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C. — Excitateurs mécaniques

Acupuncture. — Électro-pwicture. — Il est bien évident, •disent MM. Trousseau et Pidoux, que l'aiguille enfoncée 'dans les fibres musculaires de la vie animale ou de la vie organique, agit en excitant leur contraction, et ce phénomène tout •expérimental peut se passer sous nos yeux. A ce titre Tacu puncture doit évidemment se ranger parmi les moyens excitateurs (I).

De tous les travaux qui ont ét6 publias sur l'acupuncture, aucun n'est relatif à l'emploi de ce moyen contre Timpuis- ^ance ; on Ta préconisé avec raison dans le rhumatisme, la <«ciatiqùe, les névralgies, etc. ; et les essais que j'ai tentes dans 4*anaphrodisie m'ont expliqué le silence des auteurs sur ce point. A moins que l'impuissance ne soit accompagnée d'un vice rhumatismal, l'acupuncture m'a toujours paru un moyen •douteux et d'un effet peu durable. Une ou deux fois au plus, -sur vingt expériences, je suis parvenu à réveiller momentanément et légèrement la sensibilité, et j'ai constamment •échoué dans les autres cas.

Mais il n'en est pas de môme de l'électro-puncture ; c'est une ressource heureuse et énergique pour conduire profondément Télectricité qui, ainsi que nous l'avons vu, cigit superficiellement, lorsqu'elle est appliquée par les moyens ordinaires. ^ais en raison même de la pénétration du fluide dans les tissus les plus cachés, l'opération exige certaine^ précautions •qu'il est utile d'observer. Si c'est à l'électricité statique que 'l'on a recours, une seule aiguille peut suffire : on Timplante itantôt dans les muscles du périnée, tantôt dans les Aires supérieures du bulbo-caverneux, et l'on peut môme, après avoir

(i) Trousseau et Pidoux, Traité de thérapeutique et de m'iticrc médicale, 8* édit,, t. II, p. 90.

1(5A IMPUISSANCE CHEZ l' HOMME.

traversé rischio-caverneux, aller jusqu'aux branches des corps caverneux. On met alors Taiguille en communication avec un des conducteurs de la machine électrique, ou avec Tarmature extérieure de la bouteille de Leyde médiocrement chargée, et Ton tire quelques étincelles. L'opération ne doit pas durer plus d'un quart d'heure, et le nombre des étincelles sera toujours proportionné à la sensibilité locale ou générale du sujet.

Les courants galvaniques peuvent s'établir avec une seule aiguille : celle-ci est alors mise en communication avec le pôle positif de la pile, tandis que le pôle négatif est en contact avec une autre partie du corps ; mais le plus ordinairement on se sert de deux aiguilles dont les têtes, percées d une ouverture, reçoivent les conducteurs de la pile. Le lieu où les aiguilles sont placées est très-variable : le périnée, la base do la verge, le scrotum, les corps caverneux eux-mêmes, peuvent recevoir les aiguilles, et le choix en est déterminé par les indications particulières que présentent les sujets.

Mais dans tous les cas, il faut avoir soin de ne donner d'abord que de légères secousses, et de n'augmenter l'intensité et la durée des courants que si la partie est profondément insensible, et si le malade les supporte avec facilité. En règle générale, Télectricité, que ce soit l'électricité statique ou galvanique, unie à l'acupuncture, exige que les secousses soient d autant plus énergiques et d'autant plus souvent répétées, que l'impuissance est plus ancienne, que la circulation capillaire est moins active, et que les tissus sur lesquels on opère sont doués d'une moindre sensibilité.

III — Excitants hydro-minéraux

Hydrothérapie. — L'eau peut être employée à diverses températures, et l'on peut dire qu'il y a l'hydrothérapie à l'eau chaude et l'hydrothérapie à l'eau froide.

EXCITAlTTa HTbftO-lftNÉllADX. — HYDROTHÉRAPIE. 165

On pent encore étudier l'action de l'eau selon qu'elle est prise intérieurement ou appliquée à l'extérieur.

II ne sera ici question que de remploi externe de l'eau.

L'eau cbaude appelle le sang vers la périphérie et détermine des sueurs p&r suite du relftcliemcnt des fibres lisses des capillaires,

L'eau froide amène secondairement les mêmes effets ; mais primitivement elle fait contracter les fibres lisses des vaisseaux, d'ob le reflux du sang vers les centres ; ce n'est qu'après la cessation de l'impression du froid, ou même pendant sa prolongation que les fibres lisses se relAchent, et qu'il se produit les phénomènes dits de réaction, caractérisés par un reflux du sang plus considérable vers la périphérie, et conséqucinment par un retour k une calorifïcation plus accentuée.

A ce point de vue, l'hydrothérapie nous offre des ressources remarquables d'excitation, et c'est toujours à une basse température que l'eau devra être employée.

Les bains, les douches et les affusions sont les modes les plus ordÏQÙres de l'hydrothéropie ; les uns et les autres peuvent être généraux ou lucaux, selon que l'excitation doit s'adresser & toute réconomie comme un tonique, ou k une partie seule du corps pour eu activer la circulation et lii nutrition.

Le sujet qui nous occupe, c'est-ii-dire le traitement de l'impuissance, trouve dans l'hydrolhérapie, \i<\T l'eau froide, des ressources précieuses que l'observation et l'expérience ont pleinement confirmées. Les douches générales, vertébrales et périnéales occupent la plus large place dans cette thérapeutique à laquelle les affusions ne servent guère que d'adjuvants.

Hais pour que la douche produise un elTet excitant, il faut qu'elle soit de courte durée et qu'elle ne dépasse guère une ou deux minutes.

De plus, et je me trouve bien de cette recommandation, je conseille quelques jours de repos uprès une vingtaine de dou-

iiSfS i5ri»uissANCE CHEZ l'homme»

ches successives, autant pour prévenir un excès d*excitatioir que pour ne pas user le remède.

Eaux minérales. — La médication par les eaux minérales est interne ou externe, ou mixle, c'^est-à-dire que l'agent employé peut Têtre indistinctement à 1* intérieur et à Textérieur.

Le type des eaux minérales à traitement interne, c'est-à-dire par la boisson, se trouve dans les eaux alcalines.

Le type des eaux minérales à traitement externe, c'est-àdire en bains et en douches, se rencontre dans les eaux sulfureuses.

Enfin le type des eaux minérales à traitement myxte résida dans les eaux salines.

Sans doute ces principes ne sont pas absolus, surtout dans la pratique, car on se baigne à Vichy, et Ton boit à Luchon 7 mais ils peuvent servir de point de départ pour diriger Tem-^ ploi des eaux minérales dans le traitement de Timpuissance.

Au point de vue de la médication interne, nous ne nous arrêterons qu'aux eaux alcalines, à celles surtout qur contiens nent des éléments reconstituants, comme le fer et Tarseme.

Le nombre des eaux alcalines ferrugineuses est très-consïdérable. mais toutes ne sont pas aptes à être supportées ; pour que Testomac les accepte et en absorbe les principes, il faut que le liquide soit chargé d'acide carbonique, ce qui ne se rencontre pas dans toutes les eaux dites ferrugineuses.

Quoi qu'on en ait prétendu, les eaux alcalines, gazeuses et ferrugineuses n'ont point une actinn directe sur l'appareil génital; elles n'agissent sur lui que secondairement, par Timpression qu'elles impriment à l;i nutrition, et par le relève* ment dos forces vitales qui en est la conséquence.

Cette influence n'est point à dédaigner et elle devient plusimportante encore, si, comme on le fait dans plusieurs éta^ blissoinents, on seconde l'action reconstituante de labdssoa par Taction tonique et excitante de douches froides.

EXCITA.VIS llinitO-MI.NÉnArX. EAIX JIlM';nAI.ES. 107

Leseau\ arsenicales, moins reconstiuiantes que les eaux femipiicuses, ne peuvent ôlre continuées longtemps sans exposCf le malade à une intoxication dont nous verrons [ilus loin les dangers.

Juttqu'ici je n'ai encore rien dit de la température que doit avoiri'eau minérale prise en boisson, parce que cette circonstaoce ne vient qu'en seconde ligne.

Mais il n'en eat pas de mCrae quand le traitement est externe, quand il se résume en des bains et des douches.

Ëiidemment, quand on s'adresse aux eaux minérales, c'est pour tirer profit des éléments médicamenteux qu'elles contiennenl, et les introduire dans l'économie, soit par la digestion soit pat l'absorption.

Celle-ci qui a principalement la peau pour organe, se fait lentement et d'autant moins vite que la température est moins élevée.

Iliïutdonc que l'eau minérale soit chaude, pour quel'en- Kloppe cutanée ait le temps d'en absorber les principes, et pour que le corps puisse, sans un excès de sédation, attendre wile absorption. Celle-ci n'est possible qu'aux bains.

U douche, à moins qu'elle ne soit prolongée pendant un temps indéfini — et encore on ne serait pas sÛr du ré-nltat, — n'unèneûucuue absorption, parce que les molécules minéraleîi SlÙEentsurla peau, et n'ont pas le temps de se laisser absorber

L'icttOQ des douches est donc toute cnlièrc dans leur tem* piraiure et aussi dans le choc qui simule assez bien la flagellation, de sorte que l'on pourrait appeler la douche une fla- 9^laiwn humide, froide ou chaude.

"reste, pour le traitement externe, en ne tenant compte quelle la composition de l'eau, le bain, soit entier, soit par- 'ie', suivi ou non suivi de sudation ou de massage.

Hais quelle que soit sa forme, le bain sulfureux est incon- IMablement excitant et concourt merveilleusement^à relever

i()S iMfTiN-^ \Nt.r. (HIV, i.'n"MMr.

les Inrcfs; s'il est m'coiuIc i)îir un linii ir-iino, il [h\\[ â» besoin, comme en hiver^ remplacer les bains de mer dont je parlerai tout k riicure.

EnGn les eaux salines, à moins d'une dérivation surletabe digestirou d'un dégorgement de ce que les Allemands appeUent la pléthore abdominale^ les eaux salines, dison^nous, prises à rintùrieur, sont d'un faible secours dans le traitemenl de

l'impuissance.

Toute leur action, dans la majorité des cas qui nous întéree* sent, se roiicontrc dans leur emploi on bains et en douches.

Leur histoire se confond avec celle des bains de mer doot je vais maintenant parler.

Bains de nier. — Les bains de mer agissent par la temp^ rature de l'eau, par sa composition et par le choc de se& vagues qui se rapproche assez de la douche pour avoir import «on nom à une de ses formes, la douche en lames.

Au point de vue de la température, le bain de mer est l'ip* plication du froid sur tout le tégument externe; nous avoni vu plus haut que cette application produisait une action éim* nemment tonique , par suite de la réaction qui succède à rimpression du froid.

Sous le rapport de sa composition, l'eau de mer renfense surtout du chlorure de sodium, que j'ai déj& signalé comnK un excitant minéral, consacré par l'expérience de tous Itf Ages.

Gomme choc, à moins que la mer ne soit fortement agitéei la douche en lame est loin d'avoir la puissance de la doudlB en jet; mais son action, quelque faible qu'on la suppose, tenant s'ajouter à celles de la température et de la composition d9 l'eau, fait des bains de mer un puissant moyen de stimuIatioD que le médecin sait habilement mettre à proGt.

Il faut aussi rappeler que les malades soumis aux bains de mer vivent au milieu d*une atmosphère marine qui introdmt

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dans l'économie, parles voies respiratoires, les éléments d'une excitation que les personnes irritables ne peuvent même pas supporter.

Je ne parle pas d'autres circonstances accessoires, telles que le fjrand air, l'insolation, l'exercice, l'absence des préoccupations ordinaires, etc., car toutes ces choses se rencontrent paiement aux établissements d'eaux minérales; néanmoins le médecin doit en tenir compte, tant au bord de la mer qu'aux établissements thermaux, parce que ces conditions, si elles n'occupent pas la première place, jouent un râle considérable et bien apprécié par les médecins hydrologues.

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