‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles; (volume 3)Chapitre 55 sur 193 · rentilateurs à ailes de mouKn à vent · texte numérisé non relu

rentilateurs à ailes de mouKn à vent

Ces appareils, dont l'idée appartient à M. Lesoinne, professeur de métallurgie & lUniversité de Liège, ont beaucoup d'analogie avec les petits ventilateurs employés pour renouveler l'air des salles où se réunissent un grand nombre de fumeurs.

Celui de la mine du Grand-Bac (fig. 4 et 5 , pi. XXI ^) est composé de six ailes A^J^A en tdle de 1.5 à 9 millimètres , qui se recouvrent vers le noyau et se découvrent à la circonférence, en laissant entre elles des ouvertures triangulaires destinées au passage du courant d'air. Ces ailes sont rivées sur des rayons en fer demi rond qui se rattachent, d'un côté, au noyau v et, de l'autre, à la couronne c ce. L'axe B porte un plateau en fonte w w du-

AÉRAGE MÉGANIQUE. 18i

quel partent des branches d,d qui , se reliant à la couronne de Tappareil, préviennent les mouvements d'oscillation en dehors du plan de ro tation. e est une poulie sur laquelle s'enroule un cable plat sans fin f; celui-ci passe sur un tainbour que met en mouvement une machine motrice semblable à celle des figures 1 et 2 de la même planche. Cet appareil, installé dans une position verticale, tourne dans une ouverture circulaire pratiquée sur la paroi de séparation de l'atmosphère et du puits d'appel.

L'auteur, pénétré de l'idée que la forme du meilleur récepteur de la force du vent devait être aussi la plus convenable à l'épuisement de l'air renfermé dans une cavité, a dû adopter l'inclinaison indiquée par Smeaton pour les ailes de moulin à vent, c'est-à-dire 18 à 19 d^rés au noyau , 6 à 7 degrés près de la circonférence » et, par conséquent, 12 à 14 au milieu de l'aile.

Le mouvement de rotation imprimé force les ailes à couper l'air par tranches , qui glissent sur leurs parois pour se répandre dans l'atmosphère; le vide relatif produit par l'enlèvement d'une tranche est immédiatement rempli par l'air afQuent de la mine, qui, divisé à son tour par tranches, est expulsé de la même manière.

Le mouvement de transmission se fait, ainsi qu'on l'a vu , au moyen d'une courroie ; mais celle-ci glisse lorsque la vitesse dépasse une certaine limite , en sorte que l'appareil ne peut, dans un temps donné, exécuter le nombre de révolutions qu'il devrait accomplir d'après la vitesse du moteur et le rapport des rayons des tambours. C'est ainsi que M. l'ingénieur en chef Wellekens a constaté qu'il ne faisait que 110 révolutions par minute, tandis que, d'après le nombre des excursions du piston, il en aurait dû faire 17S, ou près de la moitié en sus.

Le ventilateur du Yal-Benoit (Liège), dans lequel on a

18Î CHAPITRE m. — V*. StCTION.

eberdié à porter remède à cel hiconvéïiîént , èsl eoiapoflié (fig-1, ael3,pl. XXIkU)ded«âile8iÉ,^^^ ei> reeouTretnent da oojau à la eircooféreûee. wwtsi un dûqtfe eD fonte et d , d des bras de consolidatioB. C f C ^ une enve* loppe circulaire en fonte destinée k prot^er la maçonnerie contre les dégradations et à recevoir des supports ou jambes de force Z> , Z> , D, qui , boulonnées sur une pièce de fer £ , contribuent à maintenir l'arbre dans une position invariablCé

Les figures 9 , 10 et 11 offrent quelques dispositions de détail»

La première représente la manière dont les tringles g O s'emboîtent, par une de leurs extrémités, dans des mortaises pratiquées par moitié sur chacun des deux disques en fonte, du noyau v , tandis que leur autre extrémité traverse la couronne circulaire ce^ k laquelle ils sont attachés ài l'aide de vis et d'écrous.

La figure 10 est le détail de l'ajustement destiné i régler et à maintenir la distance qui sépare deux ailes consécu^ tives ou la section des orifices de sortie^ G'csst un boulon m fixé, d'une part, à la couronne c, de l'autre, à l'^^émité de l'aile J.

Dans la figure 11 on voit l'ajustement dea tfinglea de consolidation d, sur la couronne c»

Cet appareil est installé , dans une position horizontale « k la partie supérieure d'une chambre mise en eommunîca* tion avec le puits d'appel. Une flèdie indique la direolion suivie par le courante

Le mouvement de communication se compose d'une grande roue G^ de son pignon H, d'une roue d'angle Kp portée par le même arbre /, et enfin d'une seconde roua d'angle K^ , calée sur l'arbre du ventilateur , destinée à changer la direction du plan de rotation* La force motrice absorbée par les frottements de ces divers engrenagea doit

AÉRA<}B HÉCARIQOS^ i83

représenter au moins fat perte occa^loîmée par le glissement des eoiirroies dan» le premier système. Cependam on peut les diminuer notablement par la seule suppression des roues d'angle , é'est-à-dire en installant l'appareil verticalement^

Les principaux oi^nea des moteurs sont :

X, cylindre à vapeur^

If beite de distribution de la vapeur >

bf bielle; t% manivelle; F, volant; n, pompe aKmentaire f

p, modérateur au()uel le mouvement est eommuniqué par des engrenages r, r*.

prinoîpalw de» deux vmiiUUÊmQn,

Graud-Bag. Val-Behoxt.

Diamètre extérieur de

Tappareil ... M. 3.66 2.70

Idem du noyau . . 0.98 0.30

Somme des sections

des canaux dé sortie M3 0.81 0.722

Rayon du cercle décrit par le centre de gravité des orifices

de sortie . . . 0.80 0.9S

dectîon de rentrée de

rair. . . / . 8.35 X O.OOS 8.48 X 0.005 = 0.0417 M» »= 0.0434 AP Capacité théorique . M' 4.07 4.309

Diamètre de Tarbre . 0.066 0.075

Les expériences dont les résultats sont consignés ci-^dessous sont dues , la première et la dernière, à MM. Trasenster et Rossius , et la seconde à M. Cabeny.

CHAPITBB UU — * V". 8KGTI0N.

DoDQéef ezpérimeBtalef .

Page 1