‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 137 sur 164 · TITRE III. — TROUBLES DE LA FONCTION TUBAIRE · texte numérisé non relu

TITRE III. — TROUBLES DE LA FONCTION TUBAIRE

Si l'on réfléchit au rôle important que la trompe utérine joue dans le mécanisme de la génération, et à l'étroitesse du canal qui la constitue, et par lequel passe l'ovule, on comprendra de quelle valeur doivent être, au point de vue où nous sommes placé, les moindres altérations de cet organe. Cependant, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer pour les testicules et les ovaires, les chances fâcheuses que créent de semblables conditions anatomiques et pathologiques, sont diminuées de moitié par le fait seul de la duplicité de l'appareil. De plus, leur position dans les profondeurs de la cavité abdominale met les trompes à l'abri des violences extérieures, tout en les exposant, il est vrai, par la mobilité dont elles doivent jouir pour remplir leurs fonctions à des déplacements dont on a déjà pu se faire une idée par ce que j'ai dit plus haut des déplacements des ovaires.

Cette situation des trompes dans l'abdomen et les rapports intimes qu'elles entretiennent avec le péritoine, l'utérus et les ovaires constituent des obstacles presque insurmontables au diagnostic de leurs maladies : leur position les soustrait à nos moyens directs d'investigation; et leurs rapports de voisinage mêlent, dans une symptomatologie commune, les signes de leurs lésions avec ceux des affections péritonéales, utérines ou ovariennes.

Cependant je ne veux pas dire d'une manière absolue que les trompes ne puissent pas être malades essentiellement : mais, qu'elles le soient seules ou consécutivement à l'affection d'un organe voisin, le diagnostic de leurs lésions est entouré

Page 1