ANOHAUES DE LA VERGE
ces. Le développement anormal en grosseur peut produire des contusions^ des déchirements dans les organes génitaux de la femme; et sa longueur excessive peut amener ati cot de l'utérus des inflammations, et par suite des lésions plus ou moins grares; je ne parie pas de ta douleur qui, dans ce cas, est toujours très^raode, ainsi que le prouve l'exemple, rapporté par P. Zacchias, de cette courtisane de Rome qu'une semblable organisation d'un de ses amants Taisait toujours tomber en syncope.
Toute médication est, en ces circonstances, parfaitement ' inutUe. Le rAle du médecin se borne & quelques conseils pour l'homme et ii l'emploi d'un pessaire pour la femme.
Le défeut contraire, c'est-à-dire la petitesse extrômedu pénis, a été mis, an point de vue de l'impuissance, sur le même plaa que son développement excessif. Cependant voici un fait où le coït, c'e8t-&-dire le plaisir suivi de l'éjaculation était impossible, et par conséquent l'iraputssance absolue. Un étudiant en médecine, de dix-neuf à vin^t ans. Brésilien d'origine, se présenta à ma consultation. Sa stature était grêle , sa voix féminine; le système musculaire à peine dévelnppé, sans prédominance aucune du tissu graisseux; les cheveux châtains, p&les et clair-semés, étaient sans vigueur; la figure et la poitrine ne présentaient aucune trace de poils; le pubis n'en était pas entièrement dépourvu, mais ils étaient lîns,asscz courts, et ne frisaient pas. Avant de me montrer ses organes, le malade me dit qu'il avait non-seulement des désirs vénériens, mais encore des érections fréquentes, et que lorsqu'il se masturbait, l'éjaculation avait lieu avec tous les phénomènes voluptueux qui l'accompagnent d'ordinaire, tandis que, pendant le coït, l'éjaculation, quelque elTort qu'il pût faire, ne s'était jamais produite. Le cas était bizarre, et avant de me perdre dans l'hypothèse d'une surexcitation nerveuse qui aurait mis obstacle h la libre circulation du sperme, je demandai à voir les or-
9i IMPUISSANCE CHEZ l'hOMMË.
ganes de la génération. Quel ne fut pas mon étonnement de rencontrer une verge presque imperceptible, dont il était difficile de découvrir le gland. Le scrotum, les testicules, les canaux déférents, tout l'appareil, en un mot, avait également des proportions lilliputiennes. La verge en érection avait i peu près la grosseur d'un piquant ordinaire de porc-épic el était longue de 2 pouces. Les testicules atteignaient à peine le volume d'une aveline, et étaient diCQciles à rencontrer, lorsque le scrotum, en se ratatinant, les refoulait en haut.
À part cet arrêt de développement, tout l'appareil génital était parfaitement conformé. Cependant l'ouverture du pi*puce était étroite à ce point qu'il était peu aisé d'y faire passer le gland. Celui-ci n'avait jamais vu le jour, et entre lui et son enveloppe s'était amassée une assez grande quantité de matière sébacée mêlée à du sperme, laquelle avait formé des calculs que je ne retirai pas sans occasionner au malade quelques douleurs.
Évidemment la pression exercée dans le coït par les parois vaginales sur la verge de ce jeune homme était nulle, ou tout au moins insuffisante pour porter le prépuce en arrière dans les mouvements de va-et-vient, et pour déterminer l'excitation nécessaire à l'éjaculation.
Le malade, à qui je développais cette manière de voir qu'il n'avait jamais soupçonnée, voulut bien, en sa qualité d'étudiant en médecine, se soumettre à l'expérience suivante : un cylindre en caoutchouc, de la grosseur d'un pénis ordinaire, et dans l'intérieur duquel était taillé un canal dont le diamètre était exactement celui de la verge en érection, fut maintenu au pubis au moyen d'une lanière, également en caoutchouc, passée sur les lombes comme un bandage de corps. L'élastidté de cette lanière permettait les mouvements de va-et-vient du coït au cylindre, qui les transmettait à la verge, emprisonnée dans son intérieur. Une prostituée s'étant prêtée à l'expérience.
AXOHAUES bE LA VERGE. 95
cette espèce de copulation s'effectua complètement, c'est-à-dire ^e r^aculaUon et les phénomènes voluptueux qui raccompagnent, eurent lieu comme dans les rapprochements ordinaires des sexes.
Ge témoignage, qui ne me laissa plus aucun doute sur la cause de l'impuissance du jeune Brésilien, me suggéra le traitement que je crus devoir mettre en usage. Me rappelant cette IcH ph^ologique d'une grande vérité, à savoir que le •développement d'un organe est toujours en rapport avec son exercice, en d'autres termes, que plus un organe est mis en activité et plus il prend d'accroissement, je conseillai au malade de se livrer au coll aussi fréquemment que sa constitution délicate le lui permettait, armé de l'appareil que je lui avais fait construire et dont le canal intérieur devait être tapissé d'un corps gras très-pur, autant pour faciliter les mouvements du cylindre sur la verge que pour donner un aliment à l'absorption. Je ne négligeai point les ressources de l'hygiène, et je prescrivis en môme temps une nourriture succulente, un régime tonique et les exercices corporels, tels que l'est^ime, la natation à la mer, etc.
Je n'ai revu qu'une seule fois le malade, trois mois après sa première visite; ta verge s'était considérablement accrue, et il m'annonça qu'il avait deux fois exerce nalurcllciuent le coït, en ayant soin, quelque temps avant la copulation, de foire pratiquer des lotions astringentes aux organes génitaux de la femme. Je ne sais, au moment où j'écris, ai le sujet de cette observation est encore h Paris ou s'il est retourne en Amérique; je regrette vivement cette absence, car j'aurais voulu connaître les résultats d'une médication que j'employais pour la première fois et qu'il n'est pas donné de recommencer souvent.
Mondât parle d'un instrument de son invention, f laisse au lecteur le soin d'apprécier le mérite, mais qiu
exposer ici, pour ne tenir dans l'ombre aucun moyen de traitement. cJ'ai imaginé, dit-il, un instrument qui présente une forme cylindrique de 5 à 8 pouces de longueur , de 10 à 16 lignes de diamètre, ayant une extrémité libre, tandis que l'autre est montée sur un appareil auquel vient s'adapter une pompe aspirante. On introduit le pénis dans le cylindre, avec le soin de ramener en arrière le prépuce ; on dirige l'instrument sur un plan incliné vers le haut, l'individu étant debout. Le congesteur est fixé par une main, tandis que l'autre imprime au piston de légers mouvements pour faire le vide ; le corps caverneux ne tarde pas à se gonfler; peu à peu le sang le pénètre de toutes parts, tout l'appareil génital subît l'impulsion érectile du pénis, que Ton fait durer de cinq à vingt minutes (1).
Mondât se servait aussi de cet instrument pour déterminer l'érection d'une verge bien conformée dans les cas d'anaphrodisie. Je dirai, lorsque je serai arrivé à ce genre d'impuissance, les résultats que m'a donnés le congesteur de ce praticien.
Bifurcation de la verge. — Tous les ouvrages de médecine légale, tous les dictionnaires de médecine et les traités spéciaux des maladies des organes générateurs parlent de la bifurcation de la verge comme entraînant tantôt l'impuissance absolue et tantôt l'impuissance relative. Ce vice de conformation se rencontre rarement seul ; il accompagne presque toujours quelque anomalie de l'appareil urinaire, et surtout l'exstrophie de la vessie. C'est donc au paragraphe que je consacre plus loin à cette infirmité que je renvoie le lecteur, pour la description de la bifurcation de la verge.
Vicieuse direction du pénis. — Cette anomalie congénitale
(1) Mondai, De la stérilité de Vhomme et de la femme, 5» édition. Paris, 1840, p. 91.
AKOMAUXS DE LA VERGZ. 97
n'est jamais due ^ la rétraction de la peau ni à la brièveté du filet de la verge; elle réside essentiellement dans les corps caverneux, se présente très-rarement & l'état de simplicité, et -accompagne presque toujours un vice de conrormation, soit de l^irèthre, soit de la vessie. J.-L. Petit, qui nous a laissé cle précieux documents sur les maladies de la verge, rapporte à ce sujet une observation et une nécropsic qui méritent de trouver ici une place. «Un étranger, dit le célèbre chirurgien, jne consulta pour savoir si la mauvaise conformation de sa vei^, qu'il avait apportée de nai:jsance, pouvait se réparer, ou si, telle qu'elle était, elle le rendrait impropre au mariage qu'il était près de contracter : il avait la verge si coiiiiidérablement recourbée, que la peau du scrotum lui servait d'enveloppe dans toute sa partie inrérieure. Le gland était la seule partie saillante lors de l'érection, ou plutôt lors du gonflement des corps caverneux et du gland; l'ouverture de l'utèthre était placée h l'endroit de la fosse naviculairc, de manière que quand il rendùt son urine, elle sortait en nap|>e et mouillait tout le scrotum. Je le jugeai impropre au mariage, et lui conseillai de ne se point rendre aux raisons de ceux qui auraient envie de la délivrer de son incommodité par quelque opération. Je lai dis que, quoique les parties qu'on aurait à couper eo iaisant une opération ne fussent pas de conséquence, les suites pouvaient en être dangereuse?;; mais de plus qu'il n'obtiendrait jamais ce qu'il espérait; que, quand même il n'arriverait aucun accident, quand, après la cicatrice, la verge se trouverait entièrement séparée du scrotum, elle resterait toujours courbée en se gonilant, parce que la cicatrice ne pourrait jamais se prêter h l'allongement de la verge; que, outre cela, il y avait une autre cause de courbure à laquelle l'opération ne pourrait remédier. Il ne suivit point mon conseil : un autre le persuada. Cependant, quoique je fusse d'un avis contraire, le malade désira que j'assistasse & l'opération ; elle fut faite
nODBACD. 7
i)8 IMPUISSANCE CHKZ L'nOUMEe
^vec beaucoup de dextérité; mais la verge,, quoique exactement séparée du scrotum , conservait sa courbure et jamais ne* put être redressée; elle resta telle après là cicatrice (4). »
J.-L. Petit pense que dans les cas ^e oourbure origindle de la verge, les cellules du corps spongieux de l'urèthre ou des corps caverneux, selon que la partie concave esti toiirnée en bas, en haut ou sur les côtés, sont plus petites oa< m(Âm nombreuses que les autres, et que la moindre quantité de sang qui y afflue détermine de ce côté un volume moins- considérable du pénis.
A Tappui de cette manière de voir, il rapporte la néeropsiesuivante : c J'ai eu occasion, dit-il, de me convaincre de laTéalitéde ce fait sur le cadavre d'un enfant que Ton m'avait fait ^ voir le jour même de sa naissance, et auquel je nevoulbs faire aucune opération : on me l'avait amené plusieurs fois pendant le cours de sa vie, espérant que je pourrais trouver quelquesmoyens de le guérir de Thypospadias, accompagné d'unecourbure pareille à celle dont il s'agit. Je le revoyais toujouB» sans lui rien faire, disant aux père et mère que cette diOormité était irréparable. Cet enfant mourut d'une filhxion de poitrine à l'âge de dix à douze ans. Je demandai d'en faire l'ouverture, ne voulant pas échapper cette occasion de satisfaire ma curiosité.
€ Je découvris d'abord l'un des corps caverneux ; j'y fe ouverture ; j'y passai un tuyau dans lequel je soufflai; la verge* se gonfla, se courba en dessous, et, pour là consen'er dans cette figure, je fis une ligature au moyen de laquelle je retins l'air; puis je disséquai la verge et je trouvai que tout l'urèthre était fort court ; qu'il était, pour ainsi dire, ligamenteux et incapable de s'étendre, n'ayant aucun tissu cellulaire. Je le séparai des deux corps caverneux fort exactement, mais avec
(Il J -L. Pelil, Œuvres compléteSy édit. 183T, p. 715
IKOHALICS DE LA VERGK. 99
beaucoup de peine ; malgré cette séparation, les corps caverneux ne s'allongèrent que fort peu ; la ver^e resta courbe, ce qui me fit juger que la mauvaise conformation de l'urèthre n'était pas la seule cause delà courbure, et que le dessous des corps caverneux y avait quelque part. Pour examiner la chose à loisir, femportai les pièces chez moi : ayant séparé les corps caverneux de toute autre partie, j'observai qu'en les tirant parles deux bout;;, je ne pouvais leà allonger ; et, les soufflant de nouveau par la première ouverture que j'avais faite, ils reprenaient la %ure courbe, ce que j'attribuai d'abord à une bande li^meateuse qui régnait h l'endroit d'où j'a\'ais séparé Turèthre. Je séparai de cette bande tout ce que je pus sans ouvrir les corps caverneux ; je coupai môme transversalement les fibres que je n'avais pu enlever; malgré tout cela, et malgré l'air que je soufflais avec force, les corps caverneux conservèrent toujours leur courbure. Les ayant soufflés pour la dernière fois, j'y retins l'air par une ligature et les fis sécher. Quelques temps après, je les coupai, l'un longitudinalemeut, l'autre par tronçons; je reconnus que la figure courbe qu'ils avaient toujours consenée dépendait de ce que leurs cellules étaient presque bouchées dans la partie cave de la courbure, et que, par d^rés, elles s'élargissaient jusqu'à la partie con- TCxe, où étiùent les plus grandes, soit que ces cellules aient été ainsi dès la première conformation, ou qu'ayant toujours été gênées par l'urèthre et par la bande ligamenteuse, elles fussent restées petites, n'ayant pas eu la facilité de s'étendre comme lesautres (1). >
La courbure congénitale de lu verge, dépendant des corps caverneux ou du corps spongieux de l'urèthre, ne doit point tenter l'habileté du chirui^ien ; elle est inguérissable; rirapuissance qu'elle entraîne est par conséquent absolue.
(1) J.-I,. Petit, toc. cit., p. 717, 718.
100 IMPUISSANCE CHEZ l'hOMME.
. Le même accident, et ayant le même siège, peut se produire & la suite de certaines affections, comme la blennor* rhagie, les contusions de la verge, etc., et peut alors^ ainsi que je le dirai plus loin, réclamer efficacement les secours de l'art.
§ 11* — AiMMiMilles dn prépuce.
Absence du pi^épuce. — Ce vice de conformation ne produit pas ordinairement l'impuissance, et nous ne le signalons ici, en passant, que parce qu^il enlève au gland une partie de sa sensibilité et rend, par conséquent, le coït beaucoup moins voluptueux.
Cette dernière circonstance n'est pas, on le comprend, sans avoir une certaine influence sur les désirs vénériens.
Depuis longtemps on a cherché à faire artificiellement un prépuce, d'autant mieux que sa disparition a quelquefois lieu accidentellement, à la suite de la circoncision ou de la gangrène de cet organe. Celse indique deux procédés opératoires, dont l'un est applicable à l'absence congénitale du prépuce, et l'autre à sa chute accidentelle. Malheureusement, la rétractilité de la cicatrice neutralise les efforts de l'art, et rend cette petite infirmité incurable, comme on peut le voir dans une observation rapportée par J.-L. Petit (1).
Quelquefois le prépuce ne manque pas entièrement, et il en existe un ou deux lambeaux qui gênent plus ou moins l'acte copulateur.
Quand il n'y a qu'un lambeau, il se trouve ordinairement à la face dorsale de la verge, et peut tantôt dépasser le gland, tantôt s'arrêter à sa couronne sous forme de bourrdet. Dans l'un et l'autre cas, où il est facile de comprendre combien
(1) J.-L. Petit, Œuvres complètes, p. 7i2.
ANOMALIES DU PRËITCR. 101
le coït est déEectueux, l'excision est indiquée ; on produit alors l'absence ccmiplète du prépuce, qui, si elle prive le gland d'une sensibilité plus exquise, ne met pas, du moins, obstacle à la copulation.
Quand deux ou plusieurs lambeaux existent, ils peuvent être ou tous indépendants tes uns des autres, on réunis par un seul de leurs borda. — C'est une espace de bec-de-lïèvre du prépuce, simple ou multiple. — La réunion des bords libres peut selaire, soit au moyen de ligatures, soit en avivant ces bords; mais il faut avoir soin de laisser une échancnire i la partie antérieure du prépuce , pour que cet orilice donne librement passage au gland. Cette opération n'est ni sans danger ni sans inconvénient. Aussi faut-il s'iibstenir dans le cas où la difTormité n'est pas considérable ; et, quand l'art est obligé d'intervenir, n'employer, à défaut de l'aviveraent, que la suture la plus simple, celle h anse ou celle à surjet.
Phimosis. — Le phimosis est constitué par un nllongement pVas ou moins considérable du prépuce avec réti'écii^semcnt plus ou moins marqné de cette enveloppe, et qui peut aller jusqu'à son occlusion complète. Cette dernière circonstiuice rendrait impossibles non-seulemenl le coït, mais encore la fécondation, si les individus qui en sont atteints pouvaient conserver ce vice de conformation jnsqu'^ la puberté; on comprend, en effet, qu'à moins d'une ouverture anormale de l'urèthre, une prompte opération soit nécessaire pour évacuer l'urine amassée entre le gland et le prrpuce fermé, et prévenir ainsi les accidents les plus graves.
3e ne m'occuperai pas plus longtemps de cette espèce de phimosis.
Le phimosis ordinaire, celui qui ne présente qu'un rt'tr6cissement plus ou moins considérable du prépuce, avec une lougueur trop grande de cette enveloppe, n'est pas rigoureusement parlant, une cause d'impuissance, — il serait plutfit
102 IMPUISSANCE CHEZ l'uOMME.
un motif de stérilité ; — mais il contrarie de deux façons le coït, c'est à ce titre que je lui donne ici une place.
Par son rétrécissement, le prépuce prive le gland de cette excitation voluptueuse qu'il acquiert par son contact avec la muqueuse du vagin, et peut s'opposer à son érection complète par l'espèce d'emprisonnement qu'il lui fait subir dans sa partie rétrécie. Je ne parle pas d'une complication assez fréquente do phimosis naturel, la brièveté du frein, à laquelle je reviendrai tout à l'heure, et qui, dans le cas qui nous occupe, augmente les inconvénients que je viens de signaler.
Eu égard à sa longueur, le prépuce gène le coït, en formant au devant du gland un véritable bourrelet qui peut, soit blesser lesorganesde la femme, soit rendre douloureuse pour l'homme l'intromission de la verge.
Heureusement, l'art n'est pas désarmé devant une pareille infirmité, et la chirurgie peut toujours la faire disparaître.
Adhérence du prépuce et du gland. — C'est ordinairement une complication du phimosis; quoique cette complication soit le plus souvent accidentelle et résulte de la balanite, elle peut cependant être originelle et accompagner, comme telle, le phimosis congénital.
Sans doute la gène dans le coït est augmentée par cette complication, ainsi qu'on va le voir dans cette intéressante observation que j'emprunte à J. L. Petit.
« Un jeune homme, dît-il, vint me consulter sur ce que depuis quinze jours qu'il était marié à une jeune veuve, il n'avait pu consommer le mariage ; il était novice et n'avait jamais connu d'autre femme que la sienne; mais celle-ci ayant plus d'expérience que lui, s'aperçut bientôt qu'il n'était pas conformé comme son premier mari et lui conseilla de me consulter. Il se plaignait de ce que, lorsqu'il voulait introduire la verge, il souffrait et faisait souffrir sa femme ; l'ayant examiné, je connus d'abord que la grosseur de la verge n'était
UJtOUAUBS DD FanN. 103
-,point kt caose du cas dont il s'agissait : le prépuce était âdhéiTeat au gland, at il me parut l'être dans toute son étendue, -excepté eoviroo une ligne à la circonférence du trou de l'urèthre ; jetM>iiçus que la verge ne pouvait glisser contre les pairois de la vulve et que, faisant effort pour l'introduire, il en résultait deux t^hoses : la première que l'ouverture de l'urè- •thre était violemment tirée dans tous les points de sa circonférence et lui i»usait beaucoup de douleur ; la seconde, c'est que la'verge, ne pouvant glisser contre les parois de la vulve, celle-ci était poussée dans le vagin et causait aussi beaucoup •^e douleur à la femme; l'ayant visité elle-même, j'observais -qu'elle avait les nymphes si longues que, dans l'action, elles se trenversaieat dans le vagin, parce qu'elles étaient poussées avec violence par la vei^ge. Je coinmençaiâ par Diirc l'opération qui convenait à la femme ; et pcut-Ctre je ne l'aurais pas Mte au mari, s'il «'était contenté du moyen que je lui indi> guais pour introduire la verge et ne sentir aucune douleur dans l'intioductioD.; c'était le blanc d'ceuf dont la femme devait mouiUer la vulve; l'entrée en devenait glissante, et la tvei^ s'introduisait avec plus de facilité. Mais soit c)u'ils se dussent rebutés l'un et l'autre d'un préliminaire qui gênait Jeurposâon, soit que le mari filt plu» instruit sur le plaisir •que le gland procure, il voulut absolument être opéré (1). *
'Cette opération n'est ni sans dirTicultés ni sans dangers : (C'est une dissection longue, pénible et douloureuse qu'il faut •faire, et qui doit constamment respecter le gland, pour éviter .une bémorrhagie, quelquefois très-difficile k arrêter.
§1111. — AnonMlles du Ircla.
'Briittité du frein. — Cette anomalie trop prononcée, en mirant fortement en bas le méat urinairc, a pu faire croire h
• '0) J--t- Petit, ÛBurm complftcs, p. CSI.
10& IMPUISSANCE CHEZ l'hOMME.
des observateurs superficiels, soit à l'existence d'un hypospadias, soit à une courbure de la verge.
Mais si la trop grande brièveté du frein ne fait que simuler ces deux vices de conformation, elle donne naissance aux mêmes accidents, et peut être, par conséquent, regardée comme contraire à une copulation régulière.
Heureusement le mal n'est pas considérable, parce que rien n'est plus facile que d'y remédier : il suffit de couper le frân. Souvent cette petite opération se fait naturellement aux premières approches, surtout si la vulve offre une ouverture étroite. Mais quand cette rupture ne s'est pas opérée pendant le coït, on incise le filet, soit par un coup de ciseaux, soit avec le bistouri, en ayant soin de placer un peu de charpie entre les lèvres de la plaie pour prévenir leur réunion.
§ IV. — AbohuiIIcs dn gland.
Les vices de conformation du gland se confondent avec ceux de Turèthre, parce que ces difformités portent toutes sur le méat urinaire, qui est la terminaison ou l'ouverture extérieure de ce canal.
De plus, la description de ces anomalies ne doit point trouver place dans ce chapitre, car, de deux choses l'une, ou l'urè-. thre n'existe pas, ou il est vicieusement conformé.
S'il n'existe pas, ou s'il est oblitéré dans un point de son étendue, la chirurgie aura dû intervenir avant que l'individu ne soit apte à la génération ; et si ce canal a été rétabli dans sa position normale ou dans une direction artificielle, mais de manière à donner passage à l'urine, la stérilité pourra en être la conséquence, mais l'impuissance n'en sera pas fatalement un effet.
De même, dans la vicieuse conformation de Turèthre, comme, par exemple, dans les cas d'hypospadias et d'épispa-
anohalus de la vessie. 105
dias, les résultats sont analogues à ceux que je viens de dire, et, par conséquent, l'examen des anomalies qui affectent le canal del'urèthre et le gland, trouve plus naturellement sa place dans le livre consacré h la stérilité de l'homme, que dans celui dont l'impuissance Tait le sujet.
Parles mômes motifs et pour éviter les redites, je renvoie au cadre de la stérilité la description des anomalies du verumontanum, des canaux éjaculateurs, des vésicules séminales, des canaux déférents et des testicules, tout en me réservant le droit d'indiquer celles de ces anomalies qui seront tout à la fois causes d'impuissance et de stérilité.
§ T. — ANOanlIe* de la nnle.
Des différents vîcm de conformation qui affectent la vessie, un seul rentre dans mon sujet : c'est l'exstrophie ou la hernie coogéoitale de cet oi^ane.
L'exstroplûe de la vessie n'est pas précisément par ellemême une cause d'impuissance ; mais, dans la majorité des cas, elle s'accompagne, soit d'une atrophie, soit d'une vicieuse conformation de la verge, qui entraînent à leur suite l'impossibilité du coït, et qui me forcent, par cela même, k lui donner ici une place.
L'eistropbie delà vessie, que l'on appelle encore l'extroverdion, l'inversion, la hernie congénitale de la vessie, est caractérisée par l'absence de la paroi antérieure de cet organe et par la sortie de sa paroi postérieure à travers les fibres écartées de la ligne blanche. Cette tumeur est globuleuse, fonguïde, et présente un volume variable selon l'Age du sujet, selon sa position et selon l'état de repos ou de fatigue. Sa surface, d'un rouge plus ou moius vif, enduite de raucosilcs, est facilement irritable et continuellement le siège d'un suintement involontaire d'urine.
AHOMJtUEt DE LA VESSIS. 10
me pour ne pas éveiller des organes incapables de les FonctioDâ qui leur sont dévolues.
I me permette, à cet effet, de rapporter deux exemples naties dont la verge peut Ctre frappée, à la suite de iàe de la vessie.
runterai le premier à l'observation communiquée en tr Deschamps, à l'Académie de chirurgie, el rapportée pari (1) : « Un Iiomme âgé d'environ trente ans, mort ivre putride à l'hôpital de la Charité, avait les parties inération tellement conformées que l'étendue de la epuis lu symphyse du pubis, était d'un pouce, et de- Bcine du scrotum de deux pouces. Ce corps était aplati irement et convexe inférieuremcnt. Cet aplatissement itune goiitiiïrct pnjloagée depuis la painte du gland un corps rougeàtre, situé entre les os pubis, d'où s*écoulait par la paroi pfjstérieure de la messie. Celte e était plus large à son origine, et l'on voyait dans le le cette partie le verumontanuni, les orifices des catculateurs et ceux des conduits de la glande prostate, i était divisé en deux parties. L'oriliee des corps caverifS^it rien de remarquable ; mais ces deux corps, au se confondre à la verge, étaient seulement appliqués Ire l'autre et ne se réunissaient que par leur extrémité ire à la base du gland. Cette union était telle que Hissé dans un de ces corps, ne passait point dans
x>nd exemple est encore [dus remarquable que celui-ci, l'avec les vices de conformation de la verge, il offre Q complète des désirs vénériens. Il est rapporté par neuve, en 1767, et a (wur sujet un musicien deBéziers,
)parl, Truilèilrsmaliidii's 'les ro/« uriMatres, Paris, IMItO, 1. 1,
100 IMPUlSSilNCK CHEZ l'uOMME.
Cet estât a la plus grasnde influence, non-seulement sur la fonction urinaire, dont je n*ai pas à in*occuper, mais enoore -sur kl fonction ^pulatrice et fécondante.
Au point de vue de la copulation^ elle peut, daas quelqi^ •cas rares, ne porter atteinte ni aux désirs vénériens, ni tu <x)ït. M. Huguier en a rencontré un exemple à Thôpital de la €harité de Paris^ alors qu'il suppléait- M. Gerdy. Passant ei revue les diverses lésions de Tappareil génito-urinaire q«i bù- •compagnaient l'exstrophie de la vessie dont il raconte l'observation, il arrive à la verge, et dit : c Le pénis de ce sujet i»é- ^ente aussi des vices de conformation. Cet organe a Taspect d'un tubercule long d'un pouce environ ; il est pourvu d'un gland imperforé ; le canal de Turëthre manque entièrement La totalité du pénis rudimentaire est formée par les corps caverneux médiocrement développés. Le malade nous a assuré cependant qu'il pouvait accomplir parfaitement l'acte du oolt Il paraît même que depuis l'ftge de quinze ans il se livre aux plaisirs de l'amour. Dans ce moment-là, «dit-il^ la verge entre en érection et acquiert une longueur de trois pouces environ. Le 'Spasme voluptueux est toujours suivi, au dire du sujet, d'une émission spermatiquc ; le fluide se répand alors autour de la base de la tumeur; il n'est pas lanoé^ il coule ea nappe (1). ))
Mais, ainsi que je le disais plus haut, les cas où la fonction •copulatricc est conservée sont rares. Tantôt la verge, réduite à quelques centimètres €hez Tadulte, présente à sa partie supérieure une gouttière, formée par la paroi inférieure de l'urèdire, et au-dessous du gland, un lambeau de peau qui rappelle un prépuce fendu dans sa partie supérieure ; tantôt le pénis oITre une bifurcation dont une seule branche supporte le gland ; tantôt enfin les désirs vénériens eux-mêmes sont anéan*
(1) Gazette des hôpitaux, 1840, n» 117, p. 467.
AHÛIIAUEI DK LA VESSIK. 10
tis, comme pour ne pas éveiller des oignes incapables de râmplir les fiancUons qui leur sont dévolues.
Qu'on me pennette, à cet effet, de rapporter deux exemples des anomalies dont la verge peut être frappée, à la suite de rexstrophîe de la vessie.
J'emprunterai le premier & l'observation communiquée en 1780, par Deschamps, à l'Académie de chirurgie, et rapportée par Chopart (1) : u Un homme &gé d'environ trente ans, mort d'une fiàvre putride à l'hApital de la Charité, avait les parties de la génération tellement conformées que l'étendue de la vei^, depuis la symphyse du pubis, était d'un pouce, et depuis la racine du scrotum de deux pouces. Ce corps était aplati supérieurement et convexe inférieurement. Cet aplatissement présentait une goiitièret prolongée depuis In pointe du gland jusqu'à un corps rouge&tre, situé entre les os pubis, d'où l'urine s'écoulait par la paroi postérieure de la vessie. Cette gouttière était plus large à son origine, et l'on voyait dans le milieu de cette partie le verumontanum, les orinccs des canaux éjaculateurs et ceux des conduits de la glande prostate. Le gland était divisé en deux parties. L'orifice des corps caverneux n'uShut rien de remarquable ; mais ces deux corps, au lieu de se confondre & la verge, étaient seulement appliqués l'un contre l'autre et ne se réunissaient que par leur extrémité antérieure h la base du gland. Cette union était telle que l'air, poussé dans un de ces corps, ne passait point datis l'autre... m
Le second exemple est encore {dus remarquable que celui-ci, parce qu'avec les vices de conformation de la verge, il offre Tabsence complète des désirs vénériens. U est rappoi'té par DeVilleneuve, enl767, et a pour sujet un musicien deBéziers,
■ (1) Choparl, Troilé de» maladies des toia urmairei, Paris, 1830, 1. 1,
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ftgé de quarante-deux ans, nommé Alexandre-Louîs Fabre. Après la description de Texstrophîe de la vessie et des anomalies de l'appareil urinaire, l'auteur aborde Tappareil générateur, et s'exprime ainsi : « Immédiatement sous la tumeur était une verge informe, courte, chétive, et comme fendue en dessus et tout de son long. Le gland était fort reconnaissable et sa couronne aussi. Sa couleur et sa substance spongieuse étaient dans leur état naturel ; on y voyait quelques lacunes sébacées ; ce bout de verge semblait avoir le dessus et le dessous en sens inverse ; à la partie supérieure, on voyait comme la trace de Turèthre ouvert ; ce trajet était exprimé par une espèce de bandelette longitudinale, mais n'était enduit d'aucune humeur, comme j'ai dit que Tétait le velouté de la vessie. On juge bien que le gland devait être imperforé, comme il Tétait en effet. Des observateurs prétendent avoir vu, dans la commissure du pénis et de la tumeur, une portion supérieure de Turèthre qui n'était pas fendue comme le reste du trajet. 11 n'était pas aisé de vérifier la chose, à cause de l'obscurité et de la douleur que Técartement des parties causait au sujet, et du rétrécissement du réduit. Mais attendu l'inutilité dont était Turèthre, ne charriant rien, le fait ne me paraît pas important. On n'avait point sondé ce reste d'urèthre ; on ne voyait qu'un petit bout antérieur des corps caverneux, comme si le reste fût caché dans le bas de Thypogastre... Ce qu'il y a de très-curieux, mais en même temps de très-é tonnant, c*est que (si la bouche d'Alexandre est sincère) il n'avait jamais ressenti : 1° de désirs charnels ni d'érection ; 2^* pas même de chatouillement au tact, etc. (1). »
De pareilles infirmités ne sont susceptibles d'aucun traitement, car les sujets qui en sont atteints, parvinssent-ils à accomplir Tacte de la copulation, seraient pour toujours et fata-
(1) De Villeneuve, Journal de médecine, Paris, 17G7, t. XXVII, p. !2'>.
ANOUAUES UULTIPLES DE l'aPPAREIL COPULATEIR. 109
lement voués à la stérilité, comme je le dirai plus loin, à cause «le la difformité de l'urèthre qui accompagne constamment la heroie coDgénitale du réservoir urinaîre.
§ VI. — ■■■■■lin BidlIplM de l'Mrparcn rornlaMar.
Les vices de conformation de l'appareil génital tiennent ou & un eicés ou, bien plus souvent encore, & un arrtit de développement; quand ces anomalies atteignent plusieurs parties de l'apparu, elles donnent lieu à des monstruosités dont quelques-unes sont de véritables hcrmaphrodismcs.
L'hermaphrodisme, non celui que les anciens adoraient, chez quelques individus, sous le nom à'andragynes^ ayant la faculté de se reproduire avec des organes mAles et femelles dont ils étaient porteurs, mais l'hcrmaphrudisme anatomique, si je puis ainsi dire, est constitué principalement par l'existence âinultanée des organes essentiels, mâles et femelles, c'est-b-dire glande formatrice de la semence chez l'homme, et glande formatrice de l'ovule chez la femme.
Dans ces occurrences il arrive, presque toujours, que les organes accessoires suivent les deslinées des organes essentiels et présentent des anomalies qui font présumer l'hermaphrodisme, quand il existe.
Hais l'hermaphrodisme, c'est-à-dire l'existence simultanée des organes essentiels m&les et femelles est chose très-rare; presque toujours les anomalies portent sur un sexe bien déterminé et simulent si bien les organes de l'autre sexe qu'il est quelquefois difficile d'établir exactement l'identité du
La science et les annales judiciaires sont pleines de faits de ce genre ; l'histoire nous offre, en effet, de nombreux individus ayant passé la moitié de leur vie sous des habits d'hommes et l'autre moitié sons des habits de femme, sans compter ceux
IfO IMPUISSANCE CHEZ l'hOMME.
qui, réputés hommes, ont enfanté, comme le moine dont parie Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire (1), ou qui, réputés femmes, ont eu des maltresses, comme ÂlexinaB..., dont le professeur Tardieu a raconté l'odyssée tragique (2).
Mais pour aborder dans son ensemble la question de l'hermaphrodisme, il faut que nous ayons successivement passé en revue les anomalies de tous les organes génitaux des deux sexes, tant externes qu'internes.
Chaque partie de cette étude sera faite en son lieu et place.
A cette heure je n'ai à m'occuper que des malformations des organes génitaux externes de l'homme qui, par leur ensemble^ masquent les caractères masculins de l'appareil copulateur.
Lorsqu'il n'existe qu'une seule des anomalies dont j*aî parié, c'est-à-dire lorsqu'un seul des organes est mal conformé, il est impossible qu'il y ait confusion sur le sexe véritable : l'arrêt de développement de la verge, ou l'hypospadias, ou la cryptorchidie sont insuffisants, chacun pris séparément, pour induire en erreur sur la personne.
Mais si le pénis n'a guère plus de grosseur que le clitoris, s'il est imperforé, si le canal de l'urèthre s'ouvre au-dessous de la verge, presque au pubis, et si d'autre part, les testicules sont restés dans la cavité abdominale et que, grAce à leur absence du scrotum, les deux portions latérales de celui-ci ne se soient pas réunies et que cette solution de continuité se perde en infundibulum^ on aura toutes les apparences del'ap* pareil génital externe du sexe féminin.
L'hypospadias et la petitesse de la verge simuleront le clitoris et le méat urinaire dans leurs rapports chez la femme; la cryptorchidie, la non-réunion des deux parties latérales des
(1) Geoffroy Saint-Hilaire, Histoire générale et particulière de$ muh malles de V organisation chez Vhomme, Paris, 1832-1836.
(2) Tardieu, Question médico-légale de Videntité, etc» Paris, 1874.
AKOMAUES MCLTIPUCS l)E I.'appaRBIL COPL'LATEVR. 111
bourses et l'ampoule qui ferme en arrière la solution de continuité, donneront l'image d'un oriûce vulvaire protégé par de grandes lèvres.
Le pénis peut être assez développé pour permettre les rappoi'ts sexuels, comme on le voit dansl'Iiistnirc d'AIexina B... ; d'autre part, nnfundibulum a quelquefois une profondeur de 6 à 8 centimètres que des tentatives répétées de coït augmentent encore; de telle sorte que, si ces deux conditions se rencontrent, on peut avoir le spectacle, comme M. Tordieu en cite un eiemple, d'un individu remplissant, dans le coït, tour & tour le râle de l'homme et celui de la femme.
En résumé, l'hypospadias et la cryplorchidie avec séparation des deux parties latérales du scrotum, sont les anomulies qui,, réunie» sur le même individu, peuvent le mieux induire sur la réalité de son sexe.
Le dommage porte surtout sur la propriété fécondante, car j'ai dit tout à l'heure que, dans beaucoup de cas, le pouvoir copulaleur était conservé.
C'est pourquoi j'ai remis & la partie de- cet ouvrage quL traite de la stérilité chez l'homme, l'histoire de l'hypospadiaset celle de la cryptorchidie.
J'y renvoie le lecteur, tùnsi qu'aux vices de conformatioa de la vulve qui âmulent les organes externes de L'homme, et h eeui des oignes essentiels dans les deux sexes, études multiples dont la synthèse me permettra d'aborder fructueusement 'histoire de l'hermaphrodisme.
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