‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité (volume 2)Chapitre 95 sur 106 · LÉSIOKS VITALES UL* COI. UTÉRIN · texte numérisé non relu

LÉSIOKS VITALES UL* COI. UTÉRIN

''9 III. — LéHlans vltnlea du cal de l'atéms.

Le col de l'utérus, sous l'empire de rexcilalion du coït, el nrtout sous l'action du sperme violemment projeté contre lui, pire dans un état particulier d'excitabilité qui imprime à ses Ebres circulaires et longitudinales des mouvements successifs le contraction et de dilatation. Ces contractions et ces dilutaïons alternatives produisent un effet à peu près analogue à ielui des pompes aspirantes, présentent au sperme sortant le la verge une ouverture de réception plus grande, et e facilitent en même temps dans sa progression ù travers le »1.

, Ces mouvements, ou, si l'on aime mieux, celle excitabilité tu col utérin, seconde si puissamment l'eiilrée et la marche du ^rme dans l'organe femelle, que son absence, et môme son [nsuftisance, doivent être, dans beaucoup de cas, un empoche- Ueiit à l'arrivée du sperme dans Tutérus, soit en lui otTrant ine ouverture trop restreinte, soit en l'abandonnant à son jiroprc poids dans le canal du col de la matrice. Sans doute, le hasard peut tellement aboucher l'orifice du museau de tanche et le méat urinaire de la verge que la liqueur prolil^e arrive jusque dans l'utérus par la seule force de projec- Son qui lui est imprimée, surtout si te col utérin est l'une assez grande brièveté ; mais ces minutieuses circonlanceSjSi elles créent jlos exceptions dont il faut tentr compte, l'éloignent trop des conditions générales et régulières de la lécoodation, pour entrer dans les prévisions de la science et du \ton sens le plus commun. Elles peuvent servir à expliquer iertains faits anormaux que, sans elles, nous ne pourrions wmprendre; mais, je le répète, dans la très-çrande majorité les cas, il ne faut point espérer en elles pour remplacer l'excitabilité du col.

IIOUDAUD. iô

Cependant, il ne suffit pas que cette excitabilité existe pour que la fécondation se produise; il importe encore qu'elle soit contenue dans de certaines lirailes, afin d'éviter la prédominance exclusive, soit des contractions, soit des dilatations, dont le résultat, dans l'un et Tautre cas, est la non-arrivée du sperme dans Tutérus.

En conséquence, les lésions vitales du col de la matri<v. susceptibles de contrarier le passage de la liqueur séminale de Torgane mâle dans Torgane femelle, sont constituées, tantôt parla diminution et tantôt par l'augmentation de lexcitabilité nécessaire à la réception et à la progression du sperme.

Nous avons donc ainsi deux classes d'affections, Tune par asthénie et l'autre par sthénie.

Mais, avant d'aborder Té tude spéciale de chacune d'elle?, qu'on me permette de revenir sur une question dont j'ai précédemment posé les termes, et qui comprend les relations que cette excitabilité utérine entretient avec le plaisir sexuel chez la fenjnie, afin de savoir s'il est possible de formuler, d'après des données œiumes, le critériwn de l'aptitude de l'utérus dans l'acte de la fécondation.

En restant dan?, les termes absolus de causalité, on est en droit de dire que le plaisir sexuel et l'excitabilité du col de la matrice ne découlent pas de la môme source; mais tout en avouant que l'un et l'autre obéissent chacun à un excitant spécial qui, pour la volupté, est le désir, et pour l'excitabilit»' utérine le sperme, il faut reconnaître que les organes qui, respectivement, les manifestent, 1** sont sous la dépendance des lois générales qui régissent toute l'économie; 2* qu'ils ont entre eux des relations de voisinage que rend plus intime encore le but commun auquel ils concourent.

Avec ces prémisses, dont j'ai constaté la réalité par des expériences et des observations nombreuses dont la place

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