‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 30 sur 164 · ACTE OVARIEN. o · texte numérisé non relu

ACTE OVARIEN. o

morts peu temi)S après la naissance. Carus a décrit des ovules trouvés dans les mêmes conditions d'âge. Ritchie a cons taté que les ovaires des enlants nouveau-nés et des enfants plus Agés offraient quelquefois, en assez grand nombre, des vésicules ovariennes qui sont le siège d'une in jection très-vive à partir de la sixième année, et qui ont déjà un volume assez considérable, depuis celui d'une graine de coriandrejusqu'à celui d'un petit gi-ain de raisin (vers la quatorzième année). Dans ces derniers temps, MM. Négrier, Bischoff, Courty, et Coste en particulier, ont fait des observations confirmatives des fiiits constatés parleurs prédécesseurs.

Le nombre des œufs contenus dans l'ovaire est excessivement considérable, eu égard à ceux qui doivent être fécondés. D'après Coste, l'ovaire de la femme, destiné à n émettre qu'une petite quantité d'œufs, n'est pourtant pas moins richement pourvu que celui des mammifères les plus féconds ; d'oii il faut conclure qu'un très-grand nombre de ceux-ci doivent avorter de bonne heure, périr et être résorbés. Je dirai tout à riieure comment les autres, ayant subi toutes les phases de leur développement, sont expulsés de la vésicule qui les contient; je dois à présent faire connaître la structure anatomi(iue de l'œuf.

Il a la forme d'une petite splière d'un diamètre de 1/iô" à l/'2()-- de millimètre : Huschke dit l'avoir trouvé arrondi, mais oblong, chez une jeune lille de six semaines. Son vohmic augmente u i peu après sa sortie de l'ovaire; sa couleur est jau?)âtre, claire, translucid.?. Plusieurs observateurs en ont trouvé deux et même trois dans la môme vésicule de de Graaf.

On n'est pas d'accord sur la position qu'il occupe dans la vésicule. Suivant Wagner, l'œuf du chi(Mi, encore très-petit et non })arvenu à maturité, serait situé au centre du follicule, et à maturité il serait très-près de la membrane interne ;

38 PHYSIOLOGIE DE l'eSPÈCE.

Bischoff prétend que c'est sur la membrane granuleuse qu'il se trouve implanté; Pouchct, au contraire, assure, d'après les observations sur la truie répétées un grand nombre de fois, qu'il se développe à la surface interne de la membrane granuleuse, mais, qu'une fois formé; il est placé au point le plus superficiel de l'ovisac, et conserve invariablement la même position et ses i-apports avec le disque proligère.

La structure de l'ovule présente trois points à examiner : 1° la membrane vitelline; 2" le vitellm; 3" la vésicule germinative.

Membrane vitelline. — C'est l'enveloppe protectrice du vitellus, à laquelle on donne aussi les noms de chorion, de zone transparente B?iëv ,(\& colem?na pellucidimi de Kraûse. Glose de toutes parts, elle apparaît sous forme d'anneau fort clair et large, dont les contours externe et interne sont accusés par deux bgnes circulaires bien tranchées, tandis que l'intervalle est parfaitement transparent; cette écorce a une épaisseur de 150 000" de milimètre et offre une assez grande solidité; elle est formée d'une substance tout à fait homogène, incolore et sans granulations.

Vitellus. — Contenu dans la membrane vitelline, il consiste en une quantité innombrable de très-fins granules, unis ensemble par une humeur très-visqueuse et susceptible d'éprouver un retrait en masse, lorsque l'eau pénètre par endosmose entre lui et la membrane vitehine

Vésicule fjerminatv)e ou de Purkinje. — Découverte par Coste, et étudiée par MM. Jones, Valentin, Bernhardt, c'est une petite vésicule de 0'"'",035 à 0""%0/iO, très-fragile et transparente. Elle est située au milieu des granules du vitellus qui peuvent la dissimuler. Elle est hyaline et renferme un liquide qui contient des granules d'un jaune verdàtre. Ceux-ci la remplissent en partie et forment à son centre un noyau s'avançant presque jusqu'au contact de la paroi interne. C'est

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cet amas de granules colorés qui constitue la tache f/ermiiiativede Wagner dont l'existence a été constatée dans l'espèce humaine, les mammifères et la plupart des animaux.

L'œuf que je viens de décrire ne peut, on lecomprend, subir des accroissements ultérieurs sans briser et abandonner la véhicule de de Graaf, et par conséquent sans sortir de l'ovaire. Je vais rapidement décrire ce double travail d'expulsion qui s'opère, soit à l'époque de la menstruation, soit sous rinfliience de l'excitation du coït.

Ou sait f[iie les vésicules de de Graaf sont d'abord très-petites et ensevelies dans le tissu même de l'ovaire. Elles s'arrêtent quelque temps à ce premier degré de développement pendant f[u'il s'en forme de nouvelles ; puis elles gagnent le bord libre de cet organe, apparaissent à sa surface, mais ne s'isolent et ne se pédiculisent jamais, comme chez l'oiseau. Toute la portion de la vésicule qui s'élève au-dessus de l'ovaire devient mince et transparente, tandis que les vaisscar.N, comprimés par suite de la dilatation, s'atrophient, s'oblitèrent même dans le point le plus saillant.

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