TUMEURS. - CORPS ÉTRANGERS
Si pour la logique de la classification je rapproche les Itt^ meurs et les corps étrangers développés ou introduits dsH l'appareil copulateur, je dois les examiner séparément, parai qu'en dehors du seul iK)int de contact qu'ils présentent dafll leurs résultats par ra|i|)ort h la copulation, ils n*ont rien él commun dans leur histoire, et s'offrent à lohservateur avee une étiologie, une marche et une terminaison qui me forcart de donner à chacun d'eux une place distincte.
TUMEURS DE I/APPAREII. COPULATEUR
II est ici indispensable, tant sous le rapport du diagmisùc que sous celui du traitement, de s^'parer les tumeurs dont b vulve est le siège de celles qui affectent plus spécialement le vagin.
§ 14 -^ TOmcum de la vvlve*
Je les diviserai en deux classes : A. celles qui sont lepm* doit d'ime lésion organique de la vulve ; U. celles qui sont fo^
^ÉFA^T D'IxtROMlssio^■. — tuueuhs de la vulve.
taécspar la présence anormale et accidentelle d'itn organe l^sin.
A. — Tumeurs tie la mlve par Usions orgnni'jues.
'Parmi les tumeurs de la vulve par lésions organiques, les ici affectent une marche aiguë et rapide, et les autres une arche lente et chronique.
Au nombre des premières se placent les abcès et les tu» eurs sanguines ou tlirombus de la vulve. Parmi les secondes se rangent l'élôphantiasis, les kystes, 1 loupes, les corps fibreux et le cancer de la vulve. Je passerai rapidement sur chacune de ces affeclions, car si ir histoire offre une face qui regarde noire sujet, elles apparnnent bien plus à la pathologie générale des organes géni- K de la femme qu'à un traité sur l'impuis-sance. De plus, t tumeurs à marche aiguë ont une existence si fugitive relies méritent k peine ici une menlion; d'ailleurs l'une pies, le thrombus, se produit généralement au milieu de fcconslances peu favorables au coït, car tous les auteurs qui Ib sont occupés le signalent, soit comme un accident des ttniers temps de la grossesse, soit comme un épiphénomène fc l'accouchement.
Sans doute les abcès et les thrombus de la vulve peuvent irleur volume empocher l'intromission de la verge dans le Igui et constituer un obstacle matériel au congrès ; mais wt surtout par les douleurs qu'ils occasionnent qu'ils doitel être considérés comme s'opposant à la copulation.
De plus leur répétition fréquente est souvent la cause d'indu- Wons aux grandes ou aux petites lèvres, qui rétrécissent l'ou- *flare de la vulve au point de rendre le coït impossible ou "ulau moins très-douloureux. J'ai soigné une jeune femme I^ii pendant plusieurs années ont un abcès vulvaîrc à chaque
â82 UIPUli^ANCE CHE2 LÀ PIMME.
époque menstruelle; les petites lèvres, sièges alternatili d abcès, étaient devenues énormes et obstruaient oompléia Touverture vaginale; il fallait les plus grandes précu pour introduire la verge, et encore cette intromission n jamais sans douleur.
Il n*en est pas de même des tumeurs à marche chroni presque toujours indolentes et ne gônant le rapproche sexuel que par l'obstacle que leur volume oppose à Tae plissement de l'acte. Assez rares et ne se montrant po plupart qu'à un Age avancé de la vie, elles exigent toutei tervention de la médecine opératoire, et rentrent, par même, dans le domaine de la chirurgie générale.
B. — Tumeun de la vulve dues à la présence d'un organe mi
Les organes qui peuvent venir faire tumeur à la xulw le vagin, la matrice et Tintestin.
Le vagin et la matrice n'apparaissent à l'orifice vulvai par conséquent ne s'opposent à la copulation que par i de déplacements qui m'occuperont ailleurs.
La présence de l'intestin dans les grandes lèvres m*a tera ici un instant, parce que ce genre de hernie est connu, et que, d'après les rares exemples que nous en av il paraît affectionner l'&ge le plus propre à la génération.
Cette hernie, signalée, je crois, pour la première foii A. Cooper, qui en a donné deux observations et qu'il app pudendal hernia^ est ainsi décrite d'après lui dans la ^ thèque du médecin praticien : < La tumeur formée parc hernie parait, à l'extérieur, un pou au-dessus d'une lignes partant de l'orifice extérieur du vagin, se dirigerait de ded en dehors. Cette hernie débute comme la hernie périnéili la hernie vaginale latérale. Elle pousse d'abord en bas le p' toine, qui va du vagin au rectum, et puis» au lieudeiec
BÉFAIIT d'iUTROMISSION. — TIJMEUBS DE LA Vt'LVE. 433
lelopper dans le premier de ces canaux comme la hernie vaginle, au lieu de proéminer sur un point très-voisin de l'anus, Omme la hernie périnéale, la hernie vulvaire se développe sur- Mit dans l'épaisseur de la grande lèvre, sur le point indiqué ir A. Cooper ; pour y parvenir, les organes déplacés passent ftbord derrière un ligament large de l'utérus, poussent devant Il le péritoine dans le sillon rempli de tissu cellulaire qui séire le vagin du rectum; puis ces organes écartent !es fibres Is aponévroses périnéales, celles du muscle reieveur de l'anus t moment oii il va s'insérer sur les calés du vagin. D'après itle marche de la hernie, et le siège que son fond va occuper, b peut prévoir que l'artère vaginale sera placée en dedans du le, l'artère honteuse interne en dehors. La position de ces leui vaisseaux fait entrevoir la nécessité d'un débridement Béthodique dans les cas d'étranglement (1) . »
J'ai dit tout à l'heure que celte hernie était peu connue, et m'on l'avait toujours observée à l'âge le plus favorable à la Ifiilation; la science, en effet, n'en possède que trois exemlee bien authentiques; deux qui appartiennent à A. Cooper, l le troisième communique par M. J. Cloquet, à Murât, l'autur de l'arlicle Vulve Ju Dictionnaire des sciences médicales, m malades du chirurgien anglais n'avaient que vingt-deux As, et celle de M. Cloquet vingt-quatre ans.
Qu'on me permette de rapporter en entier cette dernière bsen'aliuu, qui me dispensera de plus longs développements Iff ce sujet. « La domestique du garde-magasin de l'hôpital iiDt-Louis, jeunt^fUle âgée de vingtnjuatre ans, d'une confitution sèche et nerveuse, vient me consulter, dit M. J. Cîo- (Ml, au mois de février de la présente année, sur une raala- Sequi lui était survenue depuis peu de temps aux organes atérieurs de la génération. L'ayant examinée, je trouvai,
^'^)hibUothtque du médecin praticien- i'i.TiiyX. I, p, 13.