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Température
cylindre.
Différence entre la température moyenne pendant l'introduction, ainsi que la détente
et celle pendant le eide.
Différence entre la tempe- rature moyenne et celle i au moment
de l'introduction.
En considérant les moyennes, on voit que toute la force de la vapeur, abstraction faite de la chaleur latente, est due pour l'introduction du tiroir à 1 00" du côté où la vapeur pousse, et à 63°, 9 du côté où on lui a ôté sa pression , c’est-à-dire à la différence de ces deux nombres , qui n’est que de 30", 4. Pour la troisième cause, c’est 36", 4, parce que le vide est meilleur, et enfin pour la cinquième, c’est seulement 25°,7. La différence entre la température moyenne et celle à l’entrée dans le cylindre est pour les trois cas 20°, 1 , 20", 2 et 32", 0. Il en résulte qu’à la cinquième came la vapeur trouve un milieu plus froid qu'elle de 32°, taudis qu'avec le tiroir ce n’était que de 20"; elle est doue beaucoup plus refroidie et elle éprouve d’autant plus de perte que la force du piston est due à une plus petite différence de température. Par conséquent, elle est aspirée seulement pour maintenir la température , et cela d’autant plus qu’au moment de l’introduction la surface environnante du couvercle et du piston est très-grande relativement au volume. Je n’ai pu faire des observations directes à cet égard, mais il me semble que par cette manière d’opérer on arriverait à estimer les pertes de chaleur et, par suite, de force occasionnées par la détente. La chemise pleine d’air à 100° ou 120 de la machine de VAlgésirns de M. Dupuy de Lôrne corrigera ce défaut (page 454) : si la vapeur est plus chaude que d'habitude, c’est qu’elle n’aura pas perdu sa force, et il suffira d’un peu plus d’injeetion pour avoir un bon vide.
LÀ DÉTENTE MOINS AVANTAGEUSE Qu’ON NE LE CEOIT.
Pendant la campagne de l'Archimède, en 1844, où la détente était toujours poussée très-loin , je m’étais aperçu qu’elle était loin d’étre aussi économique que je le croyais, et que si la résistance du navire, en raison du carré de la vitesse, était une loi exacte , la détente avait nécessairement des pertes auxquelles on ne songeait pas. En admettant ce qui regarde la résistance de la carène , je ne me trouvais pas avoir mon compte pour la force développée relativement au charbon brûlé, et les pertes de chaleur par rayonnement ne pouvaient à elles seules produire iune telle différence; c’est ce qui m’amena à expliquer les pertes, comme on vient de le voir. Depuis, les observations sur la machine à vapeur combinées de M. du Trembley ont montré les déperditions dues aux effets physiques de la détente, puisque dans ces appareils, dès que la chaleur de la vapeur a terminé son action sur le premier piston, elle est em-
ployée à vaporiser un second liquide dont la quantité transformée lui sert dès lors de mesure (voy. plus loin la notice sur les machines à vapeur combinées).
En considérant le tableau d’utilisation VII, où se trouvent différentes détentes pour le Napoléon, le Holland et l'Ariel, on remarque que, pour le premier, l’utilisation n'a presque pas varié; que, pour le second, elle a diminué, et que, pour le troisième, elle a un peu augmenté en détendant la vapeur. On pourrait donc presque en conclure que l’utilisation, relativement au charbon, est indépendante de la détente; ce serait un fait curieux à vérifier : s'il est oxact et que la dépense de force soit réellement comme le cube de la vitesse, il est évident que la détente ne donne aucun profit dans la production de la force, quand elle est opérée dans un même cylindre. Nous nous trompions, parce que notre mille parcouru nous coûtait moins do charbon , et que nous ne faisions pas entrer l’élément important, c'est-à-dire la vitesse. Sur le Holland, on a observé qu’à toute volée et en développant 557 chevaux, on brûlait 3‘,58 par cheval et par heure, tandis qu'avec 0,4 d’introduction et en ne faisant que 204 chevaux, c’était 4 kilogrammes.
On avait déjà observé à ce sujet qu’une machine marchant à grande détente avec ses quatre cylindres brûlait autant de charbon qu’en fonctionnant à l’introduction habituelle avec seulement deux cylindres. Si ces observations sont exactes , elles renversent en grande partie ce que nous admettions au sujet de la détente, et elles porteraient à chercher une cause d’économie dans une méthode semblable à celle des machines de Woolf, en tâchant de disposer des conduits pour qu’un des cylindres détente la vapeur de l’autre. Mais, à moins de dispositions bien simples, une pareille addition au mécanisme ne serait pas admise sur mer, quels que fussent ses avantages.