‹ Traité de l'hélice propulsiveChapitre 116 sur 144 · CALAGE DES MANIVELLES; ANGLES FAVORABLES A L’UNIFORMITÉ DE ROTATION · texte numérisé non relu

CALAGE DES MANIVELLES; ANGLES FAVORABLES A L’UNIFORMITÉ DE ROTATION

11 a été déjà question (page 433) de l’influence exercée par la détente sur la rotation de l’arbre et de l’avantage qu’il y avait quelquefois à ne pas caler toutes les manivelles à angle droit. Dans le tracé des courbes dessinées à ce sujet, M. Cody a employé seulement les inégalités d’impulsion de la détente, et n’a pas fait entrer les influences de l’obliquité de la grande bielle. D’un autre côté, M. La Brousse avait déjà observé par des tracés du même genre que ces irrégularités de la force de rotation variaient

entre 41 et 50 pour 75 pour eent d'introduction, et 35 et 47 pour 50 pour cent avec deux cylindres; tandis qu'avec quatre pistons ces irrégularités étaient beaucoup moindres. Mais il n’avait pas mentionné l'influence des positions relatives des cylindres et des manivelles , et comme la régularité de la rotation est devenue très-importante depuis que l'hélice est employée à la place des roues, j’ai cherché à rendre compte de ces effets compliqués en traçant plusieurs courbes , exprimant l'effort de rotation suivant les positions respectives de la bielle et de la manivelle. Pour cela j’ai d’abord cherché l’influence de la bielle seule, en admettant que sa longueur était 3,12 fois celle de la manivelle, et que la pression restait la même d’une extrémité de la course à l’autre , et j’ai trace la courbe fig. 4 , pl. XIV, dont la ligne a b représente le cercle de la manivelle développé et divisé en seize parties , tandis que les ordonnées expriment les efforts de rotation de la manivelle à chacune des seize positions. Ayant fait un calque de cette courbe, je l’ai appelé U et appliqué sur la première nommée A , en mettant le zéro de la nouvelle sur le n* 4 de A , c’est-à-dire en admettant que les manivelles sont à angle droit, et pour chaque division j’ai fait la somme des ordonnées des deux courbes, de manière à former une autre courbe, fig. 5, exprimant l’effort total des deux machines sur l’arbre. Les manivelles de A et de B peuvent avoir deux positions, A peut être en avance ou en retard, relativement à l’autre; j'ai donc mis le zéro de A sur le 11“ 4 de B et construit une nouvelle courbe; l’une, en trait plein, représente cette dernière position, et l’autre en ponctué le O de B sur le 4 de A. On voit que les deux courbes se ressemblent, mais que leurs hauts et leurs bas ne sont pas aux mêmes points. Dans ce qui précède, les bielles ont été supposées situées du même côté de l’arbre, et en admettant des cylindres opposés, la courbe tracée n’a pas offert de différence, et seulement alors le trait plein a exprimé le O de B sur 1 2 de A, et le trait ponctué le O de B sur le 4 de A. En plaçant un calque dans cette position sur le dessin primitif, on se rendra facilement compte de ces différents effets et de ceux dont il va être question. La similitude de la courbe, dans le cas des cylindres opposés comme dans celui où ils se trouvent du même bord, est à remarquer, parce qu’on va voir qu’avec la détente il existe de grandes différences.

J’ai ensuite cherché à observer ce qui se passe aux différentes détentes et j’ai tracé des courbes théoriques d’indicateur; puis j’ai pris les pressions pour chacune des seize positions de la manivelle , et pour les détentes à 0,5, 0,4, 0,3, et 0,2 d’introduction. Admettant que la pression totale de

la courbe était exprimée par 100 et que la longueur de la manivelle l’était aussi par 100; j’ai pris pour les 10 diviseurs du cercle de la manivelle la pression à l’indicateur, etjel'ai multipliée par la perpendiculaire abaissée du centre de la manivelle sur la bielle, c’est-à-dire par le bras du levier de la manivelle à chaque position. l)e la sorte j’ai obtenu les nombres suivants pour chaque division du cercle et pour chaque détente :

MJM&HOS.

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