LÉSIONS VITALES DU COL UTÉRIN
§ — Lésions vitales du eol «le l'utérus.
Le col de l'utérus, sous l'empire de rexcitation du coït, et surtout sous l'action du sperme violemment projeté contre lui, entre dans un état particulier d'excitabilité qui imprime à ses libres circulaires et longitudinales des mouvements successifs de contraction et de dilatation. Ces contractions et ces dilatalions alternatives produisent un effet à peu près analogue à celui des pompes aspirantes, présentent au sperme sortant de la verge une ouverture de réception plus grande, et le facilitent en môme temps dans sa progression à travers le col.
Ces mouvem.ents, ou, si l'on aime mieux, cette excitabilité du col utérin, seconde si puissamment l'entrée et la marche du sperme dans l'organe femelle, que son absence, et même son insuffisance, doivent être, dans beaucoup de cas, un empêchement à l'arrivée du sperme dans l'utérus, soit eu lui offrant une ouverture trop restreinte, soit en l'abandonnant à son propre poids dans le canal du col de la matrice. Sans doute, le hasard peut tellement aboucher l'orifice du museau de tanche et le méat urinaire de la verge que la liqueur prolifique arrive jusque dans l'utérus par la seule force de projection qui lui est imprimée, surtout si le col utérin est d'une assez grande brièveté ; mais ces minutieuses circontances, si elles créent des exceptions dont il faut tenir compte, s'éloignent trop des conditions générales et régulières de la fécondation, pour entrer dans les prévisions de la science et du bon sens le plus commun. Elles peuvent servir à exf)liquer certains faits anormaux que, sans elles, nous ne pourrions comprendre; mais, je le répète, dans la très-grande majorité des cas, il ne faut point espérer en elles pour remplacer l'excitabilité du col.
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Cependant, il ne suffit pas que cette excitabilité existe pour que la fécondation se produise; il importe encore qu'elle soit contenue dans de certaines limites, afin d'éviter la prédominance exclusive, soit des contractions, soit des dilatations, dont le résultat, dans Fun et l'autre cas, est la non-arrivée du sperme dans l'utérus.
En conséquence, les lésions vitales du col de la matrice, susceptibles de contrarier le passage de la liqueur séminale de l'organe mâle dans l'organe femelle, sont constituées, tantôt parla diminution et tantôt par l'augmentation de l'excitabilité nécessaire à la réception et à la progression du sperme.
Nous avons donc ainsi deux classes d'affections, l'une par asthénie et l'autre par sthénie.
Mais, avant d'aborder l'étude spéciale de chacune d'elles, qu'on me permette de revenir sur une question dont j'ai précédemment posé les termes, et qui comprend les relations que cette excitabilité utérine entretient avec le plaisir sexuel chez la femme, afin de savoir s'il est possible de formuler, d'après des données connues, le cfitérium de l'aptitude de l'utérus dans l'acte de la fécondation.
En restant dans les termes absolus de causalité, on est en droit de dire que le plaisir sexuel et l'excitabilité du col de la matrice ne découlent pas de la même source; mais tout en avouant que l'un et l'autre obéissent chacun à un excitant spécial qui, pour la volupté, est le désir, et pour l'excitabilité utérine le sperme, il faut reconnaître que les organes qui, respectivement, les manifestent, 1" sont sous la dépendance des lois générales qui régissent toute l'économie; 2° qu'ils ont entre eux des relations de voisinage que rend plus intime encore le but commun auquel ils concourent.
Avec ces prémisses, dont j'ai constaté la réalité par des expériences et des observations nombreuses dont la place