‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 27 sur 106 · ACTE SKNIKAL · texte numérisé non relu

ACTE SKNIKAL

- Durée de l'acle témimU.

La présence ties spermatozoïdes dans la liqueur séminale marque pour l'homme l'époque de la puberté.

En cette circonstance, la loi, d'accord avec les observateurs, û\e cette époque à l'âge de dix-huit ans révolus; en effet, tandis que le code civil, par son article 1&&, n'autorise te mariage des garçons qu'après la dix-huitième année, les micrographes les plus autorisés assurent n'avoir jamais trouvé de zoospermes avant cet âge.

On doit donc admettre que la sécrétion des spermatozoïdes, non-seulement imprime à toute l'économie une modification décrite par les physiologistes, et au moral une impulsion notée par les psychologistes et chantée par les poëtes, mais encore éveille le sens génital et lui communique une énei^ie que fans elle il ne connattrait jamais.

En effet, les eunuques, opérés avant la puberté, n'ont rien de l'homme : ni désirs, ni érection, ni faculté procréatrice; opérés après la puberté, au contraire, s'ils pnrdent le pouvoir reproducteur, ils conservent les désirs et les érectionii, comme, au dire de Juvéna), le savaient très-bien les dames romaines.

Cependant , d'après les observations si scrupuleuses' de Godard (1), les cryplorchides ne présentent des zoospermes ni dan^ les canalicules, ni dans les canaux déférents , ni dans les vésicules séminales, et cependant ils ont des désirs, des érections et peuvent accomplir le coït qui, il est vrai, n'est jamais suivi de fécondation.

Mai« n'oublions pas que dans la cryptorchidie les testicules existent et, qu'incomplètement frappés d'atrophie, ils fonctionnent d'une manière plus ou moins active.

Quand, au contraire, il y a anorchidie, c'est-Mire absence

(Ij Godard, Études mr ta monorchidie et bi ci-yptmcliidie, Paris, 1857^

IIOUBAUD '■i

34 l'IIYSlULOlilK DE l'espèce.

congénitale et complète des testicules , l'individu atteint de cette infirmité n'a ni érection, ni éjaculation ; il est tout à la fois impuissant et stérile.

Donc, à ne considérer que l'appareil génital, la puberté, chez l'homme, est caractérisée par la sécrétion testiculaire, sans qu'il soit nécessaire que le produit de cette sécrétion, c'est-à-dire les spermatozoïdes, soit porté au dehors.

Cette sécrétion, comme je l'ai dit tout à l'heure, imprime dès le début un caractère particulier, non-seulement à l'organe copulateur, mais encore à l'économie tout entière, et donne à l'enfant tous les attributs de l'homme.

Cette transformation, qui s'opère, en moyenne, ainsi que je l'ai noté plus haut, à l'âge de dix-huit ans, peut être avancée ou retardée par des causes dont les unes sont inhérentes à l'individu et dont les autres lui viennent de l'extérieur. Parmi les premières se rangent le développement de l'organisme, l'état de santé ou de maladie, la constitution, le tempérament, les habitudes, la manière de vivre, l'éducation, la moralité, etc., et parmi les secondes se classent la latitude géographique, les climats, les races, l'état de la civilisation, la religion, etc.

Toutes ces circonstances, tant individuelles que générales, n'agissent pas seulement sur le développement de l'Age pubère ; elles ont aussi une influence marquée sur la diminution et la cessation des facultés copulatrice et génératrice.

J'ai soin de ne pas dire de l'acte séminal , car depuis les recherches de M. Duplay sur le sperme des vieillards, il est établi que, en dehors de quelques exceptions, les testicules sécrètent des spermatozoïdes jusqu'à la mort.

Il est donc impossible de fixer, d'après l'acte séminal, la durée de la fonction génitale de l'homme; sous ce rapport, nous n'avons pas, comme chez la femme, un signe certain qui indique la cessation du pouvoir reproducteur et par consé-

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