‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles;Chapitre 304 sur 324 · TRACÉ DES PLANS DE MINES · texte numérisé non relu

TRACÉ DES PLANS DE MINES

stiittoii cherchée, avec on crnyon à pointe très-fine. Deux eoordonnées positives sont Tobjet d*une opération symé? Iriqtie , mais la règle doit être retournée et placée i droite ifÊ méridien.

Si les latitudes sont négatives , Péquerre descend au* dessom de Féquateur EO. Par exemple, une latitude de — 60 et une longitude de 4- 1^0 exigent l'installation de la règle sur le deuxième méridien à droite de NS , et la eoioeidenoe de la division 8S de l'équerre avec la trace C de la règle. Le point m , situé à 60 unités du point n , est le lieu de la station demandée. Enfin , tous les points convenablement indiqués sont réunis par des lignes comme ei-devant.

1012. Comparaisùn entre les diverses métliodes de rapporter sur le papier.

Le tracé à la boussole permet remploi d'un instrument défectueux pour dresser un plan de mine, pourvu que ee soit le même qui ait servi dans le relevé souterrain. C'est là le seul avantage de cette méthode, d'ailleurs fort délicate en raison des oscillations continuelles de l'aiguille. Elle réclame aussi beaucoup de temps et d'habileté ; le moindre morceau de fer négligé peut causer les plus graves inexactitudes; enfin, elle ne peut s'appliquer convenablement qu'aux boussoles suspendues , les autres instruments salissant le papier sur lequel s'effectue le tracé ; en outre , les lignes tirées sont toujours irrégulières; car l'alidade en bois ou le côté de la botte pris comme règle ne peuvent conserver leurs angles vifs pendant le travail dans la mine.

Le tracé au rapporteur ordinaire est moins difficile} il suffit dans le plus grand nombre de cas; aus^i est*il

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presque géDéralement adopté , quoique , sous tous les rap* ports, la méthode des coordonnées soit bien préférable.

Dans remploi de Tune des deux méthodes purement graphiques , une légère inexactitude dans la longueur des distances et dans le tracé des angles , ou la fausse position d*un seul point , sont des erreurs qui se propagent et s'accumulent sur la dernière station de chaque galerie, de manière à rendre vicieux tout le dessin ; car il ne faut pas compter sur une compensation problématique résultant d^erreurs commises tantôt dans un sens et tantôt dans l'autre • La méthode des coordonnées , au contraire, substi* tuant en grande partie le calcul aux opérations graphiques, garantit une grande exactitude. Les points placés en-dehors de leur vraie position n*ont d'influence sur aueun des suivants , puisque , dérivant tous du point initial , Terreur unique affecte exclusivement la station mal placée. Il est possible de tenir compte de fractions de longueurs qui , dans les méthodes purement graphiques, échappent & Tappréciation du compas , parce que ces fractions , quel que soit leur ordre , s'accumulent et peuvent être portées sur le plan dès que de leur add ilion résultent une ou plusieurs unités.

Le tableau des opérations exécutées dans la mine étant remis à un dessinateur quelconque pour en dresser le plan , l'ingénieur peut toujours en opérer la yériOcatiou partielle ou totale. La transmission des avancements d'une raine est des plus faciles^ puisqu'il suffit d'envoyer le tableau des éléments du levé en indi(|uant le point initial des opérations ; alors le tracé peut s'exécuter dans le lieu où sont déposés les plans. Enfin , si les calculs absorbent quelque peu de temps, celui-ci est grandement compensé par la promptitude avec laquelle les lignes sont rapportée; sur le papier.

TRACÉ IMBS PL4NS DE lïlNES. ' 493

i013« Tracé des coupes ou projections verticales.

Les projections verticales se font ordinairement sur des plans parallèles au méridien ou à Téquateur. Dans certaines circonstances, elles se construisent sur des plans verticaux passant par la ligne de direction de la couche ou par celle de plus grande pente.

Les coupes sont partielles ou générales : partielles , elles n*0Dt pour objet que les ouvrages exécutés dans une couche ; générales, elles embrassent tous les travaux corn** pris entre la margelle du puits et les excavations les plus profondes*

La construction des premières , quel que soit le procédé employé pour le tracé du plan horizontal , exige d'abord le tracé d'une ligne droite X« F ( fig. 12, pi. LXXVfl ), destinée à flgurer la ligne de terre ^ c'est-à-dire Tintersection du plan vertical et du plan horizontal. Un point a' convena** blement choisi sur ceUe dernière est le lieu d'où s'élève une perpendiculaire a^Z , trace de l'autre plan vertical.

Si le plan horizontal proprement dit (fig. 13) a été construit par Tune des méthodes purement graphiques , le dessinateur choisit sur ce dernier une ligne XY parai* lèle à l'intersection du plan vertical sur lequel la pro* jection doit s'effectuer et qu'il suppose être Téquateur, Du sommet de chaque angle , c'est-à-dire de chaque station , il abaisse des perpendiculaires sur la ligne de terre , où elles déterminent la longueur des projections des diverses distances sur le plan vertical ; ces distances sont reportées sur la coupe , à droite et h gauche du point initial a^ ; puis , prenant les altitudes de chaque station , il les porte au compas perpendiculairement eu* dessus de chacun de leurs points de projection. Ainsi 6, t, e, d, etc. , se projetant en 6*, c\ e' , cP, il élève des per*

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pendiculaires indéterminées sur lesquelles sont porUes les altitudes 6*6", c'c", e^c^jcfcl", etc.

Quant à la méthode des coordonnées j le tableau des éléments fournissant les longitudes et les latitudes, il suffit de porter les unes ou les autres à droite ou à gauche du point 0* , suivant leur signe , pour déterminer la projection des stations. Des perpendiculaires égales aux sommes dea altitudes « déterminent des points qui , réunis par des lignes droites, sont l'expression des galeries suivant le plan vertical choisi.

Si la clarté exige une projection sur un plan vertical passant par la direction de la couche ou par sa ligne de plus grande pente , le tracé s*en effectuera comme suit : Soit NS et OE (fig. i , pi. LXXVIII) les traces du méridien el de réquateur sur le plan horizontal ; XF la trace du plan sur lequel les travaux doivent être projetés , et NaX l'angle compris entre cette dernière et le méridien. Le géomètre mène , en-dehors du tracé ou sur Une feuille séparée, une ligne X* F* parallèle à XF; il projette toutes les stations X, /, /, etc. , sur la ligne OE et les prolonge jusque sur XF. Puis^ en les relevant perpendiculairement à X* F« considérée comme ligne de terre, il obtknt une série de points, tels que i*,;^, i\ sur lesquels il suffit dé porter les altitudes comme ci-devant et de les réunir par las droites constitutives du tracé.

S'il a employé la méthode des coordonnées, il devra augmenter les latitudes ou les longitudes : les premières, dans le rapport du rayon ou sinus total au cosinus de l'angte compris entre le méridien et le plan XF, et les secondes^ dans le rapport du rayon au sinus du itième angle. Ainsi, il substituera le rayon ak à la ligne ko ou am , sinus de NaX^ s'il applique les longitudes à la construction du plan accessoire, et mft ou ftt?, cosinus du même angle « ^il em«

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plore les latiludes. Une appréciation graphique étant suffisante pour la eonstruelion de la coupe , il opère eea iransforniatiMs non par colcul trigonométrique » mais simplement à Taide d'un compas de proportion ou en eonstraisant l'un des deux triangles kav ou kam , dont un des angles aigus est égal à l'angle formé par le plan de projeeiion et le méridien. Les lignes à augmenter sont portées sur un des côtés de l'angle droit et , par ieé points de division « sont menées des lignes parallèles à rautreeôté; les bypothénuses sont les longueurs eberehées^ Les coupes générales ne sont pas la représentation , sur des plans verticaux , de tous les travaux d'une mine ^ mais seulement des excavations principales , et surtout des per-» eements pratiqués dans les roches encaissantes, tels qu^ les puits, les galeries à travers bancs, les réservoirs, etc. Ces coupes , dont Tune est figurée suivant un plan vertical parallèle à la direction des couches , et l'autre ^ suivant la ligne de plus grande pente , indiquent le nombre deà couches, leur puissance , leur position , leur allure et tout les éléments relatifs à l'épaisseur des roches interposées entre elles et à leur profondeur au-dessous de la margelle! des puits, La position des galeries d'écoulement , le niveau des eaux aux deux époques extrêmes y trouvent néces-. sairement place. Les stratifications du mort*terrain , s'il s'en trouve dans la localité , doivent y figurer , de même que les alternatives de schiste et de grès et toutes les petites couches percées par les puits ou les galeries d'aU longement, quelque minime que soit leur importance.

1014. DélaiU relatifs au tracé des plans de mine.

De quelque nature que soit le plan à construire , le dessinateur emploie du papier mnillé ou quadrillé. Si le

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champ d'exploilaiion est trop étendu pour qu*il pubsê ètrê eoDtenu dans une feuille , il sn emploie un nombre suffisant et les juxtapose avec l'attention de faire correspondre entre elles les parallèles au méridien et à Téqualeur. Ces feuilles sont assemblées avec promptitude , s*il a eu le soin d^inscrire préalablement les lettres de l'alphabet (fig. 3), suivant les longitudes , et des numéros d'ordre de haut en bas , suivant les latitudes.

Les plans de surface doivent exprimer , outre les objets du ressort de la topographie, les points d'affleurement connus, leur liaison probable en lignes ponctuées, l'intersection des couches par un plan horizontal, déduite de leurs points connus et de leur inclinaison. Ils doivent indiquer la position des travaux abandonnés, les anciens orifices des galeries et des puits , etc.; en un mot , toutes les circonstances utiles à conserver dans le souvenir du mineur.

Quant aux travaux intérieurs , lorsqu*au moyen de Tun des procédés indiqués dans les paragraphes qui précèdent, le géomètre a déterminé l'axe des galeries, il porte à droite et h gauche une distance égale à leur demi*^ largeur et y fait passer deux droites parallèles, qui en figurent les deux parois. Dans les coupes ^ il porte audessus des lignes déjà tracées la hauteur des galeries , et une parallèle en désigne le faite. Les excavations contenues dans le plan de la couche sont exprimées par des lignes pleines et continues ; mais il doit tracer en pointillé les percements dans les roches encaissantes ou qui appartiennent a une couche étrangère à celle dont il s'occupe.

Les notes du géomètre doivent le mettre à même de faire figurer les circonstances remarquables , telles que la hauteur des tailles , le nombre et les dimensions des gradins , la position des failles , des éirangleineAts et des brouillages

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