Exphitatiùn d» la couche de Dko^Yards
Autrefois les minears se contentaient de pratiquer dans la eouehe une excavation conique, assez semblable à une quille I dpnt le rayon ne dépassait pas 16 à 18 mètres* |>ès qu'ils pouvaient craindre un embrasement spontané, ou des éboulements trop multipliés, ils se portaient sur un point voisin, où un nouveau puits était Tobjet d'une exploitation semblable. L'orifice de chaque puits était ensuite recouvert d'une voûte ou d'une muraille conique destinée à prévenir les chutes accidentelles et à empéoher i'f rr atmosphérique de produire l'embrasement des menus charbons abandonnés dans la mine. Les excavations aneiennement creusées au nord de la ville de Dudley sont tellement multipliées qu'elles présentent l'aspect d'un champ recouvert d'une multitude de fourmilières dont tes pro-* portions seraient exagérées. Plus tard , le mineur , s'écartant des affleurements, creusa des puits plus profonds, et parvint , par des améliorations successives , au travail par compartiments ou par cliambres {Square luork) , objet des descriptions suivantes.
La figure l'"". de la plancheXXXVIIIestle plan horizontal de la mine de Blakemoor, située entre Gongreaves et Dudley , où s'exploitent simultanément la houille et le minerai de fer (1). Une machine à vapeur extrait alternativement de deux puits J et jB, le charbon de la couche de DiX'Yards gisant à une profondeur de 164.50 mètres et le minerai des ai*giles stratifiées à 12.80 mètres audessous du combuslible.
<f ) La figure 2 est une section Yertieale d*ane partie de la galerie priiMdpale JC,
844 OfAPITRB IV. V*. ACTION.
La galerie principale AC {Gaie roêis) est ouferte sur le mur de la couche. Sa largeur esl de 3.70 i S mètres et sa hauteur de 3.60 â 4 mètres. La ren«contre des petits rejettemems ( Ribê ) , tels cpie Jf et /IT (fig. 1 et 9), n'altérant pas la rectitude de la voie , on te contente d'arracher les aspérités et de combler les dépres> sions , en compensant les déblais par les remblais ; le sol est ainsi formé d'une série de plans inclinés raccordés par des pentes douces et sans jarrets.
Pendant l'établissement de cette galerie , le mineur se fait suivre du courant ventilateur par le percement pa* raltèle des bancs situés à 3.S0 ou 3 mètres au-dessus du mur de la couche. Ces voies d'aérage a a a {Jir head) , dont la section est d'environ 1 mètre carré , sont mises en communication avec le puits d'entrée de l'air ; tous les 18 à 90 mètres , le massif qui sépare les deux voies est percé de canaux c, c, c (Spouls) par lesquels dé* bouche l'air frais. Si dans ce travail l'ouvrier renoMitre un rejettement , il ne continue pas l'excavation en ligne droite; il s'arrête, creuse, en montant ou en descendant, un petit puits {Stump) d'une hauteur égale à celle de l'obstacle; puis il reprend le percement horizontal en se plaçant à la même distance du sol où il se trouvait avant le déran* gement. Les lignes ponctuées de la figure 3 indiquent suffisamment cette disposition. Si la voie de roulage se croise avec celle d'aérage , on installe au faite de la première une caisse ou coffre en bois , qui rétablit la contintiité de la seconde. Lorsque la galerie principale est parvenue à la limite extrême du champ de travail , le directeur de la mine, se basant sur les circonstances locales , détermine les points où doivent être établis les compartiments n°'. I , II, III > ele. {Sida ofwork) , leur ordre de succession et les dimensions que la nature du toit permet de leur donner. Ces chambres,
COMTÉS I>B STAFFORD ET DE SHROPS. U4t>
liées ûveo la galerie principale par de petites excavations S^S^ S (BoU hole)y peuvent être assimilées, après Tarradiement du charbon , à une halle de 8 à 9 mètres de haufeur, entourée de murs d'enceinte E^E (Ribê)^ et dont le plafond est soutenu par des colonnes F, F (Pillarê) assez régulièrement espacées. Dans la mine de Blakerooore, un premier compartiment n*. 1 a été formé à l'extrémité de la galerie principale; une dérivation de celle-ci a permis d'ouvrir le n\ II. Les n*". lU , IV , V et VI ont été établis à droite et à gauche de la galerie ; puis enfin le n*. VII, qui est sur le point d'être achevé et dans lequel on remarque l'existence d'une double issue , provenant de ce qu'une seeonde galerie a été embranchée sur la première, dans le but de préparer un chantier n\ VIII , circonstance qui contribue à donner de l'activité au transport. Uhé^ rieurement , d'autres seront installés en IX et X ; et, pour ne pas se trouver pris au dépourvu , des mineurs sont déjà occupés à creuser la galerie HW destinée è l'exploitation de la partie de la couche située au sud-ouest des puits d'extraction. Les stratifications du faite, pouvant rester assez longtemps sans soutien avant de s'ébouler, permettent de prendre des chambres de 50 è 60 mètres sur 30 à 40. II suffit de laisser un petit nombre de piliers de 8 à 10 mètres de côté et quelques autres de 4 è 6 mètres pour maintenir le toit jusqu'à l'achèvement du travail. Les ateliers ont une largeur moyenne de IS mètres , et les murs d'enceinte , 5 à 7 mètres d'épaisseur.
Quoique la couche de Dix-Yards soit fort sujette aux dégagements de gaz hydrogène protocarboné (Firedamp), il est rare que l'exploitant fasse tout ce qui est nécessaire pour obtenir une ventilation convenable, et il est impossible d'y parvenir avec des conduites dont les sections offrent une si grande divergence. Le courant descend par le puits B^ Ton u* 35
S46 CHAPiTRB IV. — V". SÏCTION.
qui, dans cette circonstance, prend le nom de Dowu cq9$ êhaft^ parcourt les travaux exécutés dans la $trati6catio9 de minerai de fer^ rçmonte dan^ la eoucbe de houille, traverse la galerie parallèle à la voie principale , pui^ celle qui longe la chambre en exploitation , dana hn quelle il débouche par Fun des petits canaux c' c\ L*air» 3e dispersant dans Tespace, absorbe les gaz nuisible^, leg entraine avec lui à travers la voie principale, puiç il remonte par le puits J qualifié de Up aut shaft. Quelquisfoia lu ventilation suit une marche inverse : Tair péqètre par la galerie de roulage et retourne dans Tatmosphàre par la voie supérieure d'aérage. Si ce procédé est plua conforme à |a règle qui prescrit de donner au courant une direction «iScensionneUe, il offre le grand désavantage de forcer l'air provenaut d'une galerie à grande section , dont )e volume est encore augmenté par la dilatation et par le mélaoye des gaz provenant de la houille , à s'engager .dan$ une série de conduites fort étroites et , par conséquent , à ralentir considérablement sa course.
iSi. Arrachement successif des divers bancs de
houille.
he percement des. galeries {Gâte road^) s'effectuant dans les stratifications inférieures , n'embrasse qu'une partie d^ travail exécuté dans les compartiments ; on peut donc n'avoir égard qu'à ce dernier et supposer que le mineur, arrivé à l'extrémité de la galerie dite Boit hole, va procéder à l'excar vation d'un compartiment, par exemple ; de celui qui, dani la figure f, , porte le n«. III.
Le premier travail a exclusivement pour objet |e |)aoç inférieur Humphrey n?. 1 3, que deux mineurs arrachent dan(|
I0 prolongement de la galerie d*entrée 5. Lorsqulk sont suflisaniment avancés^ deux autres ouvriers agrandissent la laille {Siall ou Opening), dont la largeur est alors de 8 à 9 mètres et qui se trouve composée de deux ou de quatre gradins. Si la solidité de la couche le permet , deux nouveaux mineurs portent la largeur de Texcavation à 13 mètres et s'avancent ainsi en longeant le mur d'enceinte. Le gradin le plus avancé contient le meilleqr ouvrier , qui imprime au chantier la direction convenable. Les éboulements des bancs supérieurs sont prévenus à l'aide d'étais ( Propi ;, combinés avec des buttes i€ogi) formées des débris schisteux les plus résistants. Ce travail , efiectué par des mineurs couchés dans un espace privé d'air et tellement restreint dans sa hauteur qu'ils ne peuvent relever la tète, est cependant recherché par ^x comme plus facile qu'aucune des opérations qui lui succèdent.
Quant aux bancs supérieurs, c'est par des coupures latérales, successives, dirigées de bas en haut, et enutilii* sant leurs joints de séparation , que le mineur parvient à les détacher et à en déterminer la chute par plaques plus ou moins épaisses. Aussi , dès que le. banc dit Humphny a été enlevé sur une surface sufBsamment étendue, il pratique (fig. 4), dans SUpper et Sa^er^ p**. 13 et 1 1 , une entaille verticale autour des piliers et le long du mur d'enceinte, afin d'isoler la masse qu'il se propose d'abattre. Cette échancrure doit être asses |ai^e en dessous pour qu'en y introduisant la tète et les épaules, il puisse la pousser au joint de séparation des bancs n*'. 11 et 10. Comme une entaille continue n'offrirait pas assez de sécurité pour les ouvriers, sans cesse menacés d'un éboulement subit de la houille, 4mix*ci réservent , à des distances d'environ deux mètres
b48 . CHAPITRE IV. — V*. SBCTIOÎf-
les uns des ootres, de petks massifs ou prismes dé obarbon (iSjptini») de 0.50 mèlre d'épaisseur qui, semblables aux enoorbellemenCs destinés à supporter les poutres dans Tarchiteoture gothique, établissent une liaison temporaire entre la masse à abattre et les parties qui doivent rester en place. Les coupures perpendiculaires étant achevées, les ouvriers se retirent vers la principale galerie en faisant disparaître les petits massifs , dbpersent les buttes et enlèvent tous les bois. Le charbon, sot* licite par son propre poids ^ se détaehe dans le sens des joints horizontaux et tombe^'en masses de 40 à 80 tonnes , suivant la largeur de la taille et la hauteur des coupures. Le nombre d'ouvriers occupés à l'abattage est fort restreint ; ils travaillent pendant la nuit, afin de ne pas exposer inutilement les autres aux effets des éboulements. Il serait trop dangereux d'employer le pic ordinaire à court manche pour enlever les prismes de charbon; aussi les ouvriers, dans cette opération, sont4ls armés d'une gaffe ou croc de marin {Pricker)^ perehe de 4 à B mètres de longueur, & l'extrémité de laquelle est at* tachée une pointe acérée munie latéralement d'un cro* chet (fig. 8). Les mineurs, se tenant à une grande distance du point où se porte leur action , entaillent les petits massifs; ils portent la pointe de l'outil sur leur surface antérieure, et le crochet sur les faces postérieures; ils se tiennent constamment sur leurs gardes, prêts à sauter précipitamment en arrière an moindre craquement ei à la moindre apparence d'ébranl^nent dans la masse; car le banc de houille tombe quelquefois avant que l'on* vrage soit achevé.
Pendant ces opérations, d'autres mineurs continuent l'excavation du banc n*". 1, en établissant des talUes transversales (Cross opening)^ perpaidiculaires aux pre«
mières, jusqu'à ce que la surface totale du compartiment soit détermioée. Les bancs stratifiés au-dessous de John coalj étant ainsi enlevés « les débris stériles de la eoaehe et la menue houille ( Shuk ) provenant des premières exoava* tîons forment un terrassement sur lequel les haveurs mon* tent, pour effectuer de nouvelles échancrures; c'est ainsi qu'ils abattent tous les bancs supérieurs les uns après les autres; Benches et Tou> coalj considérés comme un seul banc, sont coupés simultanément. L'entaille, dans cette seconde partie de Tarrachement ne se iait plus en commençant par la partie voisine de la galerie de roulage, mais par Textrémité la plus éloignée du compartiment. Lorsque les déblais entassés sous les pieds du mineur, sont insu^ isants pour atteindre les points où se font les coupures perpendiculaires, il élève des échafaudages, dresse des échelles et utilise tous les moyens à sa disposition. U est rare qu'il provoque la chute du Roof Floor n\ 1, qui, étant f(Nrt dur, reste au couronnement pour maintenir les sehistes du toit ; il se contente de recueillir les Mocs qui sen détachent spontanément. Quelquefois le banc tombe tout entier; d'autres fois sa chute est accompagnée d'immenses blocs du toit, d'une épaisseur telle que l'emploi de la poudre est indispensable pour dégager le charbon gisant au-dessous de l'éboulement.
Les figures 3 et 4, sections réciproquement perpendiculaires d'un même chantier, suffisent à l'éclaircissement de ce qui précède. La première, cratenant la réunion des divises phases du travail exécuté à des époques successives et sur différents points de la mine, indique, en outre, l'emploi des étais et des piliers en pierres sèches. La seconde est la section transversale d'une taille représentant la disposition des coupures exécutées dans la hoMille. / est la coqduitç longeant' l^
8ï0 CBAPITAB IV. — V\ SECTION»
eompartiment ; O, le canal par lequel Taîr afflue dans ce dernier; P, le mur d'enceinte, et Q^ le pilier principal.
Outre les buties fornito avec tous les blocs de schiste , le mineur cherche à prévenir les éboulements des bancs supérieurs y découverts sur une trop grande étendue , ao moyen de piliers accessoires J!r(fig. 4) {Man ofwarpUlars) , ménagés dans les tailles de grande largeur et dans les points où deux excavations , se rencontrant , forment un espace vide d'une grande étendue. Ces piliers, de forme carrée, ont 2,70 à 5.60 mètres de côté et diminuent d'épaisseur à mesure qu'ils s'élèvent vers les strates supé* rieures. Autrefois on les formait immédiatement sur le mur de la couche dès l'arrachement du premier banc, en réser^^ vant des massiCs prismatiques partout où le besoin semblait devoir se faire sentir plus tard ; mais , comme ils interrompaient le travail des tailles et cédaient trop facilement sous la pression des stratifications du faite, l'exploitant a jugé plus convenable d'enlever complètement le Humphrey^ même dans les points où le pilier accessoire doit être ménagé, et de remplacer la houille par des prismes de remblais £, dont la section excède de quelques décimètres la suHace du pilier qu'il doit ménager dans la couche. Lorsque l'espace compris entre les remblais et le banc dé charbon n'est plus que de cinq ou six centimètres , il le remplit de planches ou de petits tasseaux en bois » introduits sans trop de frottement. Dans une semblable disposition , les remblais , et le bois par aa flexibilité^ cèdeni à la première pression un peu forte ; le pilier, qui a fait son mouvement, reste désormais intact et rend alora de grands services, jusqu'au moment où il est détruit pour provoquer la chute des bancs supérieurs.
Les diverses stratifications de la couche de Dix-Yanb^ ne contenant pas les mêmes qualités de houille , doivent
GOMTiS DB 8TAFF0RD ET DE SHBOPS. 8S1
écrê transportées et extraites séparément. Ainsi , le eharbon appelé hauitlB blanche ( Whùe coal) , produit des n"^. 3,3 et 4 , étant des meilleurs pour les foyers domestiques , est soigneusement séparé de eelui qui provient des n"^. 11 et 13, classé eomme étant de moindre valeur. De même, on se garde de confondre les produite des n"^. 5 et 6 , propres à la fabrication du coke {Kaking coal) y avec ceux du n^ 7, qui , fort pyriteux , ne peuvent servir qu*à la cuisson des briques et de la pierre calcaire. La presque totalité du banc n\ 1, tombant en menu sous le pic du haveur, fournit peu de chose à Textraction. Les charbons de cette nature, A*ayant aucune valeur, ne s'extraient pas de la mine, mais s'entassent contre les parois des compartiments et se disséminent sur toute la surface de la chambre, où informent un lit tendre qui empêche les blocs de houille de trop se briser dans leur chute.
Lorsque la houille du compprtiment est enlevée et tous les piliers accessoires abattus, l'exploitant se hâte, si la nature du toit le lui permet , de recouper les murs d'en* ceîAte par des tailles transversales tp,t>(fig. 1**), d'amincir les piliers , et , enfin , de détacher des blocs de houille partout oâ cela est possible, sans provoquer des éboulements trop dangereux. Mais cette circonstance est rare; il se considère comme heureux, la plupart du temps, s*il parvient à vider entièrement la chambre , sauf les grands piliers , qui, perdus pour toujours, ont reçu le qualificatif de etêmal pillatê (massifs éternels).
Lorsque lés mineurs se retirent définitivement, ils bouchent hermétiquement la galerie d'entrée <$^ en y élevant une digue (Z>aiit ) composée d'une muraille en briques, contre laquelle ils entassent du sable sur une épaisseur moyenne de 3.80 à 4 mètres. C'est une précaution qu'il serait dangereux de négliger, car le contact de l'air et des menus
charbons abandonnés dans Texcavation, ne manquerait pas, de produire un embrasement dont les conséquences po«r-. raient être fort graves.
482. Inconvénients et pertes de charbon résultanl de ce mode ^exploitation.
La condition des ouvriers appliqués à rarrachement de. cette couche est des plus fâcheuses. Dans l'excavation du banc Humphrey^ couchés sur le côté , ils occupent un espace privé d*air et tellement bas qu'ils ne peuvent se retourner. Dans les bancs supérieurs , le travail est plus pénible encore, plus difficile et plus dangereux; car, devant arradier la houille au-dessus de leur (été, n'ayant de place que pour déployer leurs bras , en équilibre sur un léger écha* faudage ou suspendus aux derniers rayons d'une échelle, ils doivent se livrer à un exercice violent , dans un espace exigu où la circulation de l'air est interrompue, et où l'atmosphère est tellement chaude que, malgré leur état de com* plète nudité, la transpiration ruisselle sur leurs corps. Mais ce qui effraie le plus, ce sont les nombreuses victimes de ce genre de travail. Constamment exposés à réboulement des bancs supérieurs, ces malheureux ou* vriers s'estiment heureux s'ils s'en retirent avec quelques contusions ou même avec un membre rompu ; car, ordinairement, c'est la vie qu'ils perdent, écrasés comme ils le sont par ces masses énormes de houillcj dont ils ne cessent de provoquer la chute, et qui, parfois, se détachent en plaques plus volumineuses qu'ib n'avaient pu le prévoir.
Ce système est encore vicieux sous le rapport de la difficulté du travail , de la grande dépense de main-d'œuvre et des dégâts résqltfint dç )a propagation dçs éboulcn^ent^.
ik h surface du sol et qui donnent lieu à des indemnités quelquefois considérables. La grande perte de houille diminue singulièrement les avantages inhérents à un dépôt d'une aussi grande richesse. En effet , abstraction faite des produits retirés après coup des piliers et des murs d'enceinte, ce qui, du reste, est fort minime et quelquefois complète-, ment nul , la surface exploitée se réduit , dans les circonstances les plus favorables , aux trois quarts et même aux deux tiers de la totalité de la couche; et cependant telle n*est pas la quantité proportionnelle de houille enlevée , car de nouvelles pertes résultent encore de la réduction en menu du gros charbon , dont on ne fait aucun usage dans cette localité, en sorte que la moitié des produits peut être considérée comme perdue pour toujours.
483. Personnel employé dans les mines objet de la couche de Dix^Yards.
Le directeur des travaux [ground bailif) a sous ses ordres autant de chefs d*atelier {Doggy ou Foremen) que de puits en exploitation; ces chefs mesurent Fouvrage des haveurs, veillent à ce que le chargement des voitures se fasse d'une manière convenable , et s'assurent , avant la descente des ouvriers dans la mine, de l'état des excavations , tant sous le rapport delà solidité du couronnement, que sous celui de la présence du gaz inflammable.
Les haveurs (Holers ou Pikemen) entaillent et abattent les divers bancs de la couche; chacun d'eux doit excaver une surface donnée^ dont le prix varie suivant la position des bancs attaqués, c'est-à-dire suivant la difficulté et le danger du travail.
Les ouvriers employés aux travaux accessoires de l'intérieur sont désignés sous le nom générique de Band^tnen^
Cette classe, dont les fonctions sont fort variées, coitipretid tous les ouvriers qui ne savent pas se servir du pic,oU qoi ne trouvent pas de Toccupation comme haveurs. Parmi ceuxci , les dépiéceurs ( Tumers ont) attaquent les grandes masses provenant de Tabattage des bancs , les débitent en blocs faciles à soulever et à transporter. Les chargeurs (Loaders) entassent le charbon sur des voitures ou des traîneaux (Skips); cette opération réclame autant d'adresse que de vigueur. Les Dirt carriers sont de vigoureux jeunes gens chargés de nettoyer Texcavation (Gob) , située derrière les ateliers , des menus charbons produits du havage. Des corbeilles ou des bacs en tôle servent à les transporter sur des points où les mineurs les reprennent pour s'exhausser pendant Tentaillement des stratifications supérieures, l^es Clanser ou Ckanser arrachent les lits de schistes adhérents à la houille, et recueillent les remblais avec lesquels ib< bâtissent des buttes aux endroits désignés par le doggy. Les voituriers {Horse drit;er«) conduisent les chevaux traînant les skips; ceux-ci , arrivés au bas des puits, ëont attachés par les accrocheurs {Hanger on) à Texlfémité des câbles d'extraction.
Tous les ouvriers occupés à rexploitatioti de celte couche ont un salaire assez élevé, à cause des d&ngen qui les menacent. Lorsqu'ils ne sont pas à la tâche, ieltr travail a une durée de 12 heures, et ils sont f$jéB par semaine.
Le personnel du jour se compose :
Du BanksmaHj ouvrier qui reçoit les voitures char-* gées à Torifice du puits, et fait descendre dans la mine tous les matériaux nécessaires ; des manœuvres (Zofotfrsn); des machinistes {Enginer ou Whimsey mm)^ et ded TroUiers , occupés au transport des produits de l'orifice du puits aux magasins et aux lieux d'embarquement*
tOUriê DE 8TAFF0RD ftT DE SHR0P8. SttSf
Une tonne de charbon (1015 kilogramnies ) est allouée chaque mois à tout mineur (Collier) et à tout ouvrier dont te travail se rapporte directement à l'extraction de la hoaille.