ACTE OVÀHIEK. hi
Enfin lin troisième phénoinÈne accompagne laruptitre de U vésicule de de Graaf, c'est l'écoulement sanguin qui se produit i travers la muqueuse utérine et auquel on donne le nom de règkSf de menstrues, d'écoulement menstntel ou catammal.
Ainsi trois faits sujit inséporahles de la rupture d'une vésifitledede Graaf, et leur ensemble constitue ce qu'on appelle limlation périodique; ces trois fiiits sont : 1" l'expulsion de l'nïuie; 2' sa réception dans la trompe de Fallope ; 3" une hÉTDorrhagie sanguine par l'utérus.
Les deux premiers constituent h proprement parler Vovula- IwHel le dernier est exprimé par le mot menstnialioit .
Ces trois phénomènes, disons-nous, sont inséparables les uns des autres ; ils sont eu effet produits par lu même cause pi obéissent au mftnie mécanisme.
Sous l'influence de l'evcîtation naturelle, amenée par la nittluriléd'un o\ule, et qui constitue le rui chez les animaux, '''i fibres musculaires dont sont pourvus les ligaments larges elqiii sont en continuité avec les éléments contractiles des trompes, entrent en contraction et, par suite, compriment les vaisseaux veineux qu'ils ombrassent, tandis que les artères, fMce à leur petitesse et kleur résistance, échappent fi cette fompression.
De cet obstacle au retour du sang, il résulte une tnrgesffiice sanguine dans tout l'appareil génital interne ; le stroma ^eVovaire^iprouve une sorte d'érection qui comprime la vésicule iJede Graaf, amène sa rupture et facilite la sortie de l'ovule; ^ Ironipe, sollicitée et guidée par la contraction de S':s fibres "lusculaires qui, nous venons de ledire,communiqueiit avec 'f* Ghres musculaires du ligament large, vient embrasser avec S'il pavillon l'ovaire presque tout entier; et enfin les capillaires de la muqueuse utérine, gonflés par le sang qui ne peut fsnlKr dans la circulation générale, se déchirent et laissent
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échapper le liquide qui constitue Thémorrhagie cataméniale. Cette explication, que toutes les observations médicales ont confirmée^ est le résultat des travaux les plus récents et surtout de ceux du professeur Rouget, de Montpellier, qui le premier Ta formulée d'une manière magistrale (1).
. D. — Durée de Vacte ovarien.
Chez riiorame, la faculté procréatrice découle de l'acte séminal ; chez la femme la même faculté est une conséquence de l'acte ovarien.
Chez l'homme, la présence de zoospermes dans le liquide sécrété, est la seule preuve du travail testiculaire.
Chez la femme, l'hémorrhagie périodique est le seul indice de l'expulsion de l'ovule.
Tandis que la science ne possède aucune observation de fécondation opérée avec un liquide dépourvu d'animalcules spermatiques, on cite des faits d'imprégnation en dehors de toute manifestation menstruelle.
Ces faits sont vrais; ils constituent des exceptions qui, interprétées néanmoins, n'infirment pas la règle générale.
Il est incontestable, en effet, que par suite ou d'une disposition particulière ou d'un état maladif, les règles peuvent faire défaut, alors que s'accomplissent les deux autres parties de l'acte ovarien ; mais alors, presque toujours, la nature nous avertit de ce travail, soit par une hémorrhagie supplémentaire, soit par un malaise quelquefois douloureux auquel on donne le nom de molimen.
Les femmes sans menstrues qui ont été fécondées avaient ou une hémorrhagie supplémentaire ou le molimen héroor-
(1) Dh tiam érectUe, par Rouget, thèse de concours. Paris, 1856. — J<mmal de physiologie de Brown-Séquard, 18S8, — Société de biologie y 1R.57. — Archives de physiologie , 1868 (Dâs mouvêinents éraelilts).