‹ Traité de l'impuissance et de la stérilitéChapitre 64 sur 164 · IMPUISSANCE SY3IPTOMATI0UE. — DIABÈTE · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE SY3IPTOMATI0UE. — DIABÈTE

Plusieurs observations recueillies par moi-même, comme je le disais plus haut, m'autorisent à croire que les choses se passent réellement ainsi, c'est-à-dire que ce n'est point à la faiblesse générale qu'il faut rapporter l'impuissance des diabétiques, puisque cette impuissance se montre bien avant le marasme, mais plutôt à la suppression de la sécrétion testiculaire dont l'existence, concordant avec l'anéantissement ou la très-grande diminution des autres sécrétions, est attestée par l'absence des désirs vénériens, des pollutions, etc., etc.

D'après ces données, et en admettant, avec tous les auteurs, trois périodes dans le diabète, le début de l'anaphrodisie doit être placé dans la seconde période, la première étant remplie par le développement de la cause qui produit la suspension de la virilité. — C'est ce que l'observation prouve en effet.

Mais comme le diabète n'a rien de fixe dans sa marche, que sa durée varie de quelques mois à plusieurs années, chaque période met, à parcourir ses phases, un temps qu'il est impossible de déterminer; on ne peut donc préciser d'une manière absolue l'époque de l'apparition de l'impuissance à partir du début de la maladie ; mais on peut dire que l'anaphrodisie apparaît d'autant plus tardivement que la marche des phénomènes morbides est plus lente et les sécrétions moins taries, et qu'elle se montre d'autant plus tôt que l'évolution de la première période a été plus rapide.

La durée de l'impuissance diabétique est entièrement subordonnée à la persistance de la maladie principale; c'est avouer qu'aucun traitement spécial n'est ici nécessaire. Dans l'observation rapportée par MM. Mialhe et Contour, le traitement par les alcalins que ces auteurs préconisent contre la glucosurie suffit, au bout d'un mois et demi environ, à triompher tout à la fois du diabète et de l'impuissance. Quel que soit donc le mode de traitement que l'on adopte, celui de Rollo, celui de

IMPUISSANCE CHEZ t/hOMME.

M. Bouchavdat (1), celui de M. Mialhe, etc., on ne s'adressera jamais spécialement aux organes de la génération, et, plus qu'ailleurs pcut-Ôtre, on se gardera de faire une médecine de symptômes.

2° Maladies de la vessie.

Depuis quelques années, mais surtout depuis les travaux de Giviale (2), on a apporté une distinction nécessaire entre les affections du col de la vessie et celles du corps de cet organe Cette séparation m'est, plus qu'à tout autre, indispensable Si l'on réfléchit qu'au col de la vessie se trouvent réunis la prostate, l'orifice du canal de l'urèthre et l'ouverture des canaux éjaculateurs, on comprendra le retentissement que doivent avoir sur les fonctions génitales les maladies de cette portion de l'appareil urinaire; tandis que le corps de la vessie, relé-ué dans la cavité pelvienne, sans communication directe avec^les organes spermatiques, et n'ayant avec les vésicules séminales que des rapports de juxtaposition, ne peut exercer par ses états morbides une influence directement spéciale sur les fonctions reproductrices. Seulement, les altérations dont le réservoir urinaire peut être atteint sont rarement limitées au corps de l'organe; elles envahissent assez souvent le col et retentissent ainsi secondairement sur les voies génitales.

Il en est de même d'un calcul dans la vessie qui sollicite le malade à exercer des tractions sur la verge. Ces tractions ont Quelquefois pour résultat une hypertrophie molle et flasque Untôt du prépuce et tantôt du pénis tout entier ; de teUe sorte aue les rapports d'harmonie entre l'organe mâle et l'organe de la femme peuvent être rompus, et cette disproportion amener une impuissance relative. Tous les auteurs qui ont écrit

(1) Bouchardal, Du diabète sucré, ou (jlucosurie, son iraitement hy-

nipniaue. Paris, 1851, in-4.

(2) Giviale, Traité pratique des maladies des organes gemto-ur maires.

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