CHAPITRE III LEIPZIG
GÉsÉRALiTÉs. — Approvisionnement (i'aaux. — Système de cabinets d'aisances. — Abattoir.
— Hôpitaux (l'isolement.
Généralités. — Les Etats de l'Allemagne du Sud se distinguent de la Prusse au point de vue des institutions hygiéniques, car les médecins, chargés de surveiller et de diriger l'hygiène publique [Bezirksàrzte), exercent leurs fonctions d'une manière bien plus indépendante vis-à-vis de la police administrative.
Parmi les villes du sud de l'Allemagne, Leipzig, en Saxe, est remarquable au point de vue de son organisation sanitaire. Les aqueducs, le système de vidange, etc., etc., offrent plusieurs particularités originales que nous allons décrire.
Approvisionnement d'eau. — Vers le milieu de 1860, Leipzig a établi, à Coniiewitzer Bauernwiese, un établissement d'eau, basé sur l'emploi des eaux souterraines, recueillies sur une couche de gravier et amenées au moyen de tuyaux de terre vernissée, percés de trous et posés l'un auprès de l'autre sans joints ajustés.
A mesure que la ville s'agrandissait, de nouveaux tuyaux furent posés, mais le terrain n'ayant pas été tout d"abord soigneusement examiné, la quantité s'accrut dans de faibles proportions et l'eau demeura de mauvaise qualité.
Pour surmonter ces difficultés on appliqua une méthode originale de l'invention du P'" Hofmann.
L'eau de la rivière, la Pleisse, est amenée dans des bassins filtrants, creusés à l'endroit où commencent les nouveaux tuyaux; après avoir traversé les filtres, Teau s'écoule àtravers la couche de gravier sous-jacente, remplace l'eau de mauvaise qualité et est recueillie, filtrée et pure, par les tuyaux de terre.
Ce système est d'une grande simplicité.
Cet établissement ne suffisant pas aux besoins de la ville, un autre fut construit en 1887, à 20 kilomètres de la ville, dans la forêt de Naiinhof. Ce système est demeuré jusqu'à présent unique en son genre et a été inventé par l'ingénieur civil Thiem.
Des recherches minutieuses avaient fait découvrir sous ce terrain une couche d'eau pure fournissant plus de 30,000 ""^ par jour. Cette eau est recueiUie par o groupes de puits artésiens, formés chacun de !20 puits tubulaires doù l'eau est amene'e par des tuyaux horizontaux dans un réservoir de petit volume; de là elle se déverse dans le grand collecteur. (V. fig. 171 et 172'.)
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F;g-. 171. — - Scliéina (Elévation) de la prise d'eau de Naiiiihof.
Fi£r. 172. — Schéma (Plan) de la prise d'eau de Nauiihof. A réclielle de 1/400
\, niveau naturel de l'eau souterraine. — 2. niveau rabaissé. — 3, tuyau d'aspiration. — 4, pulls tubulalres. — 5, filtres. — G, petit réservoir cetitial. — 7, tuviui collecteur des puits. — 8. collecteur général.
Ce dernier déijouchc dans un réservoir profond et maronné d'où l'eau est amenée, à l'aide d'une pompe à vapeur, dans les conduits qui l'apportent à la ville.
l/cau des pulls luliulaircs es! iiiirodniti' dans len-servulr- cullcclcnr pai' l'acli(in du siphon.
Oui ri! les grands piiil.-^ arl('siens à :2(> I uvaux, il y ru a encdre de semitlal>l(;s à (S tuyaux.
Des c(tiisli-urti«ms particulières sont faites pour facilitir les n'paralious,
' Ces li'^nires (Mit été clichées d'après les des.sins originaux que le constructeur .M. Tliiem a bien vuulu communiquer à l'auteur.
pour tirer de l'eau de chaque puits tubulaire, en vue d'une analyse spéciale, et pour fermer éventuellement les tuyaux qui donneraient de mauvaise eau.
Le grand collecteur est en fonte et les joints lûtes en caoutchouc.
Système de cabinets d'aisances. — A Leipzig-, on a remplacé l'ancien système des fosses par des réservoirs et des cabinets à l'anglaise. Les premiers sont de deux espèces : réservoirs fixes et mobiles. Les fixes sont vidés au moyen d'une pompe à air, pourvue d'un appareil à combustion pour les gaz méphitiques, analogue à celle en usage à Paris. La figure 173 en reproduit un daprès le système Friedrich et Glass.
Fig-. 173. — Cabinet (Faisaiices et fosse fixe, système Friedrich et Glass.
Les latrines sont placées dans une aile séparée dont le sous-sol est occupé par les réservoirs.
La figure 174 fait voir comment les fosses mobiles sont placées et les diffé-
Fig-. 174. — Cabinet d'aisances et fosse mobile, système Heidelberg-.
rentes manières de les renouveler, système Heidelberg, mis en pratique par Friedrich et Glass. Les tuyaux ventilateurs des cabinets, montent jusqu'audessus du toit; sur la moitié gauche de la figure, les cabinets ont ce que les A\\ema.ndsaT^pe\\en[ Separatkothvershluss, c'est-à-dire que chaque cuvette pos-
LEIPZIG i3n
sède une fermeture spéciale pour les excréments; dans cet arrangement les cuvettes sont ventile'es par des tuyaux qui débouchent dans une cheminée à part; la moitié de droite ne porte qu'un Cejiti'alkothvei'sJihcfts, c'est-à-dire ime fermeture centrale tout en bas, les 5 cuvettes sont vcntib'es par le tuyau de descente.
Ni l'un ni l'autre de ces deux systèmes ne sont inodores; aussi dans les bonnes maisons a-t-on adopté les water-closets.
Afin de prévenir la souillure des cours d'eau, il est défendu de déverser les excréments avant que les parties solides n'aient été précipitées et désinfectées ; c'est pourquoi, à Leipzig, on peut étudier les diverses méthodes de purification chimique.
Un système général n'est pas formellement prescrit, mais chacun doit être étudié et approuvé avant d'être mis en pratique.
Ces ditïerents systèmes se distinguent ^entre eux par la composition de la substance désinfectante et la manière dont elle est mise en contact avec les matières excrémentilielles.
A quelques modifications près, la substance désinfectante se compose de chaux, de chlorure de magnésium, d'acide phénique ou de goudron de houille.
Ce qu'on appelle la masse de Suvern, employée dans le grand hôpital Saint- Jacques, est préparée de la manière suivante :
On éteint 42 kilog. o de chaux vive avec 1052 kilog. d'eau, dans une auge ; pendant l'extinction, on mêle 8 kilog. ode goudron de houille etune quantité égale de chlorure de magnésium dissous dans une pareille quantité d'eau.
l^a masse a l'aspect d'une bouillie et s'emploie mélangée avec de l'eau.
Dans les latrines à auges en usage dans les hôpitaux, les écoles, les casernes et les prisons, on verse de la masse désinfectante dans le closet, à raison d'un demi-kilogramme par personne et par jour, puis on ajoute assez d'eau pour que les matières solides restent flottantes; les parois du réservoir sont également enduites du désinfectant.
Le fond est muni d'une soupape à lige qui ferme l'ouverture du tuyau d'évacuation. Chaque matin de bonne heure, on vide cette auge en ouvrant la soupape; les excréments et la matière désinfetîtante s'écoulent dans un bassin où les parties solides se déposent, tandis que les liquides se dii-igent vers les égouls.
Dans les lieux d'aisances (\q<. maisons particulières, les déjections sont conduites directement par le lavage dans un réservoir situé dans la cour et contenant de la substance désinfectante.
De ce réservoir, muni au fond d'une soupape <à tige, la masse se décharge dans un puits ccdiccteur oii les matières précipitées se déposent et le liquide pciii sécnuh'r. Ce dernier n'est pas encore déversé directement à l'égout, mais |)asse aiq)aravant dans un puits de contrôle, où les employés du service sanitaire en |)rennenl un (■cliantillon deteuips en t(Mnps, alin de voir si ce li<]uide d(uin<' uni' D'action ;ilc;iline. Dans ce cas. la (h'-sinlcclidn est jui^i'c couipicli' ; aulreniciil la (|uantilé de di-sinlcctanl eiupl(»V('c a l'Ii' Inip l'aible cl le c.iii|iable est |)assible d'uni' amende.
Ge movcn de désinfection des excréments est d'une efficacité parfaite. La preuve est que des échantillons, mis dans des bouteilles fermées par un bouchon ordinaire, n'ont subi.pendant plusieurs années aucune altération.
Les réservoirs de désinfection pour les cabinets d'aisances des maisons sont vidés d'ordinaire une fois par semaine ; les soupapes ouvertes et les matières déchargées dans le puits, on jette de suite dans le réservoir, une autre dose de la substance désinfectante.
Les puits collecteurs ne sont débarrassés des matières solides qu'au bout d'un an ou dix-huit mois, suivant leur contenance, qui est le plus souvent de 30 à 40 mètres cubes.
Le dépôt précipité se compose principalement de carbonate de chaux mêlé à des débris organiques insolubles.
Voici comment s'explique l'action désinfectante de la composition SQvern :
Par l'action des microbes sur les excréments, il s'est produit de l'acide carbonique et de l'ammoniaque.
Chaque microbe se trouve donc entouré d'une couche de gaz acide carbonique ; cet acide se combinant alors avec la chaux, le microbe est incrusté. Cette opération ne peut s'accomplir que dans les parcelles dissoutes et à la surface des matières solides; à l'intérieur de celles-ci, la décomposition continue avec dégagement d'acide qui fait éclater les excréments solides et donne lieu à de nouvelles incrustations.
Non seulement les spores ne sont pas entravés dans leur développement par la substance désinfectante, mais la liqueur nutritive est au contraire propre à favoriser leur transformation en bactéries, qui, s'opérant avec un dégagement d'acide carbonique, sont assujetties à la même incrustation et destinées à périr.
L'ammoniaque se trouve lié par le chlore dans la dissolution de chlorure de magnésium.
Au point de vue de l'hygiène, cette méthode est très précieuse; car les matières solides sont rendues tout à fait inoffensives, et les liquides peuvent, sans le moindre inconvénient , se déverser dans les cours d'eau les plus faibles.
Pourtant, ce mode de désinfection n'est certain que pour les excréments et les rebuts de ménage. Les essais tentés pour l'appliquer aux déchets des brasseries et des raffineries n'ont pas réussi, car les résidus des sucres ne se décomposent pas aussi facilement que les excréments, et il est impossible de maintenir assez longtemps les eaux impures en contact avec la masse désinfectante pour que la désagrégation et la désinfection puissent s'accomplir. Il en est de même de l'eau sanguinolente des boucheries.
Lej système Friedrich etGlass fort en vogue à Leipzig à côté de celui de Savern en diffère en ce que la masse désinfectante, qui est en poudre et un peu hamide, est versée dans un vase de zinc laminé dont les parois sont percées de trous et que l'on place soit dans le réservoir d'eau du cabinet [Cenlralràhrapparat, fig. i7o et 176), soit dans un réceptacle placé près du puits collecteur, fig. 177 et 178 {Centraldruckrûhr apparat).
Dans les fiaurcs ITo et 176, la substance désinfectante est dissoute par l'eau
Fig. 175. — Désitifection des Fig. 176. — Désinfection des Fig. 177. — Désinfection des excréments, système Fried- excréments, système Fried- excréments, systèn)e Friedrich ( Centralrùlirapparat. rlch (vue d'ensemble). ricli (Centraldriickriihrappa- Détail). rat. Détail).
de lavage; dans les figures 177. 178. 179, 180 et 181. elle est dissoute par leau contaminée.
<cr-7:
Fig. 178. — Désinfection des excréments. Fig. 179. — Ensemble de la disposition de système Friedrich (Centraldruckruhrappa- la désinfection, système Friedrich,
rat. Détail).
Friedrich évalue la quantité nécessaire de sa pn parai ion pour un cabinet servant à 10 personnes à 4:2 kilograunnes. soit une dépense de 6 fr. 90 par an.
Pour purifier les eaux vannes des fabriques, il a construit de même des appareils particuliers qui différent un peu selon la (pialilé des eaux contaminées.
I*<jur celles d'un précipité diliicile qui conlienuent une miùu(b'e (piaiititéde parcelles flnes, on reeommande l'appareil représente figure 18:2. Il secomiKtse d'un réservoir comuuin {Dopjit'lijruhc') partagé par une (dnisoii. ddul le buid est recouvert d'une masse poreuse destinée à retenir le limon {Sc/ihnn/illfr) et d'une rangée de filtres disposés verlicakunent. La substance désinfectante est renftîrmi'- dans le vase (a) qui cominuruiiue nvcr une provision d'eau par
un robinet automatique. Lorsque l'eau souillée s'est mêlée au liquide désin-
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Fig.|180. — Ensemble du système Friedrich. Fig. 18L— Ensemble du système Friedrich.] ( Désinfection. ) (Désinfection.)
fectant après avoir traversé les couches de filtres, elle s'écoule purifiée; pour produire tout son effet, cette opération doit s'accomplir lentement.
ABFLUSS
Fig. 182. — Purification des eaux industrielles (Doppelgrnl)e Friedrich)
Les batteries de filtres sont transportables pour pouvoir être changées avec facilité.
La figure i83 représente un bassin de purification pour les eaux fortement souillées, qui sont traitées deux fois avec la matière désinfectante et doivent passer par plusieurs couches de filtres. Les plus grosses saletés sont retenues au fond d'un tamis (c).
Fig. 183. — Autre disposition de la purification des eaux industrielles.
Abattoir. — L'abattoir de Leipzig est un établissement modèle dans son genre. Il est situé à l'extrémité de la ville, derrière la gare de Bavière {Bayrischer Dahnhof), à proximité du chemin de fer, afin de faciliter le transport du bétail et l'enlèvement des immondices.
Le terrain a une superficie de 113,000 mètre? carrés; l'emplacement est élevé, bien exposé à l'air avec une bonne pente. L'abattoir lui-même est disposé d'après le système des halles, avec une place commune assez vaste pour l'abatage. Le sol est recouvert de ciment et incliné vers le milieu qui est traversé par une rigole par laquelle l'eau sangninolente s'écoule. Avant d'arriver à l'égoiit, cette eau doit passer par une série de tamis gradués qui retiennent les lambeaux de chair et de graisse.
Pour désinfecter les lavures. on se borne à y verser une grande quantité d"eau. Les intestins sont emportés dans des brouettes et disposés en dehors de l'abattoir dans un endroit dallé et en pente, au milieu duquel se trouve une assez grande ouverture. Sous cette salle spéciale , passe un tunnel dans lequel se meut un wagon que l'on installe au-dessous de l'ouverture; le contenu de l'estomac et des intestins est vidé directement dans le wagon et enlevé aussitôt après l'abatage.
Le long du philond de l'abattoir courent des rails en fer sur lesquels sont adaptés des crochets à roues pour suspendre la chair, que l'on transporte ainsi de la tuerie aux magasins avoisinants munis de réfrigérateurs.
L'abatage s'opère avec un masque; le sang est recueilli dans des vases plats en fer-blanc pour être employé à la préparation de l'albumine et de l'engrais.
Pour le menu bétail et les porcs, il y a des abattoirs particuliers. Des fondoirs et des locaux pour la préjiaration des issues se rattachent aussi à l'établissement, ainsi que des étables pour les animaux de boucherie.
Hôi'iTAUX n'isoLE.MENT. — Pour l'isolement des malades contagieux, la ville a construit 2i baraques situées sur un vaste emplacement au bout duquel s'élève le grand hôpital Saint-Jakob.
Les baraques relèvent de la même administration que l'hôpital et le tout constitue la clinique de l'Université. Chaque section est dirigée par un professeur.
Les baraques affectées aux cholériques et aux varioleux sont placées à une grande dislance des autres et entourées d'une palissade qui empêche toute communication nopporluno.
Dans chacune, il y a place pour 24 malades. Les plus anciennes ne contiennent qu'une salle, les plus récentes sont partagées en deux parties égales par une cloison sans porte.
A l'une des extrémités est une vérandah couverte, pour le personnel de surveillance et les convalescents; à l'autre sont placés les latrines, les chambres de bains et les logements des gardes-malades.
Le chaufTage s'opère par des calorifères à manteau au charbon ou au gaz ; la ventilation se fait directement par les fenêtres et les surtoits.
Les baraques sont faites en <:arreaux de bois remplis de briques sans plafond. La boiserie du toit est peinte à l'huile à l'intérieur; les parois sont crépies et peintes, ainsi que le plancher en bois de chêne.
Les latrines sont établies d'a[)rès le système à cuves de Siivcrn que nous avons décrit plus haut. Les eaux de lessive, de bains et de ménage s'écoulent
par le même tuyau que les excréments. L'eau se mêle au passage avec la matière désinfectante, qui adhère aux parois de la conduite.
On a reconnu que ce mode de désinfection était parfaitement suffisant i.
Pour recueillir les eaux, tant ménagères qu'excrémentielles, on a bâti une maison séparée, à peu près au centre du terrain, qui renferme trois bassins d'épuration où les matières solides peuvent se déposer, tandis que les parties liquides s'écoulent dans un quatrième bassin pour se déverser ensuite dans l'égout de la rue. Le limon déposé au fond est amené par des pompes sur une plate-forme contenant un appareil de filtrage à gros gravier situé au-dessus du quatrième bassin. Le liquide filtre au travers, passe dans le bassin et de là s'écoule au dehors.
Le précipité consistant en carbonate de chaux mêlé à des substances organiques insolubles est grisâtre, inodore et aseptique.
On a essayé d'employer cette matière comme engrais, mais les résultats ont été infructueux; ce n'est qu'après être restée longtemps mélangée à la terre qu'elle peut servir d'engrais calcaire. Sous le rapport sanitaire, elle est donc d'une innocuité parfaite.
Des échantillons de l'eau ainsi désinfectée, que l'on avait conservés au Musée hygiénique dans des flacons fermés par un bouchon ordinaire, n'ont subi aucune altération dans l'espace de 10 et même de lo ans. On remarque seulement dans les flacons les plus anciens un mince résidu dont le contenu a perdu; par évaporation à travers le bouchon, la moitié de son volume.
Le linge des malades est trempé dans une cuve contenant une solution d'acide phénique au o p. iOO et porté à une blanchisserie à vapeur afTectée uniquement au linge infectieux. Il est plongé dans une grande chaudière et chauffé pendant une demi-heure dans une eau de lessive fortement additionnée de savon.
Cette blanchisserie, la cuisine et la boulangerie, sont chacun dans leur genre des établissements modèles.
Pour le transport des malades, on se sert de fourgons spéciaux.
* Dans (i'autres établissements, par contre, les eanx vannes qui se rendaient directement au réservoir commun ne se mêlaient pas d'une façon suffisante aux matières désinfectantes elles se décomposaient et produisaient de graves inconvénients.
11 faut chercher la cause de ce fait dans une loi physique suivant laquelle les couches de liquide ont la propriété de se repousser mutuellement et n'arrivent à se mêler qu'après un long espace de temps.