ACTE COPi;ff.ATBDR CHEZ l/lIOMMR
« La mojeurc partie de lo masse des nerfs dorsanx de la Terge pénètre dans le gland, h l'endroit de la couronne et en traverae rîntérieur avec ses rameaux. Ces ramiGcations se dirigent vers la surface du gland et paraissent principalement destinées à cette surface douée d'une sensibilité si exquise (i). »
M. Kobelt s'est emparé du problème et a apporté à sa solution des données toutes nouvelles quMI est impossible d'analyser t « Il résulte do mes recherches, dit-il, que ces ramuscoles nerveux étant arrivés sur le bord du gland, une partie d'entre eux y pénètre directement et fournit des rameaux distincU^, tandis que l'autre partie glisse sous ce bord, le traverse sans s'y arrêter, pénètre dans la concavité du gland et s'y dirige en rayons rayonnant dans tontes les directions. Ils se réunissent de nouveau dans le parenchyme de Torgane, en réseaux tellement entrelacés, qu'on sernit tenté de les considérer comme des plexus ganglionnaires. Cependant, je ne suis jamais parvenu à y rencontrer les cellules ganglionnaires. lisse dirigent ensuite vers la surface du gland, s'épanouissent de nouveau en ramuscules isolés, et forment, en se développant dans la peau de cette partie, des. arcades considérables et des plexus de plus en plus ténus à mesure que l'on avance vers la superficie du gland, jusqn'h ce qu'enfin les dernières ramifications nerveuses échappent à l'œil de l'observateur; aussi n'al-je jamais pu reconnaître avec certitude les courbures terminales de ces anses nerveuses. D'autres de ces nerfs se dirigent, en convergeant, vers la surfacede la muqueuse urétrale, et traversent le gland pour se ramifier sur cette muqueuse, comme
(1 ) Ceber die organ^nehen Serven der erectilen mànnlichen GescMechtê" Organe deê Menschenund der SdugelMere. Berlin, 4 830, p. 40.
16 COPLLATION.
ils le font dons la peau extérieure de cet organe. En ce point j*ai vu les nerfs du gland s'anastomoser avec d'autre» nerfs qui proviennent, sous forme de petits rameaui, de l'intérieur des corps spongieux del'urèlrc, et qui se divisent, a leur entrée dans le gland, comme les veines de cette partie, en filaments très déliés. »
Il est incontestable, ainsi que Valentin (1) Ta montré, que quelques nerfs organiques se rendent dans le gland ; mais ils ont si peu d'importance, que leur examen serait ici une superfluité, et que leur action s'efface, pour ainsi dire, devant le rôle principal que jouent les nerfs sensitifs dont je viens de parler.
En résumé, le gland est surtout remarquable par le dé? ^ loppement de son appareil veineux et de son appareil nerveux ; je dirai tout à l'heure combien cette double richesse correspond aux fonctions que l'organe est appelé à remplir. Pour le moment, il me reste n faire l'anatomie des organes auxiliaires, qui sont, d'après Tordre où je vais les étudier; 1* le corps spongieux de l'urètre ; 2^ le bulbe ; 3^ le muscle bulbo-cavcrncux.
Corps spongieux de l'urètbe. — Situé immédiatement autour de la muqueuse du canal de l'urètre, à laquelle il constitue une espèce de gaine as^ez épaisse, se dirigeant, selon la longueur de ce conduit, de|)uis le bulbe jusqu'au gland, le corps spongieux de l'urètre forme un véritable reie mirabile venoaum , dont les expansions vascuiaires rampent en droite ligne et en avant, en conservant un calibre h peu près égal dans leur gaine fibreuse commune.
Cet organe sert évidemment d'intermédiaire entre le bulbe et le gland.
(4) ValenliD, Névrologik, Encyclopédie analomiquc , Induit par A.-J.-L. Jounlan. ParU. I8i3, vol. IV. p. 660.