IMPUISSANCE SYMPTOHATIOUB. — MALADIES DES TESTICULES
spermstiques est congénitale ou accidentelle, et dans ce dernier cas, h quelle époque de la vie a eu lieu l'extirpation ou l'atrophie des testicules.
Quand l'absence des glandes spermatiques est le résultat d'un vice de conformation, l'impuissance en est une consé quence (atale ; non-seulement la verge est incapable d'érection, mais encore l'infortuné atteint de cette infirmité n'a jamais de désirs et ignore toujours les charmes d'un sexe sur un autre (1).
I! n'est pas nécessaire, pour que la virilité se produise, que les testicules occupent leur place ordinaire dans I0 scrotum : les cryptorchides, ou ceux dont les didymes sont restés dans l'abdomen, jouisssent de tous les attributs copulatettrs à' an homme bien conformé. Je dis les attributs copulateurs, parce que je montrerai ailleurs que cet arrêt des testicules au-dessus de l'anneau inguinal est presque toujours une cause de stérilité (3).
Mail), pour en revenir à notre sujet, lorsque les testicules ne se trouvent ni dans les bourses, ni dans l'abdomen, et que celle absence, si elle existe, est une de ces erreui-s irréparables dont la nature nous donne trop souvent, hélas t le spectacle, l'impuissance est complète, radicale et au-dessus de toutes les ressources de l'art.
On dirait que l'organe sécréteurdu sperme contient le souffle qui donne la vie au sens génilal, qu'il renferme un principe, un ngpfK» spécial à ce sens, et qu'il le lui communique seulement à l'époque de la puberté.
(1) Je ne préjuge potnl ici la réalité de l'absence congénitale des glandes spermatiques. Voyez plus loin, pour la solution île ce point controversé d'anatomie, le cliapitre consacré aux anomalies du testicule-.
(j) Pour tout ce qui a rapport aux vices de coiifonnalion des testicules, consulter les travaux si consciencieux de (iodard : 1" Recherches tèralologiqua sur l'appareil séminal de l'homme, 1 860 ; i" Études sur la motwrchidii et la cryptorchidie chez l'homme, 1857.
272 IMPUISSANCE CHEZ l'hOMME.
sur l'organe copulateur. Il faut ici ne pas confondre ce qœ j'entends par altération du sperme avec certaines affectionsdB organes qui altèrent en effet la semence, comme les abcès ds testicules ou des vésicules séminales, le cancer de la prostate etc., etc. J'ai examiné des spermes qui ne contenaient aucune trace d'animalcules y et je puis assurer que les individus qui me l'avaient fourni, étaient loin de se plaindre d'impuissanoe. D'autres fois le sperme est si fluide, qu'on le prend vok»tiers pour le produit de la sécrétion prostatique, et pourtant la faculté copulatrice n'en est point diminuée. On peut multiplier les exemples dans lesquels l'altération du spenne n'a en rien affaibli la force virile des individus qui la présentent ; on comprend sans peine qu'il en doit être ainsi, puisque l'ablation elle-même des testicules n'entraîne pas fat alement la mort de l'appareil copulateur.
Je rappellerai ces considérations lorsque j'examinerai l'influence de l'impuissance sur la stérilité, et je rapprocherai les conséquences auxquelles je suis arrivé ici, de celles que me fournira alors l'examen du second problème.