CHAPITRE III LÉGISLATION SAxMTAlHE (suite
Memoranda et modèles de lèylements sanitairus. — Prescriptions relatives aux liôpitaiix. — Prescriptions pour le transport des fiévreux. — Règles à suivre dans les liôjiitaux pour maladies coiUag-ieuses {i as Iruc Lions prur le médecin^ l'économe, V infirmière iiriucipale). — Instruclions pour les infirmières, les malades et les visiteurs. — Règles ù suivre dans les localités atteintes ou menacées d'une épidémie. — Projet de la Society of médical officers of IJeallli, pour empêcher la propagation des maladies contagieuses (scarlatine variole, fièvre typhoïde, etc. \ — Règlement modèle [lour le nettoiement des rues, l'enlèvement des immondices, le nettoyage des lieux d'aisances et des réservoirs d'eaux ménagères. — Mesures prescrites en vue de prévenir les inconvénients occasionnés par la neige, la boue, la poussière, les cendres, les balayures et par l'entretien d'animaux domestiijues. — Règlement relatif à la construction des rues et des maisons : rues; murs intérieurs, fondations, toits, cheminées; libre circulation de l'air autour des niaisons et leur ventilation; drainage des terrains et des habitations ; water-closets ; earth closets ; lieux d'aisances ordinaires ; réservoirs à ordures ménagères ; réservoirs à eaux ménagères; logements insalubres ; bâtiments nouveaux, contrôle de leur construction. — Garnis. — Garnis dans les ports. — Abattoirs; mcmorandu/welalif aux abattoirs; mod 'le de rcglonent pour les abattoirs.
Memok.\.nda et Moniai:5 de règlements s.v.mtaires. — Aux lennes de la loi sanitaire, les coniiiiuiies onl robliyalion do déci'L-ler des règlements locaux qui doivent être soumis à l'examen et à l'approbation du Local Government lioard. Afin de leur donner l'uniformité désirable, et pour rendre le travail |i!us facile aux communes qui ne sont pas toujours suffisaunnenl compétentes, le Local Government Board a publié des instructions sous le nom de memoranda et des modèles de règlements (pii onl été élabcjrés par les ju-incipaux spécialistes d'Angleterre. C'est ainsi par exeuiple ([uc le règlement sur les nouvelles constructions et su. -le pavage des rues a été rédigi' par \c Royal In.^litute of BrUiah Ai'chilects. Li'S [)ag(!S qui suivent renferment un résumé de ces memoranda et de ces règlements modèles.
PRESCHII'TIO.NS RELATIVES AUX HOI'ITALX [Mt^liormid U III OU l/ospil'll AcCO-
modation Iti^porl of Ihc Roy ni Commission on C'iiblc SjHice in Workhouses). — La possibilité de sé'pirer les malades des gens en bonne santé doit toujours être préparée. On n'atl(Midra jjas pour cela que la maladie soit bien prononcée. Dans le cas où dmix maladies C(jiitagieuses éclatent en même temps, on pourra isoler spécialement cbacune d'elles.
Dans les grands bourgs ou pour plusieurs villages voisins de moindre étendue, il devra y avoir, en cas d'épidémie, au uioins deux salles spéciales de quatre lits, pour (pie les malades soient isolés des le commencement. Une
simple infirmerie de moindre dimension, établie dans Tendroit le plus peuplé de la commune, sera très utile pour arrêter les progrès de l'épidémie. Des infirmeries semblables conviennent aussi pour les petites villes.
SKALI^ FOR PLkNEN
Fig-. 1. — Type d'hôpital.
Echelle du plan en pieds anglais (0"'3O). A, chambre des infirmières.— B, antichambre. — C, poêles. — D, magasin.— E. salle de bain. — F, cabinets d'aisances. — G, lavabos. — H, gilerie couverte. — J, place pour le charbon ou le bois.— K, cuisine. — L, espace pour constructions ultérieures en cas de besoin.
SKALA FOR CENOMSK/iflNINCkRN€
Fig. 2. — Vue en coupe du même hôpital. Echelle en pi:ds anglais.
La figure 1 représente un type fort simple d'hôpital, ayant une salle pour chaque sexe, avec les dépendances nécessaires; ce dessin accompagne le
mémorandum du Local Government Board. La planche II est une autre forme d'un petit hôpital.
La figure "1 représente deux coupes du même bâtiment (fig. I). La coupe à gauche a des murs simples; cette construction sert pour les baraques d'été. Celle de droite a des murs doubles; la construction est permanente. Au bas des murs extérieurs, on a pratiqué des ouvertures pour laisser pénétrer l'air frais; on les voit sur la farade de l'élévation (fig. 1). Les ouvertures supérieures sont placées en haut du toit qui est surmonté d'un surtoit '.
Dans les campagnes qui n'ont pas d'hôpital, on peut charger une famille, digne de confiance et sans enfants, de recueillir chez elle les malades pour les soigner.
En cas d'épidémie plus grave, on peut louer plusieurs logements ou installer les malades dans des tentes ou dans des baraques.
Les hôpitaux urbains pour fiévreux doivent contenir un lit par 1.000 habitants. Dans les villes manufacturières, où la population est très dense, cette proportion doit être plus grande. Par contre, dans les villes où la population est aisée, peu dense, où les maisons sont bien construites, un lit suffira par 2.000 habitants.
Les hôpitaux permanents sont bâtis suivant le s\ :-tème à pavillons séparés. Ils ont au moins quatre salles pour les malades et un local pour l'administration.
Les planches 1 et II, dressées par les soins du Local Government Board, servent de modèles pour des hôpitaux de moindre dimension.
Les salles de malades peuvent êlre établies dans des pavillons réunis deux par deux (fig. 3) ^ Les lignes en pointillé de cette figure montrent de quelle
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Fig. 3. — ll(iiiitui periiiaiieiit à pavillons.
facjon, à mesure que la population augmente, on agrandit un hôpital permanent.
« Dans les cliniats plus ii(jroiir(u.\, il sera préférable île suivre pour les liôiiitaux permanents un système de ventilation ditrérent, par exemple en faisant sortir l'air impur par des tuyaux spéciau.t ou par les cheminées.
* Cette (l'uirese trouve dans le mémorandum du Local Government Buard.
I'lanche I. — Élcviitioii et plan d'un hôp ital.
ELEVATIOX
plan-
Pi, A m; H K II. — llùpiuil lie villayo. Lr'jcude dcS l'ianclies I el II
A, plan il'iiii hôpital à li jitg.
H, |)laii (l'un lio[tital à Hl lits.
('., coupe (lu l.àtiiiii'Ut A.
U. coupe du hàliiui Ml li.
a, «aile des miiladcs. — b. cliainhre des gai'des-iii»lados. — <•, «éniiidah. — d. litres (ixcs p.iur des salles. — e, évier. — f, cloison de :! ■" île hauteur élevée de I j centimètres au-de^^ub du pli
.fi, plan pour la dispo>ilioii des bâtiments sur nn e-pa<'e élioit.
(/, hôpital. — h. «lépecidanci.s. - i, buanderie, salle des morts, etc. — k, salle d habilaiioii. — Ciiuchcr. — m, lavabo> el cabinets de toilette. — n. office — n, salle à mander. — p. Inicher r. buanderie. — s. cliainbic des morts. — /, dépôt des iminondioes. — u, chambre à désinrecliun. de terre sèche pour les earth closets. — x, clôtures en planches bien jointes. — y, earlh closels.
La planche 11 concerne un hôpital de village ou de petite ville. Il est muni de baignoires transporlabics el d'eartn closets.
l'nbservulioil iMclier.
/, chambre ù - «y, cour. — . — Vy dépôt
La distance minimum qui doit séparer les pavillons à un étage est de 9 mètres.
La figure 4 représente une autre disposition pour les salles de malades. Elle est préférable quand on dispose d'un espace suffisant.
Sk^ta ,fol
Fig. 4. — Autre disposition d'un hôpital pormancnt à pavillons.
Echelle en pieds anglais.
A, dépendances (cuisine, magasin, logement de réconome, chambre à coucher des gardes-malades, etc.). — B, buanderie, etc. — C, salle de désinfection, chaml>re desmorts, — E, corridor. — I). salles des malades avec dix lits, cabinet de toilette et salle de bains (a'ô) tout près du corridor ; les closets tt les éviers (c'd) sont à l'autre extrémité et séparés des salles D par une antichambre
Les salles de malade peuvent aussi être placées aux différents étages d'un même pavillon. Deux d'entre elles, une pour chaque sexe, sont réservées pour les personnes atteintes de la même affection contagieuse.
Toutes les salles doivent être séparées l'une de l'autres, chauffées et aérées séparément. Pour faciliter le service des infirmiers, un corridor réunira tous les pavillons. Ceux-ci doivent être situés de manière à ce que l'air puisse circuler librement entre eux. L'espace qui les sépare doit avoir au moins une fois etdemie la hauteur du bâtiment; si un pavillon est destiné aux varioleux. cette distance doit être encore plus grande. H sera même préférable de les placer dans un bâtiment séparé.
La figure 5 représente une salle de malades construite par le célèbre architecte sanitaire Douglas Galton. De chaque côté de l'entrée se trouvent deux petites chambres dont l'une c est celle de l'infirmerie, avec une petite fenêtre pour surveiller la salle. L'autre h sert aux divers besoins du ménage ; c'est là qu'on prépare le thé, qu'on garde le linge, les boissons rafraîchissantes, etc. A l'autre bout de la salle, à chaque coin, se trouve, faisant saillie à l'extérieur, les latrines d, l'évier e, la salle de bain /", les lavabos g. Ces deux pièces sont en outre séparées de la salle des malades par une antichambre munie de deux fenêtres placées l'une en face de l'autre et permettant l'établissement d'un courant d'air.
C'est d'après ce modèle que sont construites les salles des principaux hôpi-
taux de la Grande-Bretagne, tels que le Saint-Thomas Hospital, Tllerbert Hospital de Londres, le Royal Infirmary d'Edimbourg, etc.
Les grands hôpitaux ont ordinairement deux étages disposés de telle sorte que les salles des malades se trouvent l'une au-dessus de l'autre. Les pavillons à trois étages sont moins pratiques, parce que le corridor est très élevé et l'aération se fait alors difficilement. Au contraire, dans les pavillons à deux étages, il n'a pas besoin d'avoir plus de la moitié de la hauteur du bâtiment.
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Fii?. 5. — Salle des malades système Douglas (ialton
Dans les grands hôpitaux, la situation respective des pavillons peut être diversement modifiée. Les pavillons doubles (fig. 3), avec un corridor entre, forment la disposition qui occupe le moins d'espace. On règle la dimension et la forme des salles d'après le nombre des malades qu'elles doivent contenir, la superficie et le cube qui sont accordés à chaque patient, le système de chauffage, d'éclairage et de ventilation, l'organisation des soins à donner.
Dans les petits hôpitaux, il est préférable d'avoir de petites salles. Dans les grands hôpitaux, il doit se trouver, pour l'isolement des malades, quelques chambres de moindre dimension.
Avant de déterminer le nombre des malades à placer dans une même salle, il importe de savoir condnen de personnes une infirmière peut soigner convenablement. Selon miss Nightingale, très compétente en ces matières, ce nombre serait de trente-deux. « Une infirmière, dit-elle, peut surveiller d'une manière satisfaisante trente-deux malades réunis dans une seule chambre, et une garde de nuit peut parfaitement les soigiier,ce qui serait impossible sile.^ lits étaient répartis en quatre chandu-es '. »
Les buanderies et les cluunbres mortuaires de clnupie h('q)ital doiveid être [)lacées dans des bàtinu-nts séparés.
I^a partie oci-uj>ée par radministrali{jn ne dt)it coinmuni(iuer avec les pavillons des malades (jue par des galeries couvertes, nuiiiies de fenêtres sur les deux côtés pour qui; l'aii- y circide librement.
L'entrée du pavillon de l'adminibtraliun doit être disposée de façon qu'on puisse y pénétrer sans être mis en eonlacl avec les pavillons des malades.
* Keport on MetropuliUin W'oi'lcliouscs.
Un hôpital devra autant que possible ne pas être placé à proximité d'une habitation ; il devra être exposé à tous les vents et avoir une superficie telle que, pour chaque malade, on puisse disposer de 50 mètres carrés au minimum.
Dans les h('ipitaux pour fiévreux, chaque malade devra disposer d'au moins 56 mètres cubes, la surface du plancher sera d'au moins 13"'^. Les salles auront une hauteur de 4'". Si la liauteur dépasse cette mesure, on n'en tiendra pas compte pour l'évaluation du cube nécessaire à chaque malade.
Dans les autres hôpitaux, un espace de 34 mètres cubes par lit et 8 mètres carrés de plancher sera pei'mis.
Pour les personnes atteintes d'affections chroniques et xeçues temporairement dans un hôpital ou dans un workhouse (asile pour les pauvres), il a paru suffisant d'avoir un espace de ^4 mètres cubes et une surface de 6"'^,o pour chaque lit, avec un intervalle libre de l'",8 autour de chacun d'eux. Toutefois alors, la ventilation doit être très bonne et on ne doit placer aucun lit au milieu de la salle.
Si pendant la journée, les malades se tiennent dans des chambres spéciales, ces proportions peuvent être réduites à 14 mètres cubes, et à 3'"-, 9 par lit.
Les planchers doivent être bien joints. Les meilleurs sont ceux composés de planches de 30 centimètres de long, noyées dans l'asphalte et sur un lit de béton. Tout autre, solidement encastré, mastiqué et peint à l'huile peut également servir, de même que les planchers en asphalte ou en ciment.
Les nmrs doivent être revêtus de ciment de Parian, peints à Ihuile, ou l)lanchis à la chaux; les plafonds ne doivent avoir ni saillies ni corniches.
Les fenêtres doivent être placées en face l'une de l'autre sur les parois longitudinales des pavillons de façon à établir un courant d'air suffisant. Le meilleur moyen j)our cela est de placer une fenêtre de chaque côté des lils. Le bord inférieur des fenêtres doit être à 0"'.1)0 du plancher et le bord supérieur à 0"','15 du plafond.
Les fenêtres doivent avoir chacune DOo centimètres carrés de surface par chaque i2 mètres cubes de la salle.
La meilleure ventilation est celle qu'on obtient au moyen de vitres s'ouvrant en dedans de la salle, en tournant autour de charnières placées au bas des vitres. L'air vicié s'échappe par les cheminées ou par des tuyaux spéciaux (jui doivent communiquer avec un foyer de chaleur. Outre la ventilation par les fenêtres, il devra y avoir des ouvertures dans les murs pour que l'air frais pénètre dans les salles (système de Sheringham ou ventilateur de Tobins).
Dans les salles pour maladies contagieuses ou fétides, il doit y avoir, pour le renouvellement de l'air, des ouvertures placées entre chaque lit, à peu de distance du plancher, de façon que l'air pur baigne le chevet du malade. Elles seront munies d'une feimeture à coulisse permettant de graduer le tirage. Les ouvertures des tuyaux d'extraction de l'air doivent se trouver près du plafond; mais non à proximité de celles par où entre l'air pur. Les tuyaux d'extraction doivent monter en droite ligne jusqu'au toit et être munis d'un aspirateur.
La ventilation doit être organisée de telle sorte qu'il puisse entrer 75 mètres
LEGISLATION SANITAIRE oO
cubes d'air frais par heure et par malade. Les conduites d'air pur doivent être construites de telle manière que leur nettoyage et renlèvement de la poussière qui s'y dépose constamment soient faciles. Elles doivent être placées de façon que l'air introduit soit aussi pur que possible. L'orifice extérieur sera muni d'un grillage pour empêcher que les corps étrangers et les oiseaux n'y pénètrent.
Le chauffage des salles d'hôpital s'opère au moyen de cheminées ou de tuyaux remplis d'eau chaude ou des deux systèmes réunis. Les cheminées sont ordinairement construites d'après le système Douglas Galton; l'air frais entre par un tuyau dont une extrémité communique avec l'air extérieur et l'autre débouche dans un espace vide autour du tuyau de la cheminée. De là l'air pur e'chauffé entre dans l'appartement par un orifice pratiqué au-dessus.
Voici c ;mmenl l'éminent ingénieur ' a décrit lui-même sa cheminée ventilatrice :
Le foyer est eu fonte de première (jualilé et consiste eu trois pièces exactement réunies au moyen de boulons. La première forme le chambranle, la deuxième le corps du foyer, la troisième la bouche qui est réunie au tuyau de fumée. Les cheminées sont de trois grandeurs ; dans les plus grandes, le foyer a une ouverture large de 53 centimètres. Elles sont destinées à des pièces de 200 à 280 mètres cubes; celles de deuxième grandeur ont un foyer de 43 centimètres et conviennent à des chambres de 100 à 200 mètres cubes; celles de troisième grandeur ont une ouverture de 38 centimètres et sont pour des pièces de 100 mètres cubes et audessous.
La figure 6 montre la vue en coupe et en plan d'une cheminée de moyenne grandeur dont les dimensions intérieures sont 1"\22 de largeur et 1"',28 de iuuiteur. Le corps du foyer peut s'adapter à une cheminée ordinaire.
Le foyer possède un revêtement de carreaux réfractaires.
Sa partie inférieure se compose de deux carreaux réfractaires placés à droite et à gauche; ils supportent une grille en fonte n'occupant que le tiers environ du fond.
Entre la pai'oi métallique du fond et celle en terre réfractairc se trouve un espace vide de 2 centimètres de largeur.
L'air venant du cendrier passe par cet espace, ^sort par une fente de la brique, au-dessus et en arrière du feu. Il est à une haute température et se mélange aux gaz enllammés; la combustion est coniplèle, et par suite il se produit une plus grande quantité de chaleur.
La paroi postérieure en fonte du foyer et le tuyau de fumée a sont garnis de nervures en fonte qui augmentent la surface de ciiaulTe, |iermettent de cliaulfer plus complètement l'air pur contenu dans la cliambre '; et qui est conduit dans l'apparlement par le tuyau b.
Cette augmentation de surface a encore j)Our avantage d'einiiècher la fonte il'être portée au rouge et par suite de brider l'air.
Le foyer dans les cheminées de grande dimension peut contenir 8 à 0 Uilugiammes de houille; il s'en consomme à peu [)rès un kilogramme jiar heure.
Pour faciliter le nettoyage de la chambre c el des tuyaux (|ui eu partent, le foyer est seulement bouloimé el peut être aisément enlevé.
Ouand on adui)te le foyer à une clieminêe (b'jà existante, il faut (|ue la '-liambre c soit aussi spacieuse que possible, que ses parois soient nettoyées el blanchies.
Les différentes parties de la cluuninéc doivent être ajustées avec beaucoup de soin, afin (|ue la fumée ne jiuisse [)énêtrerdans la chambre à air pur c. Suivant les circonstances, l'uir pur |)eul être introduit direclemeul, si le foyer est construit dans
' Observations on the coiialrw.li'jn nf lit-allhy Dwel ini/s. 0\foiil, IXSd.
un mur extérieur, ou dans le cas contraire par un luyau placé sous le plancher ou le long de la boiserie.
La surface de section de ces tuyaux horizontaux est respectivement, suivant^ les trois grandeurs de foyer, de 525, 375, 13o centimètres carrés.
Fig. 6'. — Clieiuinée veiitikitrice UtniL;la> Galtoii.
La grille qui clôt rorilice extérieur du tuyau doit être assez grande pour que la surface vide qu'elle présente soit égale à celle de la section du tuyau.
S'il y a des angles et des coudes dans le tuyau d'air frais, on doit eu augmenter légèrement le diamètre ; si, au contraire, il est en droite ligne, on peut le réduire quelque peu.
Les dimensions de Torifice doivent pouvoir être diminuées pendant la saison froide.
Le volume d'air pur qui pénètre ainsi varie un peu suivant la direction du vent; il est maximum quand les fenêtres et les portes sont toutes fermées, parce qu'alors il n'y a pas d'autre passage pour l'air.
Ce mode de ventilation ne doit pas être regardé comme le seul système à employer dans les hôpitaux, pas plus que la cheminée ne doit être la seule issue pour l'air vicié.
La prise d'air pur doit être placée dans un endroit d'où il ne puisse pas être pollué. Son tuyau de conduite doit pouvoir être visité et nettoyé avec facilité, ce qui se fera au moins une fois par an.
' Les sig-ne.s ' et " indiquent respectivement des pieds el des pouces aiii;iais.
Dans le système de chauffage par Teau chaude, chaque batterie de tuyaux doit être eu contact avec une ouverture pour l'air pur,
L'auieublemeat doit se borner au strict nécessaire et n'être ni encombrant, ni trop lourd. Les lits en fer sont préférables ; un matelas de crin, peu épais, reposant sur un sommier élastique est ce qui convient le mieux.
Les couvertures doivent être de couleur blanche ou tout au moins claires et souvent exposées à l'air.
Là où, faute de distribution d'eau et d'égouts, les water-closets ne sont j)as applicables, on établira des earth-closels.
Chaque hijpilul doit aussi posséder un appareil convenable pour la désinfection.
Prescriptions pour le transport des fiévreux [Mémorandum on hospilal accomodalion). — Aux termes de la loi sur l'hygiène publique, ces malades doivent être transportés à l'hôpital dans des véhicules particuliers appelés ambulances. Voici, d'après le mémorandum, les conditions que doivent remplir ces véhicules et la manière de les employer :
1" Pour un transport de moins de 1,5 kilomètre, on fait usage soit d'une civière portée par deux hommes, soit d'une voiture à deux roues traînée par un homme. Quand la distance est plus longue, un cheval est attelé à la voiture. Tout appareil à roues pour le transport des malades doit être muni de ressorts ;
■i" Une voiture d'ambulance doit être telle que le malade y repose étendu ; la couche où il repose sera mobile alin qu'il y soit placé etcnsoit retiré directement ;
'A' Le nettoyage et la désinfection d'une voiture doit pouvoir se faire aisément après chaque em[)lui. Toutes les parties intérieures qui supportent le lit et le lit lui-même doivent pouvoir se laver;
4' Cha(|ue voiture est accompagnée d'une personne pour prendre soin du malade. Dans les voitures attelées d'un cheval une jdace lui est réservée ;
o" Après chaque transport, la voiture est nelloyée et désinfectée selon les instructions du Médical ufficer ;
6" Dans les districts popideux ou étendus, il y aui"a autant de voitures qu'il est nécessaire ; si plusieurs épidémies régnent en même tenips, il y aura au moins une voiture spéciale par chaque sorte de maladie.
ItKGLES A SUIVRE DANS LES UOPITAUX POUR MALADIES CONTAGIEUSES {Rulcs
for hospilals for infections diseaaes. Insti'uctions pour le médecin, l'économe, l'inlirmière principale). — \° Le médecin est le directeur responsable de l'établissement, il doit le visiter même aux époques où il ne s'y trouve aucun malade afin de voir si l'économe et l'infirmière sont à leur poste et si tout est en bon ordre pour recevoir les malades ;
!2" L'économe et rinfiruiièi-c pi-iiicipale doivent maintenir partout la jdus grande j)ropreté et veiller à ce (juc les lits soient bien aéi'és, convenablement arrangés et prêts en un mot à recevoir les malades. Ils doivent aussi dresser l'inventaire de tout ce ([ui appai-tient à l'hôpital, il leur est défendu de s'abseuler Ions les deux à la lois à moins d'.uilorisation expresse. Ils sont tenus
d'obéir aux prescriptions du médecin et répondent de la conduite du personnel de garde et des malades ;
3' L'économe doit être en mesure de présenter chaque mois ses livres de comptes au Local Board of Health.
Instructions 2)0ur les infirmières, les malades et les visiteurs. — 1" Toute personne voulant être reçue dans un hôpital doit présenter un certificat de maladie délivré par un médecin ;
2" Si le malade désire être soigné par un médecin autre que celui de Thùpital, il en fait la demande au médecin ou à l'inspecteur. Les frais sont à sa charge ;
3' L'entrée d'un hôpital et de ses dépendances n'est accordée qu'aux personnes munies d'un permis ;
4'^ Aucun malade ne peut sortir de l'hôpital sans que le médecin lui ait signé son exeat;
o" Les vêtements d'un malade ne peuvent lui êùre délivrés à sa sortie que lorsqu'ils ont été déïinfectés;
6" Aucune personne faisant partie du personnel de garde ne peut sortir sans autorisation du médecin. Elle doit auparavant changer de vêtements.
RÈGLES A SUIVRE DANS LES LOCALrfÉS ATTELNTES OU MENACÉES d'uNE ÉPIDÉMIE
{General meniorandiun on the proceedings tvhich are advisable in places attacked or threatened bij épidémie diseuses). — P Lorsque le choléra, la diphthérie, le typhus ou quelque autre maladie épidémique se déclare ou menace d'éclater, il est de la plus grande importance que les autorités sanitaires prennent les mesures les plus rigoureuses qu'autorise la loi pour protéger la société contre le danger qui la menace. Toutes les autorités executives doivent ss conformer aux instructions du Médical officer of health ;
^-^ En semblables circonstances, des mesures de précautions doivent nécessairement être prises par tous les citoyens. Les classes pauvres seront l'objet d'une attention particulière en ce qui concerne les logements et les rues qu'elles habitent. Cette attention devra surtout porter sur les garnis (co»i>>iOH Lodging houses) et sur les maisons occupé'es par plus d'une famille. Le Local Board of Health aura soin de donner au public les conseils et les instructions nécessaires pour éviter la contagion;
3' Les accumulations d'oixlures ménagères, de détritus animaux ou végétaux, doivent être enlevés aussi vite que possible ; les réservoirs à ordures non étanches doivent être rapidement réparés; on prendra les mesures pour que ces faits ne se re[)roduisent plus. On veillera à ce que les eaux vannes ne séjournent pas dans les tuyaux de drainage des maisons, dans les égouts, dans des rigoles ou des fotsés. Les égouts seront ventilés avec grand soin; il importe qu'ils soient exactement disconnectés d'avec les drains des maisons.
On surveillera rigoureusement la propreté de chaque district, notamment des latrines, des réservoirs à eaux ménagères et à ordures, des boucheries, abattoirs et autres endroits où l'on garde des animaux ;
4" Afin de prévenir les suites fâcheuses pouvant résulter du transport d'une grande quantités d'immondices, il est souvent nécessaire de les désinfecter sur
LEGISLATIOX SANITAIRE 03
les lieux mêmes. Gela se présente surtout lorsqu'il est im|io^sil)le ou dangereux de les enlever immédiatement. Le terrain, non pavé et voisin des habitations qui peut être souillé, doit aussi être désinfecté. En général, lorsque dans une maison il y a un ou plusieurs cas de choléra ou de fièvre typhoïde, on désinfectera régulièrement et énergiquement les cal/mets d'aisances ;
5" L'eau des sources, des puits, des fontaines et des aqueducs doit être l'objet d'un examen rigoureux. Si elle est souillée par des matières animales ou végétales, des infiltration; d'égouts, de fosses d'aisances ou de dépôtsd'immondices, elle ne doit pas être employée pour l'alimentation. Cette précaution est d'une extrême importance si la maladie régnante est le choléra, la diarrhe'e ou la fièvre typhoïde.
S'il y a pénurie d'eau potable, on ne peut employ.-r une eau suspecte qu'à la condition qu'elle soit bouillie ou cuite. L'eau bouillie doit être utilisée dans les vingt-quatre heures. La filtration, toute recommandable ({u'elle soit, ne suffit pas plus que l'adjonction de vin ou d'alcool pour la débarrasser de se? substances morbides ou nuisibles.
Toutes les fois que l'apparition de la maladie paraît avoir quelque connexité avec la consommation du lait, on devra veiller avec soin à la propreté des laiteries et crémeries et de l'eau qui y est employée;
6° Les logements malpropres, surtout ceux occupés i)ar plusieurs personnes, seront immédiatement nettoyés et blanchis à la chaux ;
7" L'encombrement des chambres sera évité. Les personnes (|ui soignent un malade doivent seules demeurer dans sa chambre;
8" La ventilation sera abondante; toutes les fenêtres devront pouvoir s'ouvrir et rester ouvertes. H importe que. en cas de maladies contagieuses, dans l'intérêt des malades aussi bien que dans celui de leur entourage, un courant d'air frais passe continuellement dans leurs chambres et dans la maison entière;
9' La plus grand».' propreté doit régner dans les ménages. Il est interdit d'avoir des dépôts d'ordures dans lamaiso i. Ou doit nettoyer et désinfecter immédiatement les objets qui eu ont besoin ;
10" Les excréti(jns des patimits seront l'objet de jirécautions particulières relativement à leurnettoyage et à leur désinfection. On doit surtout regarder comme dangereuses : dans les cas de variole, les croûtes qui se détachent de l'épiderme; dans les lièvres typhoïdes et le choléra, les matières fécales; dans la diphtérie, les sécrétions de la bouche et du nez. D'ailleurs, toute excrétion d'une personne aircclce par une maladie contagieuse doit être tenue pour nuisible. On prendra donc des mesures de précautions toutes particulières à l'égard des objets souillés par le contact ou par les excrétions des malades. Lu cas de fièvre tyjdioïdc ou de choléra, les excréments sont les propagateurs fie l'cpidiMnie; c'est pourquoi on doit les désinfecter complètement et avant de les vider. Dans aucun cas, on ne doit le faire à une place d'm'i iN pourraient polluer de l'eau potable ;
1 1" On doits'cffo;cer d'empêcher que la propagation ait lieu pai- le coidact avecdes malades. C'est surtout dans les hôpitaux, les écoles et autres établis-
sements où se trouvent des personnes de familles difîérentes que l'on doit veiller à cela ;
'12" Si les causes de l'insalubrité d'une maison ne peuvent être écartées surle-champ, le meilleur parti est que ses habitants l'abandonnent. Les malades qui ne peuvent être isolés et soignés à domicile seront transportés dans les hôpitaux, que l'autorité est toujours obligée de tenir prêts pour les cas de nécessité ;
13'^ Si la maladie a pour cause le dénuement et la misère, il faut y remédier par des secours particuliers;
14'^ Certains cas exigent des mesures médicales spéciales. Ainsi en temps de choléra, tous ceux qui sont atteints d'une affection intestinale doivent pouvoir être secourus innnédiatement. Dans les cas de variole, [la vaccination et la revaccination doivent être pratiquées avec énergie ;
15" Afin qu'en temps d'épidémie, le public soit instruit des mesures les plus efficaces pour combattre la maladie, des avis et instructions imprimés sont distribués par les soins des autorités. En cas de danger imminent, des visites domiciliaires seront faites par les délégués nommés à cet effet;
16" Les règles précédentes s'appliquent lorsque le danger est menaçant ; elles sont par conséquent de nature temporaire. Il ne faut pas cependant oublier qu'à mesure que les dispositions sanitaires ordinaires sont prises dans un district, on se prémunit contre les ravages considérables que les épidémies auraient pu exercer.
IT"" Les désinfectants chimiques peuvent se diviser en deux groupes principaux. On ignore encore lequel des deux produit les efiéls les plus certains. Le premier groupe est surtout représenté par le chlore, l'autre par l'acide phénique. Si l'on choisit le premier, il faut employer une solution de chlorure de chaux pour les petites désinfections dans les ménages; celui-ci sert à neutraliser les ordures; le chlore gazeux s'emploie pour les fumigations dans les appartements.
Si l'on se décide pour l'autre catégorie, on emploiera l'acide phénique pour le ménage, le sulfate de fer pour les immondices, l'acide sulfureux pour les chambres. Ces deux classes de désinfectants ne peuvent guère être employés conjointement; aussi le Local Board of Health de chaque district doit opter pour l'une ou pour l'autre. De toute façon d'ailleurs, la désinfection doit être opérée conformément aux prescriptions du médecin.
Celle des vêtements, de la literie, des rideaux et autres ustensiles de ménage se fait mieux dans des étuves publiques destinées à cet usage.
Projet de la society of médical officers of uealtu pour empêcuer la propa-
(JATION DES maladies CONTAGIEUSES (SCARLATINE, VARIOLE, FIÈVRE TYPUOIDE, ETC.)*.
— Il faut :
l" Isoler le malade des autres membres de sa famille dés que la maladie est
' Bien que ce projet n'ait pas le caractère d'un règlement ofliciel, il méritait d'être reproduit ici, vu qu'il renferme les dispositions détaillées de l'article 11 du règlement qui précède, telles qu'elles ont été adoptées par la célèbre Society of Médical officerof health. Ce projet est généralement suivi en Angleterre.
LEGl^LATlU.N ^A.Nil AlKK (io
déclarée; le placer, si possible, à l'étage le plus élevé de la maison; éloigner de la chambre tous les tapis, rideaux, vêtements, meubles inutiles ou autres objets superflus:
li" Faire entrer l'air frais dans la chambre en ouvrantia partie supérieure des fenêtres; laisser ouvertes les clefs des poêles; entretenir du feu si le temps le permet; laisser l'air frais pénétrer par toute la maison en ouvraiit fenêtres et portes, car plus l'air pur circule dans une habitation, plus il y a de chances que la maladie ne se répande pas plus loin ;
S'' Suspendre un drap à la porte, en dehors, et l'humecter de temps en temps par une solution de oTO grammes d'acide phénique ou de 433 grammes de chlorure de chaux dans 4 '"• o d'eau ;
4" Recueillir les déjections des malades dans un vase contenant 1.135 grammes d'une solution de sulfate de fer (4o4 grammes dans 4 '"• o d'eau) ; mélanger cette même solution avec les eaux sales avant de les vider;
o'' Désinfecter de la même manière chaque évier, chaque chaise percée; éviter avec le plus grand soin que l'eau alimentaire ne soit souillée par les évacuations du malade ;
6" Laver les verres, tasses, cuillers et autres ustensiles ayant servi au malade avec ladite solution d'acide jjhéniqiic et ensuite avec de l'eau chaude, car alors seulement les personnes bien portantes peuvent s'en servir:
1" Ne garder aucun aliment dans la chambre du malade, ne pas consommer f<;ux qu'il a pu laisser;
8" Plonger le linge du malade dans la solution d'acide phénique, dés (ju'il a été changé et avant de l'ciuporter l'y laisser une iieure. Le laver ensuite à l'eau bouillante:
11" i^nployer. au lieu de mouchoirs, des chiffons; les brùicr ili's (ju'ils sont sales :
10'^ Vêtir les personnes (jui gardt.'nt les malades lujn de lainr mais de cidou ou d'autre étidl'e ([ui puisse être lavée : se laver les mains au savuii plii'uiquc après chaque attouchement du malade ;
11" Ne pénétrer dans la chaudjre que si on le soigne, car les vêtements sont tout à fait propres à la transmission des maladies ;
12" Empêcher que les écailles de la peau dans la scarlatine et les croûtes dans la variole ne se répandent, car elles transmettent le virus ; pour cela frictionner chaque jour le corps du malade avec de l'huile camphrée; joindre à ces soins, des lotions au phénol et des bains chauds, ce sont les préservatifs les plus eflicaces ; déffudre au malade de se tenir prèsdes personnes en bonne santé avant que la desquamation ne soit finie et que la peau ne soit redevenue souple et lisse ; désinfecter, avant de s'en servir à nouveau, les vêtements portés parle malade ou pollués de ({uelque autre manière;
13" Nettoyer et désinfecter, après la maladie, la cliandur et tous les oitjels i|ui s'y trouvent.
Voici le mode opi'-ratfiii'c; ctalci-ldutes les bardes et la lileric, les Misprndrf
Ollc (|uaiilitf' s'est ironvre iHi't; licaiicoiip lro|i liiililt! ; on ciinilciii- iri;iinl''ii.iiil J kili ;i;iiiiiiios (le soufre par clia(|iie lOU'"^
HYGIENE FUBLIQUK ii
Oiî ANGLETERRE
à des cordes dans la chambre ; clore hermétiquement les poêles, cheminées, fenêtres, portes et autres issues; prendre i06 à 2ii2 grammes de soufre en bâton, le concasser, le mettre dans un vase en fer placé dans un seau à demi plein d'eau, allumer le soufre, puis sortir en fermant la porte; laisser ainsi la chambre close pendant vingt-quatre heures ; après, ouvrir portes et fenêtres pour une ventilation énergique ; peindre à nouveau le plafond de la chambre; enlever les vieilles tapisseries, les brûler et retapisser à neuf; laver avec du savon et de l'eau contenant un peu de chlorure de chaux, les meubles les objets peints et les lainages ; désinfecter au moyen d'une étuve la literie et les autres hardes qui ne peuvent pas se laver ; ne pas considérer une chambre comme désinfectée avant que toutes les mesures ci-dessus n'aient été exécutées.
^4° Défendre l'école aux enfants qui ont un malade dans leur famille et à ceux qui, ayant été malades, ne seraient pas munis d'un certificat de médecin attestant qu'il n'existe plus aucun danger de contagion.
io" Eu cas de mort, ne pas enlever le cadavre avantl'inhumation, sauf pour le transporter à un de'pôt mortuaire ; de même pour tous les objets qui se trouvent dans la chambre, jusqu'à ce qu'ils aient été désinfectés, conformément aux prescriptions de l'article 13 ; mettre en bière le plus tôt possible le corps avec 500 grammes à 1 kilogr. de poudre phéniquée ; fermer ensuite le cercueil et faire l'enterrement sans délai.
Règlement modèle pour le nettoieme.\t des rues, l'enlèvement des immondices, LE nettoyage des LIEUX d'aISANCES ET DES RÉSERVOIRS d'eAUX MÉNAGÈRES. —
Aux termes de la loi d'hygiène publique, c"est la commune qui est responsable delà propreté des rues. C'est à elle de s'en charger si le Local Government Board le juge à propos. D'ailleurs ce nettoiement peut être confié aux propriétaires riverains.
1'" Ceux-ci doivent alors, chaque jour sauf le dimanche, faire nettoyer au moins une fois leur portion de trottoir et de rue.
Dans les localités peu importantes et peu fréquentées, le nettoiement peut ne se faire que le lundi, le mercredi et le samedi.
2" Les immondices doivent être enlevées au moins une fois par semaine. Dans les habitations isolées dans la campagne, cet enlèvement peut s'effectuer à de plus longs intervalles.
3" Quand les closets à la terre sèche ont une fosse fixe oîi tombent les excréments mélangés avec de la terre en quantité suffisante, on doit la vider au moins une fois tous les trois mois.
On appelle i'osse fixe un réservoir étanche placé sous le siège, et construit de façon à satisfaire les conditions indiquées dans le règlement ci-après au n° 71. Toutes les fois qu'il y a suffisamment de terre mélangée avec les excréments, on n'a jamais remarqué qu'il en soit lésulté des inconvénients sanitaires, même lorsqu'ils séjournaient pendant trois mois dans le récepteur.
Dans les contrées où les water closets ne réussissent pas à s'introduire, il n'y a pas de système de latrines plus convenable et plus salubre que les closets à la terre sèche. (Test afin d'en encourager l'usage que le terme fixé pour leur nettoyage a été prolongé le plus possible.
LEGISLATIU.N SA.MTAIHE (i7
Ce procédé est facilement applicable dans les contrées riches en terres noires ou argileuses, qui conviennent le mieux pour cet emploi. On peut se servir de poussier de charbon et de cendre. La chaux, le sable et le gravier conviennent beaucoup moins bien. Toutes les matières employées pour les vidanges doivent être sèches.
La terre ayant déjà servi peut être employée à nouveau après avoir fourni aux végétau.x les éléments nutritifs qu'elle contenait
ht" Les récepteurs mobiles et les elosels k terre sèche doivent être vidés au moins une fois par semaine.
Cette prescription était nécessaire pour empêcher davoir des récipients trop grands pour être déplacés.
o"-6" Tous les lieux d'aisance où l'on ne jette aucun mélange doivent avoir leur fosse mobile ou fixe vidée au moins une fois par semaine.
Il a été reconnu que ce délai est le plus long qu"on puisse accorder, lorsque les excréments sont laissés, sans aucun traitement, à proximité des habitations.
1" Tout réservoir à ordures ménagères doit de même être nettoyé une fois par semaine.
8** Si la fosse à vidanges sert aussi pour les ordures ménagères, on doit la vider dans le même délai.
Au n*^ 78 du règlement sur les constructions, on trouvera une description précise de cette sorte de fosse.
9'' Les puits pour retenir les détritus solides contenus dans les eaux ménagères doivent être vidées au moins une fois tous les trois mois.
Mesures prescrites en vue de trévexir les incoxvémenïs occasionnés par la
NKIGE, LA BOUE, LA POUSSIÈRE, LES CENDRES, LES B.\LAYURES ET PAR l'eNTRETIEN
d'animaux domestiques. — i" En cas de neige abondante, les chemins et les rues doivent être déblayées.
2" La neige, enlevée d'une cour, ne peut être déposée ni dans la rue ni dans un endroit fréquenté.
3" Si l'on répand du sel sur la neige pour en achever la toute, on doit immédiatement Jjalayer la boue qui se forme dans les rues et les chemins.
La raison de cette prescription est que le cuir des chaussures, imprégné ile celle humidité, ne sèche que fort difficilement.
'i" Les balayures, les cendres, les irnuKmdices et autres ordures ménagères ne doivent être transportées que dans des voitures et des récipients hermétiquement clos. Il n'est i)as permis de les vider dans les sentiers, les rues ou les chemins. Toutefois il est permis de placer ces récipienis bien dos, près d'un "liemin, pourvu qu'ils soirnl enlevés peu de temps après.
Les maisons situées ùnioins de 18 mètres de distance d'une autre habitation ou d'une rue doivent être débarrassées de toutes ces ordures, de 6 à 8 heures et demie du matin au plus lard pendant la saison des longs jours et de 7 à 0 heures et demie, (piand b-s jours sont courts.
L'enlèvement des ordures se l'ait très souvent la nuit; cependant c'est pendant le jour qu'on doit les enlever.
S^-S" Dans les villes, le lieu où on décharge les immondices doit être éloigné des habitations et de la voie publique d'au moins 91 mètres. Elles ne doivent pas y séjourner plus de 24 heures.
9° Les matières de vidange et les eaux ménagères qui sont destinées à servir d'engrais, serllnt enfouies le plus vite possible et recouvertes d'une couche suffisante de cendres, de terre ou autre matière convenable. On pourra recourir à d'autres moyens pour empêcher les exhalaisons désagréables ou nuisibles.
On ne peut répandre ces matières sur des champs distants des routes ou des habitations de moins de 91 mètres.
10' Les porcheries et leur fumier doivent toujours se trouver à 30 mètres au moins des habitations. Ils seront placés de manière que l'eau potable, destinée à l'alimentation et à la laiterie, ne puisse être corrompue.
Dans des cas exceptionnels, cette distance peut être réduite à 18 mètres. Pour la campagne on n'a pas fixé de distance minimum; toutefois les article? suivants sont applicables à l'élevage des porcs.
11" 11 est défendu d'entretenir des animaux domestiques et de déposer leur fumier dans un endroit qui rendrait possible la pollution de l'eau potable ;
12" Dans les cours où se trouvent des chevaux, d'autres bêtes de somme, du bétail ou des porcs, 'on disposera d'une place convenable pour le fumier. Le fond de celle-ci ne devra en aucun cas être au-dessous du niveau du sol ; il sera construit avec des matériaux tels que son étanchéité soit parfaite. On le tiendra toujours en bon état. Cette place sera pourvue d'une toiture ou d'un couvercle.
Les urines et les eaux sales seront conduites hors des écuries par des drains bien établis, construits avec de bons matériaux et tenus constamment en bon état. Ces tuyaux déboucheront dans un égout, un réservoir d'eaux ménagères ou quelque autre endroit approprié.
Toutes les immondices des écuries seront enlevées chaque semaine.
• Cette disposition n'est pas nécessairement applicable dans les campagnes pour les habitations isolées et situées à 30 mètres au moins des grandes routes.
RÈGLEMENT RELATIF A LA CONSTRUCTION DES RUES ET DES MAISONS*. — RueS. —
4'^-"°. Toute rue destinée au passage des voitures doit avoir au moins 10™, 9 de large.
Tout passage interdit aux voitures, de moins de 30'". 5 de long, doit avoii' au moins une largeur de 7'", 3.
La chaussée dans les rues doit être au moins aussi large ; de chaque côté se ■
' Ce règlement modèle contient aussi des dispositions relatives à la solidité des maisons et aux mesures préservatrices de l'incendie; ici ne seront mentionnées que les précautions ., purement hygiéniques.
LhLrl>LAÏH).N >AM lAlHt
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trouvera un Irotloir pour les piétons ; il aura pour largeur au moins le sixième de celle de la rue.
La chaussée sera convexe, le sommet étant en son milieu; la pente des côtés variera entre 3 et 6 centimètres par mètre. La déclivité du trottoir vers la chaussée sera de 4 centimètres par mètre si celle-ci n'est pas pavée ou en asphalte. Elle variera entre 19 millimètres et 4 centimètres au plus si le trottoir a un revêtement.
Le bord de celui-là sera d'au moins 7^'",.') plus haut que l'autre côté du ruisseau, et il aura au plus. 7«'".o au-dessus du fond.
Murs intérieurs, fondations, toits, r/ieniinées. — 9'^-10". Aucune construction ne peut être édifiée sur un terrain remblayé par des matières excrémentielles animales, végétales ou ayant servi de dépôt d'immondices, avant que le sol n'en ait été débarrassé.
S'il faut remblayer un terrain avant de bàtii-. on uemploiera que des matières n'oil'rant aucun danger.
Toute habitation sera isolée du sol par une ciuudie d'asphalte ou de béton de 15 centimètres d'épaisseur au moins.
11. Les chambranles des portes, les encadrements des fenêtres, les solives des toits et autres pièces de bois scellées dans un mur seront revêtues de feuilles de plomb ou d'une autre mntière imperméable partout où elles sont en contact avec la maçonnerie.
16. Les fondations reposeront sur un snl ferme, sur une couche de béton ou de toute autre matière convenable.
17. Afin d'empêcher que riiumidité ne monte à travers les murs, ceux-ci .seront isolés par des feuilles df plomb, de l'asphalte, de l'ardoise ou autres
Fi-. 7. l'i;-,'. ^•
Isoli'iiifiit lii's iimrs.
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substances imperméables, «lelle couche isolante sera placée au-dessous des poutres du planclier inlërieur et au moins à 15 ceiitimMrt^s au-dessus de lu surface du sol voisin. (Voir liji. 7 et 8.)
Si le parquet d'une chambre est au-dessous du niveau du sol et si le mur extérieur est en contact avec la terre, il devra être double de manière à renfermer un espace vide de 6 centimètres de large. Celui-ci doit exister sur toute la longueur du mur jusqu'à une hauteur de 15 centimètres au-dessus du sol voisin.
Ces doubles murailles sont jointes soit par des crochets en fer goudronné et sablé, ou galvanisé, soit par quelque autre système, par exemple, des briques vernissées. Ils doivent être distants horizontalement de 90=™ et verticalement de 4o centimètres.
Une couche isolante doit être placée à la base et une seconde à la partie supérieure de la double muraille (fîg. 9).
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