‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 147 sur 193 · CHAPITRE lY. — lit*. SSCTIOlf · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY. — lit*. SSCTIOlf

Deux observations générales se raUaeh€sil à l'exploitalMNi de ce bassin houiller :

l"". 1^8 roches porphyriques et granitiques «ur lesquelles il a été stratifié , ne sont sépanies de la couche inférieure que par une épaisseur de schistes de li mètres, en sorte que les cavités des terrains primordiaqi n'oot pa3 été bien remplies et leurs aspérités bien nivelées; la couche s'est déposée par ondulations et jamais d'une mapière plane ; d*où il résulte que les galeries horizontales ne sont jamais droites , mais au contraire iréssinueuses,

3», Les éboulements du toit peuvent seub remplacer les remblais, qui manquent absolument k Epioac, vu rab*sence dUntercalations schisteuses , ou s'il en existe une , elle devient complètement inutile, à cause de sa faible épaisseur, comparativement à la capacité des vides que produit l'arrachement.

4A9. Exploitation des cotiches de 2.30 mètres et de ^ à 7 mètres de puissance.

La tranche à exploiter, à laquelle on donne ordinaire* ment une hauteur de 100 mètres suivant l'inclinaison, et 300 à 400 mètres dans le sens de la direction, est divisée en piliers par deux espèces de galeries. Les pny mières a,6,oeta*6*c*, parallèles à la voie d^allongement , sont séparées par des massifs de 15 mètres d'épaisseur; les autres, e, d et e% d* , ouvertes sur Tinolinaison , sent espacées de 90 à 35 mètres d'axe en axe, et servent à faciliter la ventilation. Deux plans automoteurs ff et f^ g\ établis de chaque côté du puits, reçoivent les produits et les amènent à l'accrochage. Ces voies indinées sont disposées diagonalement; leur pente serait trop ni«-

DâPÂJITBMENT DB SAONE-IT^LOIRB. 479

)ttde «i ^l68 étaîem ptaoées dans la ligne de plas grande pente (45 degrés).

Une partie ou la totalité du champ d'exploitation ayant fâé ainsi divisée en massifs offrant une surface de 300 |i 37^ mètres carrés, on procède au dépilage. Cette opération commence, comme d'ordinaire, par le massif supérieur le plus éloigné du puits. Le charbon qui en provient glisse- naturellement dans la galerie de roulage immédiatement inférieure , où il est recueilli et transporté au plan automoteur. Pendant le dépilage d'un massif, le mineur a du se garantir des éboulements partiels du toit par un léger boisage; après l'arrachement du parallélipipède de houille, il retire les étais et fait tous ses ^orts pour déterminer Téboulement en masse du toit, afin de remplir complètement la cavité et d'éviter la for* mqtion de fissures , par lesquelles les eaux s'infiltrent dans les travaux.

Les différences que l'on observe dans le dépilage de la aouc^e de K & 7 mètres de puissance dérivent de sa plus grande épaisseur et d'un banc de terre quartzeuse, mélangée de cristaux de fer sulfuré , intercalé à quatre mètres au- * dessus du* mur. L'enlèvement d'un pilier s'affectue par reprises de 1 05 à 120 mètres carrés, c'est-à-dire en prc-* nant un parallélogramme de 7 à 8 mètres de longueur dans le sens de la direction , sur une largeur égale à la hauteur du massif (15 mètres). On arrache d'abord le banc infé«* rieur, en boisant solidement, et en laissant, au-dessous de l'intercalation quartzeuse , un lit de houille de SO à 50 fentioiètres d'épaisseur , afin de former à l'excavation un faite mil prévienne Tébouleinent total ou partiel des matières svâriles ; ce charbon ,* qui , lors de l'abattage du banc supérieur , se trouve pincé au-dessous des écrasées de la roche quartzeuse, eat naturellement perdu pour toujours. L'une des

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subdivisions du massif étant ainsi excavée , les étais de soutènement sont retirés, et Ton cherche à déterminer FéboDle* ment du nerf intercalé et du banc de houille gisant aodessus , ce qui , vu le peu d'adhérence de la houille el do toit , se fait assez facilement. Les blocs gliasent alors suivant rinclinaison de la couche et se rendent dans la galerie de roulage, où ils se trouvent à portée des voitures de transport*

450. Procédé d! exploitation usité pour la couche de {Q mètres de puissance.

Les modifications successivement introduites dans Tarrachement des deux couches réunies d'Épinac ont conduit aux deux procédés suivants.

Les piliers (fig. 14, pi. XXXII) sont déterminés par quatre galeries transversales ; deux d'entre elles V A" sont excavéesdans la stratification inférieure, et deux autres kk ont pour faite le toit de la couche. Le pilier ainsi cerné peut être considéré comme un parallélipipède de quinze mètres de longueur , dix de hauteur et autant de largeur, incliné dans sa longueur, de manière à former un angle de 45 degrés avec riiorizon et dont les quatre arêtes latérales seraient abattues pour former les galeries suivant l'inclinaison. Alors, les mineurs, entaillant en m, arrachent le banc de houille en contact avec le mur , et produisent une cavité d'environ 1.50 mètre de hauteur, dans laquelle ils placent quelques étais pour prévenir les éboulemeots spontanés. L'entaille achevée, ils se retirent en enleraat les bois , puis provoquent par tous les moyens possibles la chute des stratifications supérieures, entre autres par l'exécution , de haut en bas, de coupures verticales t; , !? , et par des coups de mine placés au-dessous du (oit.

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Le mode précédeni a le désavdntage d*exiger le creusemenc d^un assez grand nombre de galeries , opération beaucoup plus dispendieuse que le dépilage, et qui affecte senstblraicnt les prix de reyient. On a cherché à y remédier de la manière suivante (f^. 15).

Les piliers ayant même dimension que ci- dessus, le mineur se borne à ouvrir deux galeries transversales , Tune au toit, Tautre au mur; il les dispose diagonalement aux deux côtés opposés du pilier; puis il pratique une coupure s suivant un plan passant par Taxe des deux galeries. Quelques coups de mine suffisent alors pour abattre le prisme supérieur; il en est de même du prisme inférieur , dont les produits tombent en partie sur la galerie horizon* taie , en partie sur celles d'inclinaison , d'où on les conduit aux plans automoteurs.

Tel est le mode remarquable d'exploitation de cette couche puissante , de laquelle on arrache toute la bouille, sauf les cas accidentels d'éboulements subits et imprévus , qui, recouvrant les stratifications abattues, s'opposent à leur enlèvement (1).

4SI. Exploitation par éboulement des mines de Blanzy ( Saône-et-Loire).

Le mode d'exploitation par éboulement de haut en bas et par tranches successives , introduit dans les mines de Montceau (concession de Blanzy) par M. Harmet , ingénieur ehril, est une heureuse imitation du procédé employé depuis longtemps en Silésie.

Les figures 9, 10, 11 et 13 de la planche XXXIl re-

(I) Ces renseignements sont dus ^ H* Bodson , ancien directeur des mines d*Ëpinac,

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