Facultés affectives
La physiologie, si je puis me servir de cette expression, la physiologie des fonctions atfectives de notre nature morale est encore plus remplie que la psychologie intellecttielle de confusion et de malentendus : jetant dans un pôle-môle inextricable toutes les aspirations de l'âme sensitive, on en a dressé une liste plus ou moins méthodique, et on les a ensuite, sous le nom de passions, classées dans un ordre la plupart du temps fantaisiste.
Cependant une distinction rationnelle n'est pas moins importante à élaiiiir parmi les facultés affectives que parmi les facultés intellectuelles ou que parmi les fonctions de l'économie animale, et l'on s'étonne de l'arbitraire avec lequel ont été divisés les sentiments de l'âme, quand la nature elle-même a indiqué les bases de cette classification.
En effet, lorsqu'on analyse les facultés de la vie affective, on ne tarde pas à se convaincre qu'elles peuvent toutes ôtre ramenées à deux types fondamentaux, la sympathie et l'antipathie, dont le premier nous pousse vers l'objet qui a ému notre âme, et dont le second nous en éloigne au contraire.
Mais de môme que toutes les fonctions de l'organisme qui servent à nous mettre en relation avec le monde extérieur ont des intermittences d'action, de môme les fonctions de la vie affective n'ont pas une continuité absolue d'exercice ; cette suspension i!e l'activité affective, en arrachant le consensus intime à l'influence de ses excitants naturels, constitue un état passif de l'âme dont l'étiologie de l'impuissance doit tenir grand compte, comme on le verra tout à l'heure.
Je donne le t.om ù^apathie à cette absence permanente ou momentanée de la sensibilité morale.
Les facultés affectives, quand elles s'accomplissent selon le
HUUBAUD. 2i
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type normal d'aclivité inhérente à chaque idiosyncrasie, s'appellent sentiments momux; quand, au contraire, elles s'exécutent avec une énergie et une impétuosité que ne comporte pas le type régulier des autres fonctions de l'organisme, elles prennent le nom de passioiis^ qui bientôt entraînent le délire et la folie, si la faculté surexcitée absorbe et annihile l'exercice des autres facultés.
La distinction que je cherche à établir ici me paraît de la plus haute importance, car si le sentiment est l'expression physiologique d'un phénomène de la vie morale, la passion en est une manifestation morbide qui n'est jamais sans influence sur l'exercice régulier des fonctions de l'organisme ou des facultés de l'esprit. — L'histoire des sentiments est du domaine de la physiologie, tandis que l'étude des passions incombe fatalement à la pathologie.
Mais, ainsi que je l'ai laissé pressentir tout à l'heure, la passion est un état essentiellement relatif, et qui se mesure, non sur un type donné, mais suivant les conditions d'activité que chaque individu porte en lui ; ainsi l'homme du Nord se croirait à coup sûr sous l'empire de la passion, s'il avait l'enthousiasme et l'exaltation des sentiments de l'homme du Midi. Chacun sent à sa manière, dit-on communément, et pour être dans le vrai, il faut que chacun mesure ses passions au thermomètre de ses sensations et de ses émotions.
La passion n'étant que l'exaltation des facultés affectives, leur dénombrement et leur classification sont donc les mômes que ceux des sentiments moraux ; nous aurons donc : i" Les passions sympathiques ; 2" Les passions antipathiques.
Ou pour les exprimer par les mots propres et consacrés par le langage de tous, nous aurons :
L'amour ; 2° La haine.
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avec les nuances infinies dont les hasards innombrables de la vie colorent ces deux manifestations extrêmes de l'âme.
Nous allons donc rechercher, au point de vue qui nous occupe, l'influence exercée sur la fonction copulatrice; 1" par l'absence des sentiments moraux ou apathie; 2" par l'exaltation des sentiments sympathiques ou passions attractives; 3° par l'exaltation des sentiments antipathiques ou passions répulsives.
1° Apathie ou indifférence amoureuse. — Cet clat étrange de l'ame, que ne sauraient émouvoir les plus grands comme les plus doux spectacles de la nature, est lié, tantôt à certaines circonstances organiques, comme le tempérament lymphatique, la faiblesse qui suit les longues maladies, leshémorrhagies copieuses, etc., etc., et tantôt à certaines conditions du moral lui-même.
Dans le premier cas, l'absence des désirs vénériens se prolonge plus ou moins longtemps, et sa durée est en rapport avec celle des circonstances organiques qui la tiennent sous leur dépendance.
Dans le second cas, la condition morale qui entraîne l'apathie tient à plusieurs causes : ou bien elle est le résultat de l'exercice exclusif d'une faculté morale, soit intellectuelle, soit affective, autre que la faculté génésiaquc, et qui absorbe à son profit toute l'activité de l'Ame, ainsi qu'il arrive dans les études abstraites, dans l'exaltation des idées religieuses, dans celle d'un sentiment de haine, de vengeance, etc., etc.; ou bien elle est amenée par la perversion, par l'aberration ou par tout autre état particulier de la faculté erotique elle-même comme chez les sodomistes et les masturbateurs, par exemple, dont les organes copulateurs ne répondent plus à leurs excitants naturels, tant internes qu'externes.
Je me suis précédemment occupé de l'empire qu'exercent sur les désirs vénériens les conditions vitales de l'organisme,
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cLj'ai suffisamment étudié l'iiiflueuce de ces conditions, tant physiologiques que morbides, pour qu'il soit inutile d'y revenir ici.
Quant à ce qu'on pourrait appeler prédisposition morale, j'ai également, et par avance, défloré ce sujet en traitant, soit des excès des travaux de cabinet, soit des troubles des facultés intellectuelles, et je compléterai tout à l'heure ce cadre en parlant des troubles des facultés affectives.
Il ne me reste donc à examiner ici que cet état particulier de l'âme, dans lequel l'homme, sans haine, sans motifs légitimes d'éloignement pour la femme qui lui donne ses caresses, ne trouve dans son cœur que la froide indifférence qui, en étouffant les désirs, arrête et suspend toute activité dans l'appareil copulateur.
On pourrait designer cet état par les mots d'apathie essen-
t le lie.
Cette apathie est amenée par les causes les plus diverses : chez le pédéraste et le masturbateur, la faculté excitatrice du sens générateur semble s'être fait une autre nature sous l'empire de l'habitude, et avoir déraillé de sa voie normale pour subir l'influence exclusive d'excitations factices; chez ceux-ci, un souvenir, quelle que soit la sphère où il se déroule, a un pouvoir analogue à celui de l'habitude; chez ceux-là enfm, la source de Tindifférence amoureuse se perd dans ce labyrinthe inextricable que peuplent le caprice, les bizarreries de caractère et les excentricités de toutes sortes.
L'éloignement des pédérastes, des sodomistes, dos tiibades et des masturbateurs des deux sexes pour les rapiirochements sexuels est assez connu pour qu'il soit inutile d'en rapporter des exemples. Celui qui est sous la dépendance d'un caprice, d'une étrangeté de mœurs ou de caractère, de la mode môme, est tellement individuel qu'il échap[)C en quelque sorte (i l'analyse. Il faudrait l'ai œ l'hi.toirc des bizarreries de l'esprit
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humain, ce que j'ostimc impossible, bien que des essais, je crois, aient été tentés sur ce sujet.
Cependant, je rapporterni le fait suivant, comme spécimen de ces bizarreries, et aussi pour renseignement thérapeutique qui en découle.
M. X..., fils d'un général du premier empire, avait été élevé dans le château de son père, et n'en élait sorti, à l'âge de dixhuit ans, que pour entrer à l'École militaire. Pendant cette longue solitude à la campagne, il avait été initié, à l'âge de quatorze ans, aux plaisirs de l'amour, par une jeune dame, amie de sa famille. Cette dame, alors âgée de vingt et un ans, était blonde, portait des cheveux à l'anglaise, c'est-à-dire en tire-bouchons, et, eu égard aux précautions qu'elle était obligée de prendre pour cacher à tous les regards son intrigue amoureuse, elle n'avait jamais de rapports avec son jeune amant que dans un costume de jour, c'est-à-dire chaussée de brodequins, serrée dans un corset et portant une robe de soie.
Tous ces détails, que j'énumôre avec intention, eurent la plus grande influence, non-seulement sur la faculté excitatrice du sens génital, mais encore sur toute l'existence de M. X...
La jeune dame, fort passionnée, à ce qu'il paraît, abusa des forces du jeune néophyte, et il ne fallut rien moins que le régime sévère et la continence de l'Ecole militaire, pour rendre aux organes génitaux l'énergie qu'avaient compromise des pratiques anticipées et trop fréquentes.
Mais lorsque, rendu à la liberté et aux plaisirs de la vie do garnison, M. X... \oulut jouir des droits que la uature semblait lui avoir restitnés, il s'aperçut que les désirs vénériens ne s'éveillaient qu'auprès de certaines femmes, et avec le concours de certaines circonstances; ainsi, une femme brune n'excitait en lui aucune émotion, et le costume de nuit suffisait pour éteindre et glacer tout transport amoureux.
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Pour que sou âme tressaillît sous l'aiguillon du désir et de la volupté, il fallait que la femme fût blonde, coiffée à l'anglaise, chaussée de brodequins, emprisonnée dans un corset, vêtue d'une robe de soie, en un mot réunît toutes les particularités que le souvenir de M. X... gardait de ses premiers ébats érotiques.
Ce n'était point un de ces souvenirs d'amour insensé, dont le magique pouvoir s'étend sur toute une existence. Dans ses premiers rapprochements sexuels, M. X... n'avait apporté que l'appoint de ses organes ; son cœur était toujours resté étranger à cette union, dont le but était le plaisir; et, à vingtcinq ans d'intervalle, M. X..., en me consultant pour son étrange infirmité, m'avoua n'avoir aimé, avec le cœur, qu'une seule femme, à laquelle il n'avait jamais osé adresser ses hommages, parce que, coïncidence bizarre! cette femme était brune.
Sa fortune, son nom, sa position sociale, faisaient depuis longtemps un devoir à M. X... de se marier, et il avait touiours résisté aux sollicitations de sa famille et de ses amis, parce qu'il se savait incapable d'exercer le coït dans le négligé delà couche conjugale. Certes, un semblable motif eût été difficile à pénétrer, car Tinfortuné jouissait d'une santé à toute épreuve, était d'un tempérament bilioso-sanguin, avait une taille au-dessus de la moyenne, et une constitution si robuste que, pendant plus de quinze ans, il avait été officier dans un régiment de grosse cavalerie.
Bien évidemment M. X... n'était atteint que d'une impuissance essentiehement relative, car lorsque la femme était blonde et lorsque les conditions énumérées plus haut se trouvaient réunies, il accomplissait la fonction copulatrice avec toute l'énergie d'une forte constitution et l'ardeur d'un tempérament amoureux.
Rentré dans la vie civile, et tourmenté plus que jamais
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par sa famille au sujet de sou mariage, il voulut tenter un dernier effort et vint me consulter.
Pendant la longue conversation que nous eûmes ensemble, e crus m'apercevoir que M. X... ivavait qu'une foi douteuse, non-seulement en moi, mais encore dans la thérapeutique de l'impuissance, et que, par conséquent, il me fallait, avant toute chose, et par quelque moyen que ce fût, conquérir sa confiance en faveur de la science et en même temps en faveur de l'efficacité du traitement que je lui prescrirais.
Dans de semblables occurrences, tout discours est superflu et tout raisonnement se brise contre l'incrédulité systématique du malade; il lui faut un phénomène physique, palpable, matériel contre la négation duquel sa raison se révolte ; ce phénomène obtenu, sa confiance est d'autant plus absolue que son incrédulité a été plus profonde.
En conséquence , je résolus de frapper un grand coup. Sachant, par l'expérience que j'en avais acquise, que la moitié seule de mon ordonnance serait exécutée, je prescrivis une potion cantharidée assez énergique, et conseillai le coït avec une femme brune et sans corset, deux heures après l'ingestion du médicament.
Ainsi que je l'avais prévu, la potion fut avalée, mais le rapprochement sexuel ne fut pas même tenté, car jamais l'homme ne s'expose à un échec amoureux qu'il regarde comme certain.
Mais l'effet que j'attendais de l'emploi des cantharides s'étant produit, et le malade ayant été tourmenté toute la nuit par une érection qui n'était pas sans quelque souffrance, la scène, changea de face : M. X... crut avoir enfin rencontré l'agent médicamenteux qui seul pouvait contre-balancer la fâcheuse influence de son moral.
Le lendemain, ne pouvant venir me revoir, mais voulant reprendre un second flacon de ma liqueur magique^ comme il
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m'écrivait, il me demanda s'il pouvait se servir encore de la même ordonnance, ce à quoi je m'opposai, dans la crainte d'une aggravation de la cystite, et lui envoyai une prescription oii les cantharides ne jouaient aucun rôle.
A partir de ce jour, toutes les potions que j'étais obligé de prescrire, étaient inertes, et produisaient cependant autant d'effet que la première; le malade pouvait exercer le coït avec une femme brune et dépouillée de son corset.
Pendant assez longtemps, pendant plus de six mois, les rapprochements sexuels ne furent possibles qu'avec l'aide d'une potion qui était censée contenir l'agent médicamenteux assez puissant pour conjurer l'empire de l'âme; ce ne fut que progressivement et à la longue que M. X... parvint à se passer, pour l'accomplissement de l'acte copulateur, du concours de la médecine 5 aujourd'hui même, il est si parfaitement convaincu que le médicament prescrit a exclusivement agi sur ses organes, que ce serait, à coup sûr, s'exposer au retour des phénomènes morbides, si l'on parvenait à le convaincre que le traitement qu'il a subi a été un traitement purement moral.
La conduite que j'ai tenue dans la circonstance que je viens de rapporter, quoique couronnée d'un plein succès, ne saurait être conseillée d'une manière absolue; la règle à suivre se tire des causes de l'apathie elle-même. Cependant, comme auxiliaire de cette médication spéciale, individuelle, pour mieux dire, il faut souvent avoir recours aux excitants moraux dont j'ai plusieurs fois parlé dans le cours de cet ouvrage, ainsi qu'aux moyens physiques dont TefTet excitateur se fait principalement sentir au cerveau, comme un repas délicat, l'usage modéré des liqueurs alcooliques^, la musique, la lumière, les parfums, etc., et enfin h ceux qui s'adressent de préférence aux facultés intellectuelles, afin que leur excitation éveille le consensus génésiaque endormi.
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D'ailleurs, dans la très-grande majorité des cas, l'espèce d'impuissance que j'examine ici est relative et temporaire, et il suffit, pour la dissiper, qu'il entre dans le cœur du malade un de ces divins rayons d'amour que la femme sait si bien allumer au feu de sa coquetterie. Que le médecin ne dédaigne point cet auxiliaire ; il est presque invincible s'il agit de concert avec l'amante ou l'épouse de son malade.
2° Passio)2s sympathique!^. — Quand on considère que l'acte copulateur est sous la dépendance la plus entière des sentiments attractifs, on est conduit à proportionner l'énergie de l'acte, et par conséquent l'activité de l'appareil copulateur, à la force de ces sentiments attractifs, en d'autres termes, et pour employer^'un langage plus usuel, on est amené à penser que le coït est d'autant plus facile et plus complet que l'amour qui le sollicite est plus violent et plus exalté.
Cette loi psycho-physiologique dont il est impossible de ne pas reconnaître la justesse et la réalité, souffre cependant des exceptions assez nombreuses pour qu'il soit utile de nous y arrêter un instant.
Quand le désir ou plutôt quand l'instinct du rapprochement des sexos a quitté ce vague nuageux qui, semblable à une atmosphère légère, entoure notre ame, et vient se placer sous l'empire de la conscience; (|uand ses aspirations, abandonnant les vastes horizons de l'inconnu, prennent un corps pour ainsi dire, naissent ù la vie morale et se concentrent dans la contemplation d'un être fini et réel, l'instinct devient sentiment, le désir se fait amour.
Fidèle aux lois de son essence, l'amour, cette douce et magique expression de la portion sympathique de notre ame, s'exaspère des lenteurs et s'irrite des obstacles; pour vaincre les entraves qui lui cachent le but, il appelle à son aide toutes les forces de l'organisme, toutes les grandeurs de l'esprit, toute l'exaltation des sentiments, et va même chercher des
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ressources dans le monde des rôves et des enchantements. Au milieu de cette confusion étrange, de cette tension exagérée de tous les ressorts de la \ic, l'urne n'exerce plus qu'un empire douteux, qu'une puissance tremblante ; si tout à coup elle est inondée d'un bonheur longtemps caressé, si elle est éblouie par l'apparition inattendue d'une félicité prochaine, elle se noie elle-même dans une immensité de joies et de voluptés, abandonnant h leur délire, sans gouvernail et sans boussole, toutes les forces de l'organisme : «Si l'on considère, dit Virey, que l'ame éperdue nage dans un océan de plaisirs ; que toutes les fibres du corps frissonnent sous les plus tendres caresses ; que l'on est plongé dans un enchantement universel, et comme ravi en extase de l'excès de son bonheur, l'on comprendra qu'il faut revenir de cette secousse générale pour se livrer plus spécialement à une jouissance particulière. Non, sans doute, on n'est pas froid dans ces premiers instants du délire de la volupté ; on s'y sent, au contraire, comme englouti et submergé, on se cherche et l'on ne se trouve pas. Interdit de ce phénomène, et sentant néanmoins sa vigueur et la plénitude de sa force, l'homme se croit lié et comme enchaîné dans le cours de sa victoire (1). »
Les exemples de ce phénomène étrange ne sont pas rares, et on les rencontre surtout chez les personnes nerveuses, mélancoliques, et dont l'esprit se plaît dans les rêveries. Un des acteurs les plus distingués de Paris éprouva cet accident la première nuit de ses noces, bien qu'il eût eu antérieurement des rapports avec la femme qu'il épousait ; seulement ces rapports ne s'étaient produits qu'au milieu de la gêne et de la contrainte imposées par la surveillance des parents de . la jeune fille, et le bonheur dans lequel le plongea la libre possession de ces charmes qu'il n'avait fait qu'effleurer, ne va-
(1) Vircy, De la femme i^oiix ses rapports physiologique, moral et littéraire. '2.' t'd. 1825, notes, p. 390.