charger sur le menu , afin d'éviter h casse. Les awnceurs de chariots prennent les wagons a l'endroit où le convoi s'arrête et les conduisent aux cuffais. Les jambots sont de jeunes manœuvres employés à diverses fonctions : tels sont les graisseurs de voitures, les p&rteure d'outils , les jambots de poU, ou balayeurs de
COOCUAlfT DE MOSIS. ÂS9
joies . les comiiinsioniMiire» , etc. Les jamboU de eradiBî étaient ooespés , dans les mines exemptes de grisou , à disposer le long des voies les craeheU ou lampions des* tîoés à éclairer le personnel appliqué au transport. L'édainife fixe ayant été, par mesure d'économie, remplacé par des laonpes que le sclooeur porte avec lui , la fonctioD a été supprimée*
Les êmurieum font manœuvrer les treuils placés à la léte des plans inclinés.
La joornéedes ouvriers du premier poste est de 13 beives, y compris le temps employé pour entrer daos la mine et en sortir.
Le second poste est composé des emupiurs de tM>îs, qui eonduisent la galerie dans la direction convenable, entaillent le toit ou le mur de la couche , boisent les excavations et leur donnent toute la stabilité nécessaire ; ils passent les fragments des roches encaissantes aux rekteurs de ierre$ qui les réunissent aux déblais confiisément projetés par les haveurs; les serrent fortement contre le toit et forment souvent des murailles de pierres sèches le long des voies. Ceux-ci sont accompagnés des remeneurs de terre , dont la fonction est de transporter les remblais des points où ils sont trop abondants dans ceux où ils faot défaut.
A cette division appartiennent également les placeure de raib, chargés de prolonger et de réparer les chemins de fer pendant la nuit. Ce sont des espèces de surveillants qui se retirent lorsqu'arrivent les ouvriers du poste de jour. Les deseambleurs de voies racconmiodent les galeries et les exhaussent lorsqu'elles se sont affaissées. Les foreurs manceuvrent la sonde afin de reconnaître l'existence des anciennes excavations inondées ^ ou infestées de grisou. Les ouvriers à charbon abattent pendant la nuit la houille
dcBiinëe a eorapléc^ la quolilé d'extraction voohie , lorsque celle-ci n'a pu être obtenue dans le courant de la journée ; leur travail est de 8 heures. Enfin, les malêur9 creusent les puits et les bouteleur$ percent les galeries & travers banes. Le personnel employé au jour est commandé par un chef de fdace ou surveillant. Les machines sont condaites par les mécaniciens et les Useurs ou chauffeurs. Les tnotilineuses sont de fortes filles occupées & manœuvrer et à culbuter les cuffats. Les tourneurs mesurent et chargent les charbons dans les voitures, sous l'inspection d'un chef qui prend note des quotités expédiées^ aux magasins du canal ou vendues sur place. Les brouetteurs conduisent aux (bumeaux le charbon propre à les alimenter. Enfin, les coupeurs de bois coupent & longueur les diverses pièces de bois employées dans les travaux et leur donnent la façon convenable.