‹ Traité de l'expression musicaleChapitre 3 sur 63 · NOUVELLE ÉDITION. - PRIX NET : 4 FRANCS · texte numérisé non relu

NOUVELLE ÉDITION. - PRIX NET : 4 FRANCS

Monsieur, J'ai examiné avec beaucoup d'attention voire ouvrage intéressant et ingénieux : Ré/orme dans tenseignement du piano. Je m'associe de grand cœur à mes illustres collègues de Paris, qui ont été frappés comme moi de la justesse de vos observations et de l'admirable simplicité et clarté de vos exercices, dont les élèves pourront eux-mêmes varier les formes à tinfini ensuivant vos excellents conseils.

En vous souhaitant tout le succès que votre travail mérite, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués.

Londres, 10 novembre 18G3. Jules Benedict (de Londres).

Monsieur, Je viens vous remercier d'avoir bien voulu m'envoyer votre Réforme. Je parcours ses pages et j'y trouve tout le mérite que mes confrères artistiques lui accordent : je me joins donc à eux de bon droit et de tout coeur. Je trouve votre idée — d'enseigner l'harmonie à tous vos élèves, de leur donner la faculté si rare de comprendre et de manier l'harmonie, tout en apprenant à manier le clavier — excellente, et je vous souhaile bien des succès.

Agréez, Monsieur, l'assurance de toute ma considération.

Leipzig, le 18 décembre 1863. Ignace Moschelès,

Directeur du Conservatoire de Leipzig.

Monsieur,

Le principe fondamental de votre méthode qui consiste « dans la continuelle mise en activité des facultés intellectuelles de l'élève », est aussi rationnel qu'excellemment fécond.

On a eu tant à souffrir des inconvénients de toute espèce qu'emporte la routine de l'enseignement du piano, qu'il était opportun d'y remédier, et nous savons de reste que, moyennant I^s errements d'usage, on ne réussit qu'à former des légions d'automates fastidieux, auxquels on peut, sans injustice, préférer l'habileté et le charme des pianos mécaniques, — invention progressive — dont, pour ma part, je recommanderais volontiers l'emploi exclusif à beaucoup de prétendus pianistes.

Pour obtenir des résultats moins décevants, il faudra résolument en appeler à l'intelligence des élèves et des maîtres, se conformer à votre méthode en associant à l'exercice du mécanisme des plus nobles facultés de l'âme humaine, et pourvoir à leur prédominance légitime. En conséquence, l'enseignement simultané des notions d'harmonie et des éléments constitutifs de la musique avec celui des procédés du doigté devient indispensable.

L'étude manouvrière du clavier n'est profitable à la bonne pratique de l'art qu'à la condition d'y joindre d'autres ingrédients. Dès le commencement des études de l'élève, il importe de le familiariser avec les tonalités, la transposition, le rhythme, etc., et à cet effet on ne saurait trop conseiller de mettre à la fois l'intelligence en jeu et la plume à la main. De même qu'on apprend aux enfants à lire et à écrire des mots, il est nécessaire d'apprendre à lire et à écrire des accords à tous ceux qui s'appliquent à la musique, sous peine de les voir se décourager ou s'hébéter d'une façon plus ou moins laborieuse.

Cette règle si simple et d'une utilité si évidente n'est suivie que par exception (et parfois trop tard) jusqu'ici. Aussi voyons et entendons-nous, hélas ! de toutes parts les déplorables effets de l'ignorance musicale qui provient du manque d'habitude de la notation.

En espérant que votre étude contribuera efficacement à établir la pratique raisonnée et générale de l'écriture parmi les pianistes, je vous prie d'agréer, Monsieur, avec les meilleurs vœux pour le succès de vos efforts, l'assurance de mes sentiments d'estime et de considération très-distingués.

Rome, 14 janvier 1864. , F. Liszt.

Cher Monsieur,

Après avoir lu avec beaucoup d'attention et d'intérêt votre ouvrage sur la Réforme dans renseignement du piano, je viens vous féliciter sincèrement de votre heureuse idée, espérant que les professeurs et les élèves voudront bien vous seconder.

Recevez, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération.

S. Thalberq.

Monsieur et cher Collègue,

J'ai lu attentivement et avec un vif intérêt la méthode nouvelle que vous avez bien voulu m'adresser ; votre ouvrage est l'œuvre d'un professeur habile et doit rapidement aider aux progrès des élèves. Je ne crois pas me tromper, Monsieur, le but que vous vous êtes proposé est celui-ci: former des virtuoses Musiciens, développer le sentiment tonal et modal, habituer l'oreille aux différentes mesures et combinaisons rbythmiques ; enûn parler le plus souvent possible à l'intelligence et au raisonnement des élèves. Je crois votre Méthode destinée à un grand succès, et je vous adresse mes sincères compliments et l'expression de mes sentiments dévoués.

Marmontel, Professeur de piano au Conservatoire impérial de Paris.

Monsieur,

Il est très-certain que vous avez fait un bon livre, qui renferme des idées neuves. Il y a dans votre ouvrage de petites choses qui sont le fruit de longues et profondes réflexions. Courage, Monsieur: c'est ainsi qu'on avance. Ce n'est point l'esprit révolutionnaire qui anime votre Méthode, mais l'esprit de réforme, ce qui est bien différent.

Vos Exercices sont évidemment excellents et réellement neufs, car ils sont l'application d'une idée nouvelle.

Nous avons tous pensé à cela, plus ou moins, mais vous avez la gloire d'avoir réduit nos idées empiriques en corps de doctrine.

En résumé, Monsieur, je vous fais mon compliment très-sincère: il ne suffit pas d'être neuf, il faut encore être bon, et vous êtes l'un et l'autre.

Agréez, je vous prie, Monsieur, l'expression de ma sincère estime.

Votre tout dévoué, Georges Mathias,

Professeur de piano au Conservatoire de Paris.

Monsieur,

Je partage complètement l'opinion émise par mes amis et collègues, MM. Marmontel et Mathias, sur votre Réforme dans l'enseignement du piano. Je viens donc vous offrir mon contingent de félicitations et de remerclments. Oui, Monsieur Lussy, votre Petite Bible est de nature à former en peu de temps de bons pianistes et musiciens tout à la fois (chose qui n'arrive pas souvent par le temps qui court) ! Du succès et du bonheur dans cet art qui me tient à cœur, voilà ce que vous souhaite.

Votre admirateur, 6. RossiNt.

Page 1