‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 163 sur 164 · MÉTHODES ET PROC.ÉI>ÉS OI>K RATOIRKS · texte numérisé non relu

MÉTHODES ET PROC.ÉI>ÉS OI>K RATOIRKS

et l'autre sexe; elle doit, dans l'intérêt de la fécondation artificielle, être reléguée parmi les excentricités dont l'Amérique nous donne souvent le spectacle, quoique, je le répète, elle soit l'expression de la vérité scientifique.

D. Procédé du docteur Rouhaud. — Au premier al)ord, sans penserauxscrupules qiieje viens d'exprimer, et ne m'arrétant qu'à l'idée rationnelle, je le répète', de M. Marion Sims^ je voulus simplifier encore le manuel opératoire du chirurgien américain, et, dans ce but, je fis construire, par M. Mathieu^ une pompe aspirante et foulante dont le dessin, pour la reproduction duquel je demande à faire une exception, fera mieux comprendre qu'une description, la portée et le mécanisme (1) .

Fir.. I. — Spriii;,'iic do Roiibaïul pour la fécondation artificielle. — E. Corps de iiompe aspirante et foulante où les soupapes sont remplacées par nne sorte de roliinet taillé dans le piston lui-même. — ('.. Camile d'aspiration ipi(! l'on alloiiifc à volcuiti" avec lui ajiitatje en caoutclioiic. — D. C.amile i|U(ï l'on in;roduit dans l'utérus. — I'. Piston. En tii'ant sur sa tijje !(• liquide dans ieipud pUmije la canule C est aspiri^, et le bouton A indiqui' sur la partii''I;radui'c |>, le nonilire île (;oulles qui ont été amenées da.is le corps de pompe. En faisant âlm's décrire au boulon .\ une demi-nivolnlion à droite, le pislcin tourne lui-nuime, et, en di'plaçant une échancrure dont il est armé, il ferme la canule d'aspiration et ouvre cell(> i|ui termme la serini^ue. — On n'a plus alors qu'à pousser la tige du piston pour que l'injection .soit accomplie.

Le même petit instrument peut également servir dans les cas où le sperme est recueilli en dehors de la poche vaginale ; ou on le charge comme une seringue, en aspirant le liquide par la canule C, ou en adaptant à la même canule d'aspiration un ajutage e i caoutchouc que l'on plonge dans la liqueur spermatique, après avoir introduit la canule D dans le col de

(1) Préseiilé à IWcadéinio do niôdcciiie, le 12 avril 1872, ol reproduit dans le Nouveriu Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, t. XV, p. 777, art. Génération.

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rutcrus; dans l'un et l'autre cas, on opère ensuite comme il est dit dans la légende.

Mais comme tous les praticiens n'ont point cet appareil qui, cependant, simplifie singulièrement l'opération, il me reste à faire connaître le procédé de M. le professeur Courty, afin de ne rien laisser dans l'ombre, et aussi afin que le chirurgien se décide en pleine connaissance de cause.

E. Procédé de M. le professeur Courty. — « On revêtira, dit-il, le membre viril d'un condom, en ayant soin de ne pas en appliquer complètement le csecum sur le gland; le coït étant terminé, le produit de l'éjaculation restera dans ce cœcum; par un coup de ciseau donné à la baudruche, on l'en fera sortir et on le recueillera dans une petite seringue de verre préalablement chauffée (en la tenant plongée pendant quelques minutes dans de l'eau à AO"), et munie d'une sonde utérine métallique ou élastique, à l'aide de laquelle il sera facile de le faire pénétrer dans la cavité utérine avec les plus grands ménagements; on prescrira à la femme le repos complet pendant une journée (1). »

Ce procédé, sous le rapport de l'obtemption du sperme, se rapproche de celui de M. Marion Sims; il en a l'inconvénient sans en avoir les avantages : en opérant immédiatement après le coït, le chirurgien américain se proposait de soustraire les zoospermes au contact de la lumière et à un changement de température, ce qui était logique, si c'était peu décent ; M. Courty, sans être beaucoup plus soucieux de la pudeur de la femme, reçoit le sperme dans un condom transparent et dont la température ne peut être conservée d'une manière uniforme; il perd ainsi les bénéfices qui seuls peuvent faire excuser l'intervention médicale immédiatement après le rapprochement sexuel.

(I) Courly, Traité pratique des maladies d' Vutérm, des ovaires et des trompes, 2'= éd'a. Paris, 1870, p. 1 10.").

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