‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 89 sur 106 · ÉTAT MORBIDE HO SPERME · texte numérisé non relu

ÉTAT MORBIDE HO SPERME

^personnes uUeintes d'atrophie tesliculaire. Tantôt, comme idsns les cas précédents, lu cellule s'est détachée avant qui' les granules n'aient, par leur réunion, formé la tête du zoosperme ; tantôt la tête est formée, mais la queue manque; tantôt cellntâ existe, mais est enroulée sur elle-même et rappelle assez la Ibrrne du cor de chasse; tantôt enfln le développement du ■oosperme est complet, mais le mouvement fait défaut.

Dans tous ces étals, marqués par la débilité soit de l'écom)bie tout entière, soit seulement de lorgane sécréteur du ■penne, les spermatozoïdes subissent un arrêt de développe- 'ment plus ou moins avancé, ou ne sont animés que d'une vita- 'llté iasufBsautp.

Dans le premier cas, la fécondation n'a pas lieu; dans le Mcond, la fécondation peut s'opérer, mais le nouvel être, çrivé de vitalité, se fixe à peine à la muqueuse utérine, s'en détache et meurt au premier travail congestif de l'appareil génital, ou après un effort ou une fatigue de la femme.

C'est une des causes, comme je l'ai déjà dit, des avortements précoces (1).

L'absence ou les nltéralions deszoospermes dont je viens de 'parler, ne se rencontrent pas toujours chez les hommes stériles. Quelquefois — et malheurciisemeiit ces cas sont trop nombreux pour notre présomption — il est impossible de con- Rtater le moindre trouble soit dans la forme, soit dans la vitalité des spermatozoïdes ; il en est ainsi chez les hommes dont 'h stérilité ne peut être rattachée qu'à la vie molle qu'ils mènent, qu'aux escès de table qu'ils font. Dans ce cas, les '^rmatozoaires sont suffisamment nombreux, vivants, bien Oonfurmés, en un mot, dans les meilleures conditions apparentes pour donner la vie qu'ils ne peuvent cependant communiquer à l'ovule.

il) Voyeï les pages 619 e

036 siÉinuTÉ: chez l'iiômmb.

II y a là une inconnue que la science n*a pas encore dégagée* pas plus que la physionomie du zoosperme, porteur d*une marque diathésique.

La pathologie du spermatozoïde est encore à faire, ou pour mieux dire, Técole histologique nous doit Thistoire des arrte de développement et des altérations de la cellule épithéliale, H celle des arrêts de développement et des altérations des gn* nules qui, par leur réunion, constituent le spermatozoaire.

Quoique cette histoire ne soit même pas ébauchée, la mê» decine n'est pas désarmée, dans tous les cas, en face dune sécrétion testiculaire incomplète ou anormale. Les causes que j'ai assignées aux troubles de cette sécrétion indiquent la tb^ rapeutique spéciale qu'il faut opposer à chacun d'eux.

Je n*ai point à passer en revue ces diverses médications, h* ciles h comprendre ; mais je puis assurer que, dans les cas oè Torgane sécréteur n'est pas frappé de mort, comme dans IV trophie et certaines diathèses, une thérapeuthique rationnelle et bien conduite peut ramener la sécrétion spermatiquê dans ses conditions normales, et rendre à l'homme toutes sci facultés fécondantes.

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