ACTE COPULATBUR CHEZ l'uOMME
Selon M. Kobclt, le parenchyme veineux du corps spongieui de l'urètre communique avec les veines voisines de la manière suivante :
A 1" Immédiatement derrière le gland, dit-il, dans le sillon des corps caverneux qui loge la portion spongieuse, on voit naître, de la partie latérale du corps spongieux de Turètre, par des veines très déliées, les premiers rameaux delà veine dorsale ; ils se rendent, en entourant la convexité latérale de la verge» sur le dos de Torgane^pour s'engager dans la partie antérieure de la veine dorsale.
» S"" Lorsque sur une pièce convenablement injectée, on détache avec soin le corps spongieux de l'urètre, de la gouttière que forment les deux corps caverneux, on tombe sur un réseau veineux si(ué entre les gatnes fibreuses de ces trois corps siHmgieuœ^ réseau qui n'a pas été décrit jusqu'ici. Les veines assez fortes qui entrent dans sa composition proviennent, par deux rangées presque symétriques, des troncs de la face dorsale du corps spongieux de Turèlre. Ce réseau lui-même fournit un autre ordre de rameaux veineux d'un certain calibre, qui émergent du sillon des corps caverneux, pour se diriger de là en haut, vers la veine dorsale, en passant sur la surface latérale du corps de la verge. Les rameaux postérieurs de ces veines latérales ne versent plus leur sang dans la veine dorsale ; mais se rendent, après avoir reçu les veines scrotales, sur les côtés de la base du pénis, dans un réseau veineux très riche, à peine remarqué jusqu'ici ; ce réseau se déploie sur les côtés de la racine de la verge, et communique librement, d'une part, avec les veines inguinales cutanées, et de l'autre, avec la veine obturatrice et le plexus pudendalis.
» S'' Les troncs, qui naissent de la face dorsale du corps spongieux de l'urètre, pénètrent en même temps dans les
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ror|:s cavorneut, en partie par l'intermédiairo du réseau leineux ri-dessus indiqué, en partie immédiatement au mojen d'une double rangée d'ouvertures qui longent les bords de cette gouttière. Ces vaisseaux établissent ainsi une communication veineuse entre le corps spongieui et les corps caverneux. Cette disposition a été généralement niée. Panizza^ cependant, rapporte (i) qu'il a observé une rangée de communications entre les deux corps spongieux, après avoir détaché, sur dos pièces injectées, le corps spongieux de l'urMre des corps caverneux delà verge. Bichat, aussi, connaissait cette communication vasculaire (2)
» /r Enfin, los petits troncs qui émergent sur les côtés du corps spongieux de Turètre, reçoivent encore plusieurs veines cutanées qui naissent du frein^ du prépuce et de l'enveloppe cutanée externe de la surface antérieure et inférieure de la verge. »
Aucune artère spéciale n'est dévolue au corps spongieux de l'urètre; mais le sang artériel lui arrive par les artères bulbo-urétrales qui viennent du bulbe, et dont les rameaux ont des communications assez libres avec ceux des artères dorsales et profondes de la verge.
L'a|»pareil nerveux du corps spongieux de Turètre est inférieur sous tous les rapports à celui que nous avons vu au gland. Selon Millier et Valentin, contre lesquels M. Kobelt n'élève aucune sérieuse objection, les nerfs de cette partie appartiennent surtout au système nerveux de la vie végétative, ce qui viendrait à l'appui de l'opinion du professeur de Fribourg, qui veut que le corps spongieux du
(1) Osservuzioni tuilroiH}-zootoiniCihfi^iohgichi\ p. 10 el H.
(2) L'ni uu corps caverneux par des vaisseaux qui 8e voient très bien, quand on sépare TurèUe do la gouUière dans laquelle il est revu, (Bichat, Anaîomif (le^criplite, I. V.)