CHAUDIÈRES VE LAMB ET SUMMERS
On emploie en Angleterre les chaudières de MM. Lamh et Summers, surtout à bord des paquebots de la Compagnie péninsulaire orientale : elles durent beaucoup plus que celles à tubes et servent sept ans sans avoir besoin d’ètre touchées; elles n’exigent presque pas de réparations, mais quand elles ont un long service elles arrivent à un point où il est si difficile d’obvier au mal, que la Compagnie préfère les changer. On voit un plan et plusieurs coupes de ce genre de chaudières sur la planche VI. Les tubes y sont remplacés par une série de cloisons planes et
verticales dans lesquelles se trouvent alternativement l'eau et la flamme : celle-ci les traverse comme les tubes et est arrêtée par le haut pour entrer par une extrémité et sortir par l’autre, tandis que les cloisons d’eau laissent échapper la vapeur par leur partie supérieure. La flamme est directe ou renversée comme dans les appareils tubulaires. Afin de soutenir contre l'effet de la pression des surfaces planes aussi étendues, ou les relie par une grande quantité de petits tirants taraudés dans les deux tôles : toutes ces tiges doivent beaucoup gêner l'extraction du sel et produire des fuites et de la rouille autour de ces nombreux trous dans les tôles. L’expérience n’a pas encore assez confirmé les qualités de ces chaudières, et il y a lieu de croire qu’elles seront peu propres à des pressions plus élevées qu’une atmosphère. Mais comme elles ont moins de petits accidents que les tubes, elles conviennent à une compagnie qui veut avant tout éviter les chômages.