‹ Traité de l'expression musicaleChapitre 46 sur 63 · V. Massé. Noces de Jeannette · texte numérisé non relu

V. Massé. Noces de Jeannette

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Mozart. Fantasia.

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3° Sur un groupe de notes exceptionnellement répétées, si la basse fait un mouvement ascendant ou descendant. Exemples :

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Bellini. Norma.

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(Voyez les 3 premières mesures de: Un Rayon de les yeux, par Stigelli; Une Dotice Pensée, par Ravina;

l'Introduction du 2e Nocturne, par Leybach.)

On n'accélère pas sur ces sortes de passages quand la basse reste stationnaire, c'est-àdire ne monte pas et ne descend pas. Exemple :

Weber. Obéron.

(Voyez Chopin, Op. 6, nos 4 et 5, et l'ouverture de Haydée.)

4° Sur la note voisine aiguë répétée plusieurs fois de suite au commencement d'un rhythme. Exemples :

Weber. Obéron.

Bellini. Norma.

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5° Sur les modulations qui se déterminent au commencement ou à la fin d'un rhythme. (Voyez l'exemple de Field, page 104.)

Beethoven

L'avant-dernière mesure de cet exemple, par sa complexité, est très-pathétique et exige une ampleur très-grande, car il y a : 1) modulation (à la dominante); 2) petites valeurs; 3) dans le chant, mouvement ascendant; 4) seconde partie accompagnant la première par mouvement descendant; 5) mouvement contraire entre le chant et l'accompagnement.

6° Sur les traits descendants composés de petites valeurs, à la fin d'un rhylhme, si la note qui succède à ces traits a une grande valeur ou si elle est suivie d'une note aiguë. Exemples :

Weber. Obéron.

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Chopin. Op. 7, 28

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(Voyez mesures 3 et 4 de l'exemple de Chopin, page 47.)

7° Sur les guidons ou conduits mélodiques à contexture uniforme, simple, composés de petites valeurs. Exemples :

Mozart. Fantaisie.

Auber. Fra Diavolo.

(Vovez Mozart, Sonate en la, 5e Variation , mesures 8 et 19.)

Accélérations résultant de notes et groupes similaires ayant exceptionnellement une progression ascendante ou descendante.

On accélère :

1° Sur les notes qui marchent exceptionnellement par degré conjoint en mouvement

ascendant. Exemples :

Haydn.

Field. 5e Nocturne.

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(Voyez page 96, 3e mesure de l'exemple de Meyerbeer.)

2° Sur les notes qui, exceptionnellement, au commencement d'un rhythme, font marche ascendante ou descendante, ayant pour pivot une note immobile1. Exemples :

Invitation à la valse.

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Ricci. Barcarolle.

Oui , fier et li - bre comme un roi.

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(Voyez Beethoven, Op. 27, n° 2, presto agitato, mesure 21 ; démenti, Op. 36, n° 2, allegretto, mesures 12 et 13.)

3° Quand, au commencement d'un rhythme, le chant et la basse marchent exceptionnellement en mouvement contraire, soit en convergeant, soit en divergeant. Exemples :

Kuhlau. Op. 88.

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(Voyez Allegro de la Sonate pathétique, mesures 5 et suivantes, mesures 83 et suivantes.)

1. Cette accélération a même lieu dans les danses. Voyez la valse de Faust et le 1er exemple, page 64 A la fin d'un guidon, au contraire, on ralentit sur ces sortes de passages. Voyez page 135.

4° Sur un petit dessin rhythmique (groupes similaires) exceptionnellement répété par mouvement ascendant ou descendant. Exemples :

Goldberg. Printemps bien-aimé.

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Chopin. Op. 6.

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(Voyez Chopin, Op. 7; Beethoven, Presto agitato de la Sonate en ut tt min.)

5° A la fin de morceaux à mouvement vif, sur un petit groupe de notes répété plusieurs fois de suite quoique la basse reste stalionnaire. Exemples :

Beethoven. Sonate en ut§ mineur.

Mozart. Menuet de la Sonate en la.

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(Voyez Mozart, Allegro de la Sonate en fa.)

6° Sur les traits et les groupes similaires, ascendants ou descendants, à la fin de périodes à mouvement vif. Exemple :

Mozart. Sonate en fa.

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(Voyez la dernière mesure de la Sonate pathétique et de la Sonate en ut% min. de Beethoven.)

Accélérations résultant de passages offrant exceptionnellement une contexture qui provoque l'agitation, la passion.

On accélère :

1° Sur les passages offrant de petites valeurs et sur les groupes similaires uniformes jouant le rôle de scherzo ou badinage au milieu de phrases expressives ou composées de grandes valeurs. Exemples :

Beethoven. Sonate pathétique.

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Mozart. Sonate en/a.

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(Voyez Chopin, Op. 64, n° 2, mesure 31 ; X Adieu de Dusseck.)

2° Sur les phrases qui sont exceptionnellement accompagnées par des accords plaqués, venant après une phrase dans laquelle les accords sont arpégés ou dans laquelle les parties de l'harmonie suivent une marche régulière. Exemple :

Field. 5e Nocturne.

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(Voyez l'Adagio de la Sonate pathétique, mesure 17.) 3° Sur les phrases et passages syncopés, entrecoupés par des silences. Exemples:

Mozart. Fantaisie en ré mineur.

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Mozart. Sonate en fa.

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