Fentilatmr à hélices par M. Pasquet , de Gilly
Les figures 6 , 7 et 8 de la planche XXI ^^ représentent le ventilateur construit à la mine de houille des Ardinoises^ près de Charleroi. La première de ces figures est une vue prise au-dessus de Tappareil ; la seconde , une vue de face , et la troisième, une coupe suivant un plan horizontal.
Au-dessus d'un cercle annulaire en fer forgé o , o* lié par trois bras à Tarbre de rotation B se trouve un noyau cylindrique s t autour duquel sont établies 3 ou 6 rampes hélicoïdales C, Cy Cj dont chacune est le tiers ou le sixième d'un pas de vis complet. Comme la base ou Torigine de chaque rampe est séparée de l'extrémité supérieure de la rampe voisine par toute la hauteur du noyau , il s'ensuit que^ sur le pourtour de l'appareil, se trouvent les ouvertures rectangulaires rq^rq^ par lesquelles l'air de la mine est rejeté dans l'atmosphère. Excepté ces orifices , toute cornmunication est interceptée par des parties de surfaces cylindriques telles que r r\ r r\ liées, d'un côté , avec les rampes hélicoïdales, de l'autre, avec le cercle s t^ partie plane du noyau. Celui-ci est recouvert de trois bras t;, t;, v prolongés jusqu'à la circonférence de l'appareil ; ils passent par-dessus les ouvertures de sortie de l'air, aux parois desquelles ils donnent de la solidité.
Ce ventilateur est formé de tôles minces , fixées par des rivets sur des bandes de fer pliées en équerre et placées dans tous les angles. Il est appliqué contre un orifice percé à travers la paroi D D , destinée à séparer Tair extérieur de
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la cavité intérieure ; la tranche de la couronne circulaire est encastrée dans la charpente de l'oriGce; et, afin que le jeu de l'appareil ne permette pas h une trop grande quantité d'air atmosphérique de rentrer dans le puits d'appel , on ferme autant que possible le joint par un cercle de recouvrement en contact avec la bordure extérieure. Le ventilateur est disposé, d'ailleurs, de manière que son arbre soit horizontal. Une poulie à gorge £, placée en avant, reçoit le mouvement du moteur par l'intermédiaire d'une courroie. Les flèches xx, indiquent le sens du mouvement; les autres les points de sortie du courant.
Dans la figure donnée pour exemple , les canaux mobiles sont plus larges à leur origine qu'à leur extrémité antérieure; on avait cru obtenir par ce moyen des résultats plus avantageux , mais comme on a acquis la conviction qu'il n'en était rien , on a renoncé ultérieurement à cette disposition , et on leur a donné une largeur uniforme dans tout leur développement. Lorsqu'il s'agit d'augmenter la dépression, on diminue la section des orifices de sortie; s'il faut extraire de grands volumes d'air, on augmente au contraire cette section. Enfin, l'auteur, cherchant h éviter les pertes résultant du glissement de la courroie, a construit, pour la mine de la Réunion, un appareil de ce genre, dans lequel il a remplacé la poulie et la courroie par une roue d'engrenage.
On voit, d'après ce qui précède, que ce ventilateur a la plus grande analogie avec la vis de M. Motte, sur laquelle, toutefois, il mérite la préférence; car, le noyau étant plus grand , il n'existe pas d'espace nuisible ; les frottements de l'air contre l'enveloppe sont supprimés, et enfin l'inclinaison des hélices sur le plan de rotation étant moindre, l'écoulement du fluide s'opère sans oïh stades sensibles.