‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 32 sur 164 · ACTE OVARIEN · texte numérisé non relu

ACTE OVARIEN

rhagique; dans tous les cas l'acte ovarien s'accomplissait.

Quoi qu'il en soit et malgré quelques exceptions qui mieux ctudii'cs rentrent dans la règle, la perte de sang périodique est le signe extérieur de la rupture d'une vésicule et par suite de l'aptitude de la i'emnie à la procréation.

J'ai dit plus haut le lien qui unit indissolublement les trois phénomènes qui constituent l'ovulation, de telle manière que l'existence de l'un implique fatalement l'existence de l'autre. Aussi il est bien entendu que dans le cours de cet ouvrage les mots menstruation, règles, ??2tw/?'?^e.s, etc., désigneront non-seulement l'iiémorrhagie périodique, mais encore la rupture d'une vésicule et l'entrée de l'ovule dans le pavillon de la trompe; en un mot les trois phénomènes de l'acte ovarien tout entier.

Comme chez l'homme, l'époque à laquelle apparaît la faculté de procréer n'a rien de tixe chez la femme; elle peut être avancée ou retardée par les mêmes circonstances qui influent sur râge de la puberté de Thomme; mais on peut dire, d'une manière générale, que dans nos cUraats tempérés, la menstruation se montre, en moyenne, de treize à dix-huit ans, et que par conséquent la loi, en permettant à quinze ans le mariage des jeu nés filles,ne s'est point écartéede l'observation physiologique.

La cessation définitive des règles ou ménopause n'arrive pas également à une époque fixe et égale pour toutes les femmes. D'après les relevés statistiques de MM. Bi-ière de Boismont, Pétrequin et surtout Uaciborsky (1) ou peut dire, erj thèse générale, que l'âge critique apparaît de quarante à cinquante ans.

Mais qu'elle soit avancée ou retardée, la ménopause est toujours le signe de la cessation du pouvoir reproducteur chez la femme.

Il) Racihorski, Traité de la memtruation, etc. Paris, J.-H. Raillière et fils, 1868, 1 vol. in-8.

hh l'IlVSIOLoGlE bli l'ksi'èce.

Il arrive quelquefois qu'à l'époque ordinaire de l'âge critique, les règles se suspendent pour reparaître après un temps plus ou moins long. Dans ces cii'constancesla fécondité revient avec la menstruation, etHallera vu des femmes dans ce cas, qui avaient encore des enfants à l'fige de soixante-dix ans.

Mais, je le répèle, avant l'évolution des règles comme après leur cessation, il n'y a j)as pour la femme de pouvoir reproducteur; elle peut se livrer passivement au coït etmôme, par des habitudes de débauche, se créer des désirs et des jouissances; mais elle ne possède pas encore ou ne possède plus la faculté d'être fécondée et de donner la vie à un nouvel être.

Ces considérations sont d'une grande importance pour nous, et d'après tout ce que j'ai dit, on peut établir en axiome que sans menstruation il ny a point de fécondation de la femme.

§ III, ■ — (iiéiu'>ration.

Pour que l'acte copulateur dont nous avons dit [)lus haut les sensations voluptueuses devienne productif d'un nouvel être, il faut que l'organe mâle soit directement opposé à l'organe gestateur, de telle sorte que le méat urinaire de l'homme se trouve en lace et à peu de distance de l'ouverture extérieure du museau de tanche, afm que le liquide séminal qui sort par saccades du premier puisse librement entrer dans la bouche béante du second.

Tout à l'heure je donnerai l'explication du mot béante que je souligne à dessin.

Sans cette opposition directe de l'organe mâle et de l'organe femelle, la fécondation n'a pas lieu; cela est si vrai que les déplacements du col de l'utérus, comme nous le verrons ailleurs, amènent une stériUté fort heureusement facile à vaincre : si l'homme, ai nsi que le disent quelques physiologistes,

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