‹ Traité de l'exploitation des mines de houille; ou, Exposition comparative des méthodes employées en Belgique, en France, en Allemagne et en Angleterre, pour l'arrachement et l'extraction des minéraux combustibles;Chapitre 305 sur 324 · TRACÉ DES PLANS DE MINES · texte numérisé non relu

TRACÉ DES PLANS DE MINES

traTersés par une ou plusieurs galeries. Il marquera en dehors de ees dernières le point où le dérangement commence et celui où il finit. Il en remplit rintervalle par des traits contournés et irréguliers , dans le but d'imiter la dislocation du terrain , qui en est la conséquence ; puis il y ajoute quelquefois une légère teinte discontinue d'ocre jaune. Les crains, n'étant que des fissures sans interposition de matière 9 sont désignés par une seule ligne ^ dont les sinuosités font apprécier la déchirure du terrain. La hauteur de rejettement des couches sera exprimée par des chiffres. La place des remblais sera l'objet d'une teinte grise à l'encre de Chine. Il n'oubliera pas de marquer les d^;rés d'inclinaison, chaque fois que leur valeur variera, sur un point correspondant du lieu de l'observation. Il indiquera au ponctué les chambres d'accrochage, les écuries , les réservoirs et les autres excavations analogues. Si le besoin s'en fait sentir et si l'échelle du plan le permet , il indiquera la nature des revêtements et appliquera le carmin aux maçonneries, le bistre aux bois, etc. Les lignes de niveau des eaux sont tracées en bleu et une teinte de même couleur est portée dans les galeries d'écoulement. Enfin, les portes d'aérage, les serrements et les plate-cuves sont exprimés par deux lignes parallèles dont l'intervalle est teinté en jaune.

Une échelle assez grande permet de numéroter les diverses stations. Les galeries parallèles peuvent aussi recevoir un numéro ou une leUre d'ordre; mais le dessinateur évite d'indiquer la marche du courant par des flèches, car , outre la confusion inévitable qui en résulte , la direction du eourant devant être modifiée au fur et à mesure de l'avancement des travaux , il faudrait à chaque instant substituer une indication à la précédente et, par consé-* quent, effacer les anciennes flèches pour en tracer do TOME IV. n

498 CHAPlTRfc VIII. — Ut*. SBGTtON.

nouvelles. Mais ces indteailons , de lu plus grande Impo^tanoe, peuvent s'exprimer sur la minute par dei inôlB tttt creyou ou dans une feuille spéoialement eoiiiaerée i cet objet.

II ne fera pas de ses plans un habit d'arlequin^ en affee- Cant» ainsi que cela étaii ordonné il y a peu d'innéel éti Belgique , une eouleur spéciale à chaque surface d'mpleitalion annuelle; mais Tinscription du millésime ft rextrémité de chaque taille , au point où elle est arrivée le 8f décembre , fera connaître la date de l'excavation. Dans la légende qui accompagne le plan ^ il désignera la couche par son nôlii ; il en indiquera la puissance moyenne et la profondeur , au-deesous de la margelle, du point où sdu mur a été recoupé.

Autrefois, les relevés souterrains n'étaient pas portés sur le papier ; on se contentait de répéter à la surface les opérations faites à l'intérieur. Quelques praticiens, peu famiUarîsés avec les plans , regrettent cette méthode , qui leur faisait reconnaître directement sous quelle propriété les travaux étaient portés, s'ils ne sortaient pas dos limites de la concession , s*ils ne se rapprochaient pas trop de divers objete de la surface susceptibles d'entraîner des perturbations intérieures , telles que des coura d'eau eirculant sur des couches perméables. Mais le mineur atteint plus simplement et (rfus exaetraient le même but> soit par la comparaison du plan de surface avec eemt des ouvrages souterrains , soit aussi en indiquant, par les teiofes et les signes usités en topographie, les chemins, les cours d'eau et les différentes constructions de la surfaoe , et en traçant par des lignes coloriées les limites et les esponles des concessions voisines , dans leur rapport avec les points intérieurs.

9U^ on PLAK» W |MffB9. |Ofl

lois. Edielles des plans.

H^i France el en Belgique, les échelles des plans de mme «ont unirormes «t régiéep par la loi. Les travaux intéVteurs sont dressés & 0.001 mètre par mètre , soit -îàr- tes plans de sqfface à 0,Q001 mètre par mètre, od tohô* Quelquefois ces derniers sont dressés à un millième I afin d'établir l}'^P ÇQup d*oeiI ]çs relations des travaux intérieurs et de la surface. Dans quelques localités , les plans destiné^ aux contre-maitres sont construits sur une échelle double , afin de pouvoir faire figurer quelques détails d'exécution.

£p Allemagne, l'unité de mesure est le lachter (80 pouces du Rhin), équivalant à 2.092 mètres. F^es règlements administratifs déterminent l'échelle des plans d'intérieur comme suit : Pour les bassins de la Wurm et d^chweiler, 13.5 bichter sont représentés par un pouce, d'où résulte une échelle de un millième. A Saarbrûcken fit M Weptphajie, les échelles sont de 20 lachter par ppuce, W, tm* ^ CQtipes générales sont de 120 lachter par pouce, i;^. Les çoMpes partielles destinées à exprimer les déraip^gçi^ots des couches et tous les plans de détail sQ\}i ^il^ijii» à uo pou/îe pour 6 ou HP l^cbler , soii 77J « H? •

Sqi A^glet^rre, le gouverneçieiii n'exisrcfî auci|iU3 aelioiji §ur l^ oiûoeç de bi^jlle ; chacun étant Itbr^ de chiMsir récbel^ 4)ui lui convient, les plans n'ont p^s ^^W u^o/i^ilé si désirable. Toutefois les échelles sont ordinaireinent comprises dans les limites suivantes:

L'imité de Ipogjuevir est le yard (0.914 mètre) et plys «auvent ujiie mesii^u'e , appelée cliain , 00 jp posée de 22 yards W W fM» (20.116 mètres).

800 GHAPitM mit. ^ 111% SECtioif.

Plans de détail : 1 pouce i^ 1 chaiti

— idem 2 »

^— idem 5 »

— idem 4 » Plans généraux : i pouce =s: 6 chain

— ideni 8 »

— idem 10 »

— idem 12 »

On trouve aussi 1 pouce =» 200 yards

Ainsi certains plans de travaux intérieurs du sud du 3>ays de Galles sont tracés à l'échelle de un pouce par chain, Hle même que ceux de la couche dite Ten yard^ de Staffordsihire , à cause des nombreux détails qu'ils renferment, et ^surtout pour exprimer facilement les voies étroites d'aérage. iDans les comtés de Gloucester, de Shrops, et dans les districts du nord, on emploie presque exclusivement, pour les «travaux d'intérieur , l'échelle de —[, ou l''=s2 chains.

Les échelles généralement affectées à la construction des !plans sont tracées sur des règles en cuivre , en ivoire ou en Ibois dur quelconque. En Belgique et en France , ce sont Kles fractions du mètre ; par exemple , un double décimètre subdivisé en millimètres. Un procédé fort connu , exprimé

TRACÉ DES PLANS l>£ UINES. SOI

par la flg. i5 (pi. LXXVII), permet de tenir compte des décimètres mesurés sur le terraîo. Il consiste à tracer sur la règle il lignes horizontales comprenant 10 espaces égaux et arbitraires ; à élever par chacune des divisions I. 2. 3. 4., etc., exprimant les millimètres des lignes perpendiculaires, et à tracer les diagonales de chacun de ces parallélogrammes', qui ont 10 millimètres de longueur sur 1 de largeur. L'espace compris entre une diagonale et un grand côté, s*aecroissant successivement de bns en haut de in» de millimètre, fournit les fractions 0,1. 0,9. 0,3, etc., 0.9 de millimètres, ou les décimètres mesurés sur le terrain. Pour prendre une distance de 16.80 mètres i Téchelle de ^^ » le compas est porté de a en 6 , Pune des pointes en arrière sur les dizaines, l'autre sur Tintersection de la 6' diagonale avec la 8* droite horizontale.

1016. Réunir eh un seul plan les levés à la boussole effectués à diverses époques.

Le géomètre appelé à rassembler sur une même feuille divers plans de mine dressés à des époques assez éloignées les unes des autres , ou a tracer un plan au moyen de levés de même nature contenus dans un registre d'avancement , doit préalablement mettre tous les documents en rapport les uns avec les autres par la réduction des angles au méridien vrai , eu égard à la déclinaison magnétique des époques d'observation. Sans cette précaution le plan d'ensemble serait entaché de fautes graves et ne présenterait pas aux yeux une image conforme à la réalité. Cest ainsi qu'une galerie d'écoulement, percée suivant une direction rigoureusement rectiligne, qui, commencée il y a 50 ans , s'achèverait actuellement , serait représentée par

S02 CHAPITRE YIII. — m*« SECTION.

voe tigoe eotirbe^ si les avaneemettls de eheqiie aoqée avaient été successivement rapportés sans égard aux variations annuelles de Taiguille aimantée*

Ces corrections indispensables seront trés-rfacUes à faire si les plans ou te registre d'avancement indiquent l'époque précise des divers levés i car il suffira de rechercher , dans YJnnuaire de l'Observatoire le plus rapproché de la mine, objet de l'opération ( 1 ) » la déclinaison moyenne des années où se sont faites les observation^, et de réduire tous les angles au méridien vrai. Ainsi les valeurs des déclinaisons relatives aux plans d'une couche exploitée pendant les années 1829, 1834 et 1840 seraient respectivement de 22«,22*;^ 22^8' et 21%43'. Pour les périodes qui n'embrassent pas un nombre d'années trop considérable, le^ calculs de ce genre s'effectuent par le procédé de M* Qu^ teiet (paragraphe 994).

A l'aide de ces données , le géomètre trace sur chaque plan une droite formant, h Touest du méridieh magrté* tique, un angle égal à la déclinaison, expression du Inéridien vrai; puis les trois plans, ainsi orientés d'une manière uniforme, sont assemblés ou copiés en conservant entre e\n un rapport exact et conforme à la réalité*

L'emploi d'un registre d'avancement des levés è la boussole entraînerait nécessairement la modification des angles observés ; celle-ci , qui aurait lieu par addition o^ par soustraction, suivant le sens de la division du liinbe, serait suivie de la confection du plan général. Il convient d'observer en passant combien il importe, dans le levé

( 1 ) V Annuaire de l'Observatùire de firuxeUes^ par If . (h»mkn peut être employa dans toutes les mines belgae aans eraîBle d*er? fseur sensible»

lUCt DES PLANS D^ MINKS, 503

des plans à la boussole , d'indiquer non-seulement le jour, le mois et l'année des observations, mais encore l'heure du jour de l'opération , si les éléments de correction dus à la déclinaison ne peuvent être immédiatement mis en usage.

504 CHAPITRE Vlil. — IV*. SECTION.

!▼•. SECTION

PERCEMENTS SOUTERRAINS ; PROBLEMES RELATIFS AUX MINES ; TRACÉ d'uNE MÉRIDIENNE.

i017. Mesurer la profondeur d*un puits et de ses diverses chambres d'accrochage.

Quoiqu'au premier abord celte opération semble fort simple , cependant des résultats suffisamment exacts ne peuvent être obtenus qu'avec des soins et des précautions. La mesure des puits peu profonds s'effectue à l'aide d'un cordeau ou une simple ficelle munie d'un plomb ; mais si la hauteur est un peu considérable , ce procédé doit être écarté à cnuse des différences de tension auxquelles est soumis le cordeau, d'abord placé verticalement dans le puits et ensuite étendu sur le terrain pour en mesurer la longueur.

Dans ces circonstances , il est plus convenable de se servir du càble d'extraction lui-même , lorsqu'il a fonc* tionné pendant quelque temps. Ayant , par exemple , à déterminer la profondeur au-dessous du sol d'un puisard, de deux chambres d^accrochage et d'une galerie d'écoulement , le géomètre , après avoir entortillé la chaîne de suspension des vases autour de l'extrémité inférieure du càble, fait descendre ce dernier dans le puits jusqu'à ce que l'anneau vienne en contact avec le fond du puisard. Il se transporte successivement dans chaque chambre d'ao*

I1A0TELR DES PUITS. BOSt

crochage^ afin de marquer les points d'intersection delà corde et du sol des accrochages ; il emploie pour cela une règle bien dressée et munie d'un crochet avec lequel il saisit le câble et l'attire vers la chambre ; il y fait alors sans danger une marque avec de la craie , ou l'enveloppe d'un fil fortement serré , s'il craint les effets de l'humi* dite. Pour prévenir le glissement du crochet sur la corde, celui-ci est muni , à son intérieur , d'aspérités semblables aux dents d'une grosse lime.

L'opérateur, de retour à la surface, indique de même le point correspondant à la margelle et procède au mesurage des diverses profondeurs. Dans ce but , le puits étant couvert d'un plancher , il se place au-dessus , tandis qu'un aide monte sur un escabeau. La machine marche avec lenteur ; la première marque apparaît à 0.30 ou 0.40 mètre au-dessus de l'orifice; il applique contre la corde un double mètre , dont l'extrémité supérieure coïncide avec la marque ; l'aide saisit la mesure des deux mains pendant le mouvement ascensionnel, et, lorsque son extrémité inférieure se trouve au-dessus du plancher, le géomètre en place immédiatement une deuxième en contact avec la première ; Taide enlève celle-ci , en comptant à haute voix tin ; puis il la remet au géomètre, qui la porte bout à bout au-dessous de la seconde , et ainsi de suite , jusqu'à ce qu'une nouvelle marque vienne à surgir audessus du plancher. En ce moment, la machine est arrêtée^ afin d'avoir le temps de mesurer les fractions excédantes et de tenir note de ce premier mesurage ; puis Topéraiion continue , soit en recommençant à la deuxième marque , soit en continuant à compter sans interruption. Cette mesure peut s'effectuer également dans l'espace compris entre les molettes et la bobine , où le câble est à peu près horizontal ; dans ce cas, les fils doivent être liés avec plus

KOO CHAPITRB VIII. — IV*. SECTION.

de solidité, afin qu'ils qe sç dérangeât pas dans Içiif pa^t sage sur la niolelte.

lie procédé suivant , employé fréquemoiant par celui qui écrit ces lignes , a toi^ours donné des résultats fort exacts* Une espèce de chaîne, dont le^ mailles sont fort allongées (environ 1.80 à 2 mètres), est fabriquée en Q| de fer , et son extrémité est chargée d'un poids de 8 i 3 kilogrammes. Lorsqu'elle est développée sur toutç la hauteur du puits et appliquée contre l'une de çei p^^ rois^ un contre-maître , placé sur un vase d'e^^traction , indique par un signal quelconque le moqient où son extrémité inférieure touche le fond du puisard; Tohservateur installé au jour en marque le point en contact avec la margelle du puits et la fait remonter , tandis que la machine enlève le contre -maiire jusqu^à l'accrochage inférieur. La coïncidence de l'extrémité inférieure de la chaîne avec le sol d'une nouvelle exoa* vation est annoncée au jour, où est marqué le nouveau point de contact avec la margelle. L'opération poursuivie ainsi jusqu'à ce que tous les points aient été marqués, la chaîne est établie sur le terrain dans toute sa longueur , et il est procédé à la mesure des distances comprises entre les diverses marques. Mais la position des hauteurs est renversée et la première marque placée au jour correspond au fond du puits , tandis que Textrémité de là chaîne , point d'attache du poids , représente la margelle. Les mesures , inscrites sur un carnet , donnent lie^ au tlibleau siiivant :

PERCEMENTS SOUTERRAINS.

DÉSIGNATION Vm EXCATiTlOHS.

Galerie d*écoul(BOient.

i**. chambre • • • !^, chambre . , .

S*, chambre . . .

Wmd ém puisard. .

HAUTEUR DIB fXCATATlOllS.

IPBEB

DISTAUCBrUHXdriv nW A Là SURAfllE.

Mètres ^ » 52

Wètres

Mètres 35

iOiS. Percements dans les mines.

Les questions de percements, quelque variées qu'elles soient en pratique , se réduisent toujours à assigner la longueur , la direction et Tinclinaison d'une excavation (galerie ou puils) destinée à établir une communication directe entre deux points souterrains , ou entre un point pris dat» la mine et un autre situé à la surface. L'opérateur petit mettre en usage les procédés graphiques indiqués ci-dessus , cVst-à-dire rapporter les deux stations suf le papier au moyen de la boussole ou du rapporteur ; pui4 les joindre par une ligne dont il prend la direction et la longueur , Tinclinaison étant la différence des altitudes des deux points. Mais^ si quelques personnes douées d'une grande dextérité , parviennent , en prenant les préeautiona les plus minutieuses , à indiquer les percements avec asses • de précision , ce sont des exceptions ; il est rare que ces procédés conduisent précisément au point voulu.

La méthode des coordonnées , qui , sous le rapport de l'exactitude , ne laisse rien à désirer ^ exige quel* quefois l'exécution d'un tracé graphique, ou d'un simple croquis permettant d'embrasser d'un coup d'œil la con-

808 CHAMTIIE VIII. — IV\ SECTIOM.

figuration des lieux , après rexéculion duquel on opère comme suit:

Soit i? (fig. 16, pi. LXXVII) l'origine des coordonnées du point A y dont la longitude, la lalilude et Taltitude sont respectivement L, l ei h, zéro étant celles de B point de départ du percement; B\a\d',d\e^ est la trace du plan horizontal.

La longueur de la galerie à percer, on BA , n'est autre chose que la diagonale d'un paralléiipipède dont trois arêtes contiguês Bm (égal à na'), ma* et aM sont respectivement la longitude, la latitude et Taltiiude du point A par rapport k B ; or, Ji m et ma^ sont les deux côtés de l'angle droit d'un triangle rectangle dont la projection horizontale Ba^ est l'hypothénuse ; donc

^a'= y BJn • + ^ " = y L' +/"j mais cette projection et Taliilude de J sont les côtés d'un second triangle rectangle dont JB est l'hypothénuse;

d'où JB = y SI'' + ^J* = K BÏ» • -f A ' ; équation qui, par la substitution de la valeur de B a< trouvée ci-dessus, devient définitivement :

JB = y l' + r+ft* (J) Ainsi , la longueur de la galerie est égale à la racine de ta somme des carrés des trois coordonnées,

La direction de Taxe de percement ou l'angle a^Bn qu'il forme avec le méridien vrai ou magnétique , suivant le choix de l'opérateur, est déterminé par sa tangente. En effet, dans le triangle rectangle, a'Bn, dont les trois côtés sont connus ^ on a , en prenant la longitude Bn comme rayon :

Tang. a'Bn : B= an : «»=:£: h]

tang. a'Bn = Rj* {B)

PBR€EMENT9 SOUTBRtlAINfl. 809

expression qui revient à dire : la tangente de Vangle de direction est égale au quotient de la longitude par ta iaiitude.

L'inclinaison de Taxe de la galerie , ou Fangle ÀBa\ se déduit des éléments connus du triangle ABa^ par la relation suivante :

Sin. ABa^ : R =: Aa^ : JB; d*où résulte, par la substitution de la valeur de AB^

Sin, i4 J5 o' = H ; (C)

c'est-à-dire le sinus de l'inclinaison est égal à Valtitude du point divisée par la langueur de la galerie.

L'angle d'inclinaison est toujours plus petit que 90"*; positif si la galerie est ascendante , et négatif dans le cas contraire.

Si la disposition des lieux ne permettait pas de prendre l'une des extrémités du percement comme origine des coordonnées, la valeur de celles-ci leur serait attribuée par rapport au point initial ; mais ensuite une addition ou une soustraction permettrait de considérer l'un de ces points comme origine des coordonnées. Ainsi, la longitude, la latitude et l'altitude du point B étant désignées par L\ Pj h\ les coordonnées de J , rapportées à iB , deviendraient X' 4- Zi; /' + / et A' + A ou X' — L ; /' — / et A* — A suivant la position du point de départ relativement aux deux extrémités du percement. Ces valeurs devraient être substituées à X , /, A dans les forroules qui précèdent.

i0i9. j4pplication8 numériques. Travail rapporté sur le terrain.

Sans le percement indiqué parla figure i6, les coor* données de l'origine sont zéro. Les longitudes , latitudes et

810 CHAPlTRfi Vlîl. — IV*, SBfcTlOSf.

altitudes do point À étant t^spectitement t7.30 , fHiM

et 6.S0I mëtred.

L = 27.50 ; JL» = 745.29 / » 25,60 ; P « 688.3B A = 6.20 ; h^ = 38.U

1« + /« -f A2 ^ S^ ^ li3M9 (A) Logarkh. ^ « 8.1580880 Logarith. 5 »: 1.5790440

d*oii la longueur de la galerie est de 37.93 mètres. fioH et l'angle de direotiM.

Logarith. tang. d = log. L -{^ complém. log. ((ff) Logarith. . . . £ t= 1.4361626 Complém. logarith. / =^ 8.S9I7600

Logarith. tangente d :» 10.0279226 Angle de direction, 46'' 50*.

8oit I Fangle d'inclinaison i

LogArhh. sm. i =±= log. A 4. complém. log. S (€) Logarith. . . . ft » 0.7923917 Complém. logarMi. S ^ 8.4209M9

Logarith. sin. . . t »= 9.2133477 Inelimiison ascendante, 9^ 25*.

Pour reporter sur le terrain Fangle de direction trouvé , te géomètre peut se servir indifféremment d'tine boussole ou de tout autre instrument gradué, tel que le g^apkomètre ou le théodolite. Dans le premier cas, eomme Tangle renfermé dans les tables est toiyoïirs inférieur è 90®, il lui attribuera sa véritable valeur en considérant simultanément les signes de la latitude et de la longitude. Car A éumt Tangle troùVc, il sait qu'il sxera ^ttfpth : Étitrc 0* et 90* si I et / sont po^itffe ;

PERGBMBNTS S01ITERRAIII8. Bl {

entre 00* et 180^ si JL étant positif, l est négaflf; alors il le niûdifle en faisant 180^ -— il ;

entre 180 et 970 si X et / sont négatib , d'où viem 180 + •^•

enin^ entre 970 et 560 si L étant négatif, I est positif) il fait alors 360—^1.

Si les caleuls ont été faits par rapport au méridien magnétique, l'angle, modifié comme ei-dessus, peut immédiatement donner la direction du percement; mais, s'il s'agit du méridien trai, il faut tenir compte de la déclinaison magnétique, l'ajouter à l'are résultat du calcul ou l'ehi retrancher, suivant les circonstances. L'angle trouvé est celui que comprennent Taxe de la galerie et le méridien magnétique.

Le géomètre qui se propose d'assigner la direction au moyen du graphomètre ou du théodolite cherche la valeur de Tangle A Be formé par la projection de t'axe dé la galerie à percer et la distance contigué B e. A l'aide de la longitude et de la latitude du point e et de la relation (0), il cherchera l'angle OBe^ la somme de cet angle et de*NBa\ soustraite de 180^, donnera A Be. Dans certaines circonstances, ces angles devront être retranchés l^in de lautre ; c'est ce qu'indique suffisamment le tracé ordinairement annexé à la détermination des éléments de percement (1). Plaçant alors l'instrument en B^ il poinCe sur la station e, dont il a eu le soin de mar-

( i ) Pour trouver i^angle compris entre deux distances eonsécslives, Topérateur peut se servir de la formule générale c = a •irl8D + », d'où il dédait ^ = <?— (a + i80).

Si la résultat est négatif , il Tinterprète en considérant que , sait par le calcul, soit par le jeu de Finstrument, il a retranché du nombre 360^1; qu*il faut, par conséquent , prendre la différence entre le aombre négatif et 30e«.

812 CHAPITRE Vin. — iV". SECTION.

quer la place, puis il fait tourner la lunette jusqu'à ce que, formant, sur le limbe aasimutal, un angle égal k ABej elle se trouve dans la direction de la galerie à percer.

L'angle d*inclinaison est indiqué au contre-matire lors* qu'il sait se servir du demi-cercle de pendage , oo bien après avoir déterminé par le calcul le nombre de millimètres par mètre dont le sol doit s'élever ou s'abaisser, on lui fait appliquer le niveau représenté dans les figures 48 et 49 de la planche IX.

Le géomètre appelé k surveiller le percement doit remettre de temps en temps son instrument en place, afia de rectifier les erreurs d'exécution.

i020.' Déterminalion des données relatives au per^ cernent d'une galerie de transpart.

Un puits B (fig. i ws, pi. LXXVIII) a son orifice sur une colline au pied de laquelle coule une rivière navigable. Dans le but d'amener sur les rives de cette dernière les produits de la mine , on se propose d'établir une communication directe entre le puits et la rivière en illisant déboucher une galerie au point J, Ce dernier étant pris pour l'origine des coordonnées , comme des obstacles existant à la surface du sol ne permettent pas de marcher directement de A vers J? , et , comme de Tun de ces points , il est impossible d'apercevoir lautre , ils seront réunis par un certain nombre de stations 1 , 2 , 3 , etc. , dont les distances forment une ligne brisée dépendante de la configuration du sol ; cette ligne , relevée à la boussole , par exemple, servira à déterminer les coordonnées du point A^ centre du puits, relativement à lorifice de la galerie où elles sont zéro.

Soient Ir, ly h les trois coordonnées de rorifioe du puits

PERCBMENtS SOUTERRAINS. 513

pris à son axe ; a =s ^ £,"-[- /■ sera la longueur de la projection horizontale de la galerie, dont la direction sera :

Tang. d«=-j-. R (1).

La galerie, pour la facilité do transport et Técoulement des eaux, aura une pente dirigée du côté de Forifice. Si 7 représente le nombre fractionnaire dont elle s'élèvera par mètre courant , l'altitude de la galerie à l'axe du

puits sera , relativement à son origine , f K !* + /*, et l'angle d'inclinaison,

La longueur se modifiera alors et deviendra :

V ( f Vï^^n^' + (>/Tr+77)\

La profondeur du point du puits où aboutira la galerie

sera h — f ^ L' + '* » ^^ 1^ différence entre l'altitude du point B et celle de la galerie.

Le percement peut être attaqué, non-seulement à l'orifice A , mais aussi dans le puits ; alors le dernier point de départ est indiqué par la différence des altitudes , et la direction est également tangente i plus ou moins 180**, suivant que le degré de direction donné pour l'orifice de la galerie est plus petit ou plus grand que ISO"*.

Enfin, si la galerie était d'une longeur telle qu'il fallût activer le percement par la création de deux autres chantiers, le mineur aurait recours au fonçage d'un puits C, situé au milieu de la distance JB. Dans le but de déter-

(i) Le lecteur se rappelle que d exprime Tangle compris entre la direction et le méridien réel ou magnétique.

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