‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 47 sur 164 · MÉDICAMENTS EXCITANTS · texte numérisé non relu

MÉDICAMENTS EXCITANTS

înflammation plus ou moins énergique sur le réservoir urinai re.

A ce point de vue et sans parler des accidents que Tingestion des cantliarides peut produire sur le tube digestif, comme tous les poisons acres, l'administration de cet agent comporte' k plus grande réserve et de minutieuses précautions; on l'a vu, en effet,, produire rinflammation de la verge avec pissement de sang et même sphacéle du pénis.

Depuis longtemps j'ai renoncé à la poudre, dans la crainte de son action vésicante sur le tube digestif; je n'emploie que la teinture alcoolique dans une potion ou mixture, le vin dans de l'eau sucrée, ou l'extrait alcoolique en pilules.

Gomme type de préparation aphrodisiaque cantliaridienne,. je citerai le baume de Giléad de Salomon qui a joui d'une immense réputation, et dont la composition est la suivante :

Cardamome 30 grammes.

Cannelle 30

IJaume de la Mecque 2 —

Teinture de cantliarides 1 —

Alcool à "21 degrés 100 —

Sucre :250 —

On prenait de cette préparation une cuillerée à café dans du \in généreux.

Les anciens nous ont transmis sous le nom de bupreste sacré une préparation aphrodisiaque dont le principal rôle était joué par le carabe doré. Depuis les travaux de Latreille sous le rapport de l'histoire naturelle, et les expériences de Bretonneau au point de vue de la matière médicale, cette opinion ne saurait être soutenue; il faut admettre que l'agent actif du bupreste, ou le carabe des anciens, n'était qu'une espèce de mêloé.

Employées à l'extérieur, en frictions, sous forme de Uniment,, les cantharides font partie des irritants fluxionnaires,

illfl I3IPUISSANCE CHEZ l'iIOMME.

comme la moutarde et quelques renonculacéeï., les espèces, par exemple, qui composent les genres Clematis, Anémone et Rammculm.

Plus loin, à l'article ventouse, j'indiquerai le rôle des irritants, et je montrerai les services que l'on peut demander aux cantharides et à la moutarde, appliquées directement sur l'appareil copulateur.

Reptiles. — Galien, Pline, Dioscoride et après eux Venette, Lemire, etc., s'ils affirment tous les propriétés aphrodisiaques du scinque, ne peuvent se mettre d'accord sur la partie de l'animal qu'il faut employer ; l'un veut que ce soient les reins; l'autre, au contraire, ne recommande que la chair qui entoure ces organes; celui-ci vante les pattes, et celui-là, en désespoir de cause, n'affecte aucune préférence et recommande toutes les parties de l'animal.

Qui croire, et à qui entendre? je pense qu'il ne faut croire à personne et encore moins aux vertus aphrodisiaques de ce saurien.

La tortue de mern'offre pas plus de garantie que le scinque, surtout quand je songe qu'une seule partie de l'animal est recommandée et que cette partie est le pénis séché au soleil.

Quittons toutes ces fables et arrivons à des excitants un peu moins problématiques.

Poissons. — De tous temps, on a constaté que les nations ou les individus ichthyophages étaient très-prolifiques ; on en a naturellement conclu que le poisson jouissait, à un haut degré, de propriétés aphrodisiaques.

L'observation est vraie dans le sens que nous donnons à ce dernier mot.

Beaucoup ont attribué cette action excitante aux salaisons et aux assaisonnements que l'on fait subir aux poissons ; mais, . depuis les travaux de Fourcroy et de Vauquelin, cette explication ne peut garder son caractère absolu, et il faut admettre

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