‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 63 sur 106 · FRIGIDITÉ CONSÉCUTIVE · texte numérisé non relu

FRIGIDITÉ CONSÉCUTIVE

Les circonstances de diverses natures auxquelles peutsn céder la frigidité chez la femme sont beaucoup moins (MU breuses que celles qui amènent Fimpuissance chez rhonoii Aussi, sans admettre, en cette place, toutes les divisioDS^

IGIIIITÉ CONSÉrUTIVE. — MALADIES CÉNI^lRALEï. 481

iiivies dans le chapitre consacré à l'impuissance con- :hez l'homme, je partagerai en deux grandes classes stances physiolotjiques ou pathologiques qui peuvent es de frigidité ; elles seront générales ou locales.

1" Circonstances générales.

^Stances générales dont le retentissement sur le tal est assez profond, soit pour éteindre les désirs véoit pour suspendre la sensibilité spéciale de l'appareil, nent toutes au domaine pathologique; ce sont prinit les affections dont l'influence délétère a porté, ou rvation, ou sur les forces plastiques, parle pas ici des altérations organiques des centres connue le ramollissement, les congestions sanguines es, les compressions, etc., du cerveau ou de la moelle iralysie morale ou physique est souvent la consémais de ces affections générales de l'innervation, !ége est inconnu, qui ne laissent après elles aucune érielle de leur passage, et qui sont désignées dans la >us le nom de névroses. De toutes les névroses, l'épicelle qui parait jouer le rôle le plus important dans ni nous occupe, et son action antisensuelle, si je puis er ainsi, se fait également sentir sur le penchant vésiir les organes de la volupté, semble peut-être en opposition avec la salacité ree que présentent les idiots, presque tous épileptiques ; • contradiction n'est qu'apparente, car la salacité ap- L l'idiotie et]non à l'épilepsie ; et secondement, elle ivec l'existence de l'affection, tandis que je considère, Tient, l'élat du sens génital après la disparition de la Dans le premier cas, la salacité est un symptôme du s le second, la^frigidité n'en est qu'une conséquence

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Cette langueur vénérienne qui succède parfois à l'épilepsie a une durée très-variable. Si le mal caduc a cessé avant lèUblissement des règles, il se peut que la menstruation reroène la vie dans le sens génital et flxe, dans leur voie normale, kt aspirations de la puberté ; tout se passe alors comme à lurdi* naire. Mais si l'opilepsic a existé pendant la période mei»truelle, soit que la fonction cataméniale ait été troublée, soit qu'elle ait toujours sui\i ses évolutions régulières, rindilférence, et même Téloignement pour les plaisirs sexuels, sTb succèdent à Tépilcpsie, persistent pendant un temps doot il est difficile de fixer le terme. Souvent, une crise faio* rable se produit à la suite d'une émotion \ive, impréme, comme une grande douleur ou une grande joie ; la gestatioo peut amener le même résultat, et alors la femme qui aiait conçu sans plaisir, trouve dans la grossesse une source toute neuve de voluptés.

Quand la nature est impuissante à ranimer elle seule Tir* deur du sens génital, l'art doit intenenir et appeler tout à il fois à son aide les excitants moraux et les excitateurs locauide la sensibilité génitale, sur lesquels je me suis assez longuemeot expliqué ailleurs pour qu'il soit inutile d'y revenir ici.

Il suffit également d'indiquer, comme une source de frigidité consécutive, toutes les affections qui ont profondément altéré les forces plastiques de l'économie ; le sommeil du seos génital est la conséquence logique de l'absence de la vitalit^y et son réveil coïncide avec le retour des forces vitales. D* semblables banalités me dispensent de plus longs déîelopp^ ments.

2" Circonstances locales.

La sensibilité génitale court risque de s'éteindre à la soif de la destruction des organes sensitifs de la copulation : ^^ chancre, l'estiomène dont jVi précédemment parlé, une ht^

PBIGIDITÊ COHSÉCCTIVE, AFFECTIONS LOCALES. â83

lure, comme j'en ai vu un exemple, peuvent amener un pareil résultat; cependant pour que toute sensibilité soit éteinte, il fiiit que la lésion soit assez étendue, et que partout, au clitoris comme aux bulbes, un tissu cicatriciel ait remplacé le tissu normal.

Ces conditions sont excessivement rares; on ne les ren- »ntre guère que chez les femmes dont l'appareil copulateur a ité tout entier soumis aux causes de destruction, comme dans K cas de brûlures.

L'accouchement laisse quelquefois aussi après lui une insensibilité génitale qui, fort heureusement, n'a pas la fravité de celle qui succède à la transformation des tissus.

Cependant pour ceux qui placent dans le clitoris seul le %e du plaisir sexuel chez la femme, l'accouchement, quelque iborieux qu'on le suppose, ne doit jamais porter atteii>te ft «lie fonction, parce que la déchirure de la vulve, quand elle ie produit, a lieu à la fourchette et non à la commissure supéieuredes petites lèvres.

Mais pour ceux au contraire qui, à l'exemple de Kobelt, but découler le plaisir, chez la femme, du jeu harmonique le tout l'appareil copulateur, et qui allribuent aux bulbes du «gin un rôle notable, l'accouchement long et pénible peut de- 'enir une cause de trouble dans cet appareil, par les congestions it les déchirures que la tête trop volumineuse de l'enfant est lïpable de déterminer sur ces parties; pourtant si l'on consitefe l'élasticité dont sont douées les parois vaginales et la "oindre résistance qu'offre la partie inférieure de la vulve, on ■Vouera que la parturition doit rarement amener une lésion oit des bulbeir, soit du réseau intermédiaire, soit du tissu fwtile du vagin.

Mais que la lésion porte sur le muscle bulbo-caverneux ou sur

tissu éreclUe des bulbes eux-mêmes, il n'en est pas moins -niontré pour moi que, dans quelques cas, le passage à la

vulve de la tête de Tenfant détermine une lésion qui empêche le sang de venir des bulbes dans les corps caverneux du clitoris, et qui, par suite, rend impossible l'espèce d'érectioD clitoridienne nécessaire pour la manifestation du plaisir.

Cette impossibilité d'érection , qui entraîne fatalement Timpossibilité du plaisir, mais non pas celle des désirs vénérieos, a une durée variable, pendant laquelle on peut s'assurer deb réalité de la lésion, en titillant le clitoris.

Mon attention fut pour la première fois dirigée de ce côté par les confidences d'une femme qui, voulant se masturber quelques jours après son accouchement, ne put jamais, quoi qu'elle fît, se procurer les sensations voluptueuses qu'elle recherchait; elle ne les retrouva qu'après un repos assez long.

Cette espèce de frigidité, eu égard à sa courte durée et aux circonstances au milieu desquelles elle se produit, n'a pas une importance pratique bien grande, et ne doit pas, conséquemment, m'arréter davantage.

J'ai hâte d'aborder la cause réelle et la plus commune de la frigidité de la femme, dépendant de circonstances qui se rattachent à l'appareil copulateur lui-même.

Je veux parler des excès vénériens.

Comme chez l'homme, ces excès peuvent se produire selon le mode naturel ou d'une manière irrégulière.

Dans le premier cas, nous aurons les excès de coït;

Dans le second cas, nous aurons la perversion du sens génital, c'est-à-dire l'onanisme, la tribadie et la sodomie.

C'est dans cet ordre que je vais les examiner.

Excès de coït. — Les excès de coït, envisagés seulement sous le rapport de la frigidité, exercent une action délétère et sur les organes de la copulation et sur le principe des désirs vénériens.

C'est à ce double point de vue que je me propose de les étudier.

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