‹ Traité de l'expression musicaleChapitre 48 sur 63 · FF · texte numérisé non relu

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1. On appelle notes d'éten celles qui se trouvent dans la dernière mesure d'un rhythme et qui appartiennent cependant au rhythme suivant. (Voyez page 80.)

Auber. Un Jour de bonheur.

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Mozart. Fantaisie en ré mineur.

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Ralentissements résultant d'une ou de plusieurs notes pathétiques au milieu d'un rkyihme.

On ralentit :

1° Sur une note exceptionnellement haute, aiguë, faisant pendant à une note grave.

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Auber. Haijdée.

rail.

2° Sur la note qui exceptionnellement en remplace une plus haute ou une plus grave, changeant ainsi la direction du dessin rhythmique précédent. (Voyez les trois premiers exemples, p. 98.)

Mozart. Sonate en la, 8° Variation.

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La deuxième note de la première mesure, le mi, arrivant par un saut ascendant, change l'économie du dessin; le fa aigu du groupe suivant est note voisine aiguë et remplace une note grave; la première note de la dernière mesure est répétition temporale. Écrit comme suit, le passage n'exigerait pas de ralentissement à la troisième mesure :

Chopin. Op. 64, 2e.

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rail.

Ici, la dernière note des 5e et 6e mesures fait un mouvement ascendant; les 6e et 7e commencent par une répétition temporale, et la 7e, en outre, renferme à la fin une note voisine aiguë. Tous ces faits exceptionnels rendent cette phrase expressive et exigent un ralentissement. (Voyez le dernier exemple, page 39 , qui est tout à fait remarquable; car à la quatrième mesure, il offre si, si, la au lieu de la, si, la; à la sixième, ré, do, ré au lieu de ré, mi, ré; enfin, à la 7e mesure, il présente mi, ré au lieu de ré, do, mi; aussi à partir de la 4e mesure, le mouvement en est-il complètement modifié.)

Ralentissements résultant, à la fin d'une marche ascendante ou descendante, de la fatigue, de l'épuisement des forces et de l'élan dépensés.

On ralentit :

1° A la fin d'une marche ascendante ou descendante, surtout si le dessin vient à changer. (Voyez l'exemple précédent de Chopin.)

Chopin. Op. 30, 2°.

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Chopin. Op. 7, 2e.

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A la fin de ces exemples, on ne ralentit pas seulement à cause de l'épuisement, mais encore parce que le dessin du 3e temps des dernières mesures a changé de direction.

2° Sur une suite de notes hautes marchant par mouvement ascendant, si elles sont suivies d'une note grave arrivant par un grand saut. (Voyez Mozart, Sonate en la, 5e variation, mesures 5 et 6.)

Beethoven. Op. 49.

Mozart.

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Ce ralentissement est surtout nécessaire, si chacune des notes aiguës est précédée d'un silence ou si la plus haute est répétée exceptionnellement. (Voyez Mozart, Sonate en la, 5e variation, mesure 7.)

Mozart.

f rail.

3° Sur les groupes descendants succédant immédiatement à des groupes ascendants. Bellini. Norma.

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Gounod. Faust.

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rallent.

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(Voyez l'exemple de Goldberg, page 123.)

4" Sur un groupe de notes graves succédant à des notes hautes Meyerbeer. Robert.

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(Voyez la dernière mesure du 3e exemple, page 409.)

Ralentissements résultant d'une contexture exceptionnelle.

Nous avons vu (page 123) que certaines contextures provoquent l'animation, l'agitation. Il en est d'autres, au contraire, qui invitent au calme, à la tristesse, à la rêverie.

On ralentit :

1° Sur les passages expressifs, chantants, offrant de grandes valeurs, une harmonie plus riche, s'ils se présentent exceptionnellement dans un Allegro à contexture uniforme, composé de petites valeurs. (Voyez, page 111, le 2e exemple de Beethoven et mesure 43 du Rondo de la Sonate pathétique.)

Mozart. Sonate en fa.

p/ù lento.

2° Sur les passages expressifs, provoquant la rêverie et intercalés au milieu d'un morceau vif. Delioux Carnaval espagnol. ■

1° tempo.

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Mendelssohn. Op. 14. '

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i. 1° tempo. lento. <•

Rossini. Barbier, p/ù lento.

1° tempo.

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Chopin. Op. 18.

Les notes voisines graves et aiguës, les notes chromatiques, les triolets, les répétitions temporales qui se trouvent dans cette phrase lui impriment un caractère expressif, pathétique, qui exige un ralentissement.

3° Sur les passages qui se présentent en mode mineur après avoir été en mode majeur.

Rossini. Guillaume Tell.

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y' rallent.

Beethoven. Op. 27, Adagio.

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rallent.

Mozart. Fantaisie-Sonate

* * — rail. ^~

Le ralentissement le plus fréquent a lieu à la fin des phrases douces et expressives. Il n'est pas jusqu'aux exécutants d'une organisation musicale médiocre, qui ne l'emploient instinctivement. L'explication de ce fait est facile : la note finale est pour ainsi dire le pivot, la clef de voûte de toute la phrase musicale. Toutes les attractions viennent s'y concentrer, toutes les aspirations viennent s'y éteindre. Tant que l'oreille conserve un désir, tant qu'elle

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