‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 67 sur 106 · FRIGIDITÉ MORALE · texte numérisé non relu

FRIGIDITÉ MORALE

Pas plus chez la femme que chez Thomme, les conditions du jjdaisir vénérien ne sont indépendantes de la sensibilité générale, soit physique, soit morale, et tous les troubles de cette .lensibilité, alors même qu'ils n'ont pour théâtre quun appaleil et même qu'un organe, retentissent plus ou moins sur le .:iens copulateur, selon les relations plus ou moins étroites qui unissent cet appareil ou cet organe avec celui de la génération.

En parlant de l'impuissance sympathique chez l'homme, j'ai dit que les appareils qui entretenaient avec le sens génital les relations les plus intimes, et dont les désordres y trouvaient par conséquent un écho plus sûr et plus direct, étaient Tappareil digestif et l'appareil cérébral, en comprenant dans ce dernier les fonctions de Pinnervation et les fa* cultes du moral.

Chez la femme, les mêmes rapports existent, mais ils n'ont d'influence que sur deux conditions du coït normal, les désirs et le plaisir vénériens ; tandis que chez Thomme ils peuvent s'opposer à la manifestation de toutes les circonstances recon- [ nues nécessaires pour la copulation, c*est-à*dire l'érection de i la verge, l'éjaculation du sperme, et enfin le plaisir.

Cependant, quand on considère que, chez la femme, les désirs et la volupté erotiques constituent tout le rôle actif qu'elle joue dans le coït, et que c'est précisément sur ces désirs et cette volupté qu'agissent sympathiquement les troubles de l'innervation ou ceux du moral, on est conduit à admettre que l'action de ces sympathies est identique chez l'homme et chez la femme, cardans l'un et dans l'autre, cette

action n'est évidente que dans la portion active de leur rtk respectif.

Pourtant toute sympathie, soit physiologique, soit morbide, n'a pas la même importance chez les deux sexes : ainsi, pi exemple, l'influence de la réplétion stomacale est bien moins sensible chez la femme que chez l'homme, tandis, au contraire, que l'influence morale, par suite de l'éducation, du sentiment de pudeur, d'une sensibilité plus exquise, etc., est bien phs marquée chez elle que chez l'homme. Rondelet cite Texemple d'une femme qui tombait dans des attaques de catalqae toutes les fois qu'elle était en congrès avec son mari, qu'elle n'aimait pas et qu'on lui avait fait épouser par force.

Cependant, quoique les sympathies sur la faculté voluptueuse se manifestent dans les deux sexes à des degrés divers, leur action est identique, et le chapitre que je leur ai consacré, dans la partie de cet ouvrage relative à rimpuissance de l'homme, est tellement applicable à la frigidité sympathiquede la femme, que je ne saurais y ajouter rien de plus, et quejj renvoie le lecteur.

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