CHAPITRE III
IHPUISSAHCF. SVHPTOUATIQUR
S'il me fallait rapporter toutes les maladies qui s'accompagnent de la suspension des fonctions génitales, il me faudrait passer en revue le cadre presque tout entier de la pathologie ; il n'est pas en effet une affection aiguë qui ne suspende ou les désirs vénériens ou la puissance érectile.
Mais qu'a à faire l'impuissance dans une ûëvre typhoïde, dans unepoeumonie, dans une fracture, etc., etc? Ne serait-ce pas tomber dans une exagération ridicule que d'étudier un pareil symptôme parmi ceux qui compromettent si gravement la vie du malade, et de penser à la propagation de l'espèce, alors qu'il s'agit de conserver le propagateur lui-mérae?
Évidemment uae pareille prétention ne peut entrer ni dans mon esprit ni dans le cadre de ce livre.
104 IMPUISSANCE CHEZ l'hOMME.
L'impuissance, en lanl que symptôme, suppose l'exercice ae la vie de relation et exclut toute menace de mort prochaine; tantôt elle coïncidera avec une maladie véritable, et en sera un des principaux caractères , comme par exemple le diabète, les pertes séminales, etc., etc.; tantôt au contraire elle ne marchera avec aucune altération locale ou générale, et sera simplement alors Tattribut d'un état physiologique, comme Tftge, la constitution, etc., etc.
Le cercle que j'ai à parcourir dans ce chapitre se trou?e donc naturellement partagé en deux parties bien distinctes :
l"" Impuissance symptomatique de certains états physiologiques ;
2^ Impuissance symptomatique de certains états pathologiques dont la chronicité et la longue durée ne suspendent pas la vie de relation du malade.
C^est dans cet ordre que j'examinerai le sujet de ce chapitre.