SECTION PREMIÈRE
STÉRIMTÉ CHEZ L'HOIUllE
Chez riiomiiie la puissance procréatrice s'exerce au moyen d'un liquide spécial que les testicules sécrètent, que les vésicules séminales reçoivent et qui s'échappe par le canal de l'urèthre, pour aller dans les organes de la femme, à la rencontre du pi'oduit générateur de celle-ci.
Elle exige donc l'exercice de trois fonctions dont chacune d'elles me sera comme une étape dans la longue route que j'ai à parcourir : dans la première, le sperme se forme, c'est la fonction de sécrétmi ; dans la seconde, le sperme formé est mis en réserve, c'est la fonction de co7iservation ; dans la troisième, enfin, le sperme est projeté au dehors, c'est la fonction d'émission.
Dans chacune de ces trois étapes et dans le parcours de l'une à l'autre, le sperme est exposé à des altérations diverses qui portent tantôt sur sa constitution intime, et par conséquent sur ses propriétés fécondantes, et tantôt sur les conditions de sa marche depuis l'organe de sécrétion jusqu'à l'organe d'émission.
La pathologie offre donc au sujet qui m'occupe une division rationnelle, et je l'aurais sans doute adoptée si la division physiologique que je \iens d'indiquer et que je me propose de suivre ne la contenait pas implicitement et n'était tout à la fois plus complète et plus simple qu'elle.
Mais pour comprendre les développements dans lesquels je vais entrer, il est nécessaire que le lecteur se reporte aux
considérations générales qui sont en tête de cet ouvrage et dans lesquelles il trouvera la description des organes spermatiques et le mécanisme de la fonction qu'ils remplissent (1). Ces notions anatomiques et physiologiques devaient être rappelées dans une introduction, mais ne pouvaient trouver place au milieu d'un livre consacré à la pathologie, oii elles eussent, sans grand profit, ralenti la rapidité du discours.