‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 131 sur 164 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

TROUBLES DE l' 0 V U L A T 1 0 iN.

L'ovulation ou l'acte ovarien se compose, ainsi que je l'ai dit dans la physiologie de l'espèce, de la fonclion ovarienne, de la fonction tubaire et de la fonction cataméniale, dite niénorrhagie ; j'aurai donc à examiner :

1° Les troubles de la fonction ovarienne;

T Les troubles de la fonction tubaire;

3" Les troubles de la fonction cataméniale.

Entre temps, comme je l'ai fait pour le produit de la sécrétion spermatique, j'exposerai l'état pathologique du produit ovarien, c'est-à-dire de l'ovule et de l'embryon.

TITRE V. — TROUBLES DE LA EONCTIOiN OVARIENNE. ^ I« — Anomalies des ovaires»

Absence. — Il est évident que pour que cette infirmité trouve place dans le cadre de la stérilité de la femme, il faut qu'elle s'adresse simultanément aux deux ovaires, car si l'un de ces organes existe bien conformé, la conception peut se produire, comme chez l'homme qui n'a qu'un seul testicule normal dans le scrotum.

Les ovaires jouent un rôle si pré[)ondérant dans l'acte de la génération, que leur absence entraîne presque toujours celle des trompes et de l'utérus, ou tout au moins un arrêt de développement de ces organes ; le vagin est également plus étroit qu'à l'ordinaire, et les nymphes et le clitoris sont à l'état rudimentaire.

A ces anomalies de rap])areil génital ne se joignent pas toujours des signes extérieurs qui révèlent cette infirmité et

6/iO SIÉUILITÉ CHEZ LA FEMIMi:.

consignés danslcs auteurs (1). Ainsi quelques femmes atteintes de cette anomalie, n'ont pas de barbe au menton et leurs mamelles ont un développement convenable; mais le signe capital, on pourrait dire unique, qui, coïncidant avec les anomalies dont je parle, met sur la voie du diagnostic, est l'absence absolue des règles, de tout symptôme de molimen et de menstrues supplémentaires.

Cette infirmité, difficile à constater directement sur le vivant, ne se décèle que par les phénomènes que j'indique, et aussi par une stérilité qui est absolue et irrémédiable.

Heureusement l'absence des deux ovaires est un fait rare; elle est infiniment moins commune que l'absence d'un seul ovaire qui ne saurait nous arrêter, puisque l'hémorrhagie menstruelle et l'aptitude à la fécondation sont conservées ; et moins commune aussi que le développement rudimentaire dont je dois dire quelques mots.

Arrêt de développement. — Il se présente sous deux tormes : dans l'une l'ovaire est comme chez le fœtus : c'est une langue très-petite qui ne contient aucune vésicule de de Graaf; dans l'autre, l'ovaire a la forme de celui de la femme, mais il est petit, aplati et ne renferme que quelques vésicules.

('ette anomalie, môme quand elle atteint les deux ovaires, n'entraîne pas fatalement l'arrêt de développement d'une ou de plusieurs parties de l'appareil génital ; cependant l'utérus est l'organe qui le plus souvent suit les destinées des ovaires, ainsi qu'on peut le voir dans l'observation que j'ai recueillie à l'Hôtel-Dieu, et dans laquehe l'appareil copulateur existait et fonctionnait normalement (2).

(I) Voyez Chérau, Mémoires pou)- servit- à l'étude clos maladies des ovaires, 1" mémoire. Paris, 18ii, p. 117. — Scanzoni, Traité pratique des maladies des organes sexuels de la femme, trad. par les docteurs Doz et Socin. Paris, 1858, p. 331.

(:2) Voyez la page '(72.

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