NÉVROSES
2" Troubles de finnenmtioti sa?is lésions anatomiques.
a. Névroses organiques. — Sans parler des névroses de 1 intelligence sm* lesquelles tout le monde est à peu près d'accord, de nombreuses classiiications ont été proposées pour les névroses organiques. Je ne dais point ici discuter la valeur de tous «es travaux, el, sans prendre parti pour aucun d'eux, j'estime qu'en considérant le rôle Lien distinct que jouent la sensibilité et la motiJité dans la vie de relation et dans la vie de nutrition, on peut établir, en ne tenant aucun compte des névroses symptomatiques et sympathiques, quatre grandes classes qui seront :
1 " Névroses de ta sensibilité de la vie de relation : ou elles sont spécialcis aux sens, comme la berlue, la diplopie, etc., pour la vue ; le tintouin, la paj-acousie, etc., pour l'ouïe, etc.; ou 'elles sont générales, comme toutes les névralgies.
2° Névroses de la moùilité de la vie de relation : l'épilepsie, l'éclampsie, la catalepsie, les convulsions essentielles, le tétanos, la chorée et la paralysie.
â° Névroses de la sensibilité de la vie de nutrition : la gastralgie, ia cardialgie, l'iiystéralgiie et en général toutes les viscéralgies.
h° Névroses de la motilité deda vie de nutritim : aphonie, spasme du larynx, coqueluche, asthme, angine de poitrine, palpitation, syncope, spasme œsophagien, vomissements nerveux et diarrhée.
Ce n'est pas un vain amour des classifications qui m'a conduit à faire l'énumération que l'on vient de lire; j'ai voulu, dans l'intention d'économiser l'espace et le temps, que l'on saisît dans un seul coup d'œil l'ensemble des névroses organiques, afi.n qu'on s'assurât combien peu l'impuissance a de relations avec elles.
Sans doute les secousses, surtout quand elles sont souvent
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répétées, imprimées au système nerveux par l'épilepsie, la catalepsie, etc., peuvent amener, après un temps plus ou moins long, un affaiblissement général dont l'innervation génitale aura sa part, ainsi qu'il arrive quelquefois pour l'ouïe, la vue, le goût, etc., etc.; mais alors l'impuissance (l) n'est plus symptomatique ; elle est le résultat plus ou moins éloigné d'un état morbide qui bien souvent même a cessé d'exister, et, dans ce cas, je la dois distraire de ce chapitre et en réserver l'étude pour celui que je consacre à l'impuissance consécutive.
b. Névroses de V intelligence ou vésanies. — Les principes les plus simples de la physiologie indiquent d'avance les rapports intimes qui doivent exister et qui existent réellement entre les troubles de la fonction génératrice et les désordres de l'intelHgence. Seulement, quand on pénètre dans l'étude de ces troubles et de ces désordres, et que l'on remonte aux causes des vésanies, l'esprit s'arrête devant des doutes qu'il n'est pas toujours facile d'éclaircir.
Je m'explique :
Est-il toujours possible de déterminer si l'impuissance, quand elle existe concurremment avec une névrose de l'intelligence, est un symptôme de cette névrose ?
Je ne le crois pas, et c'est ici que commencent les hésitations de l'esprit.
Il est incontestable qu'un grand nombre des causes des vésanies peut également produire l'impuissance; telles sont., par exemple, les passions tristes, les préoccupations
(1) Le mol impuissance n'est pas rigoureusement l'expression dont je devrais me servir ici, car les troubles- de l'innervation génitale, à la suite des névroses dont je parle, peuvent se traduire par un état tout opposé à l'impuissance, ainsi que le signale Esquirol à l'occasion de l'épilepsie {Des maladies mentales, t. I, p. 283). - C'est seulement pour ne pas abandonner mon terrain et ne pas empiéter sur celm des névroses, (jne je me suis servi du mot impuissance.